II est important ici de souligner que ce que certains ignorants font au moment de la défloration : la famille des mariés attend devant la chambre à coucher, les chants et les tambours résonnent, ensuite le marié montre un drap taché de sang à la mère de la mariée, fière et heureuse de la preuve de la virginité de sa fille et de la virilité du mari...

Tout cela n'a aucun lien avec la religion.
Il ne s'agit que de coutumes et de traditions héritées de l'Ignorance loin, très loin de la religion.



Cette nuit joue un rôle important dans la naissance d'un amour ou d'une haine entre les époux.
Il faut alors agir en sorte de fortifier les bases de l'amour au travers de la relation sexuelle satisfaisante dans un lit licite.  Les plus graves instants d'un mariage se trouvent durant la première nuit. Chacun d'eux a ses rêves, ses espérances et ses aspirations. D'où il est important pour cette nuit d'être muni d'égards et d'attention.

La défloration consiste à déchirer ou distendre l'hymen, se situant à l'entrée du vagin.[...]. L'hymen possède une telle rigidité, il a aussi une petite ouverture, mais elle n'est généralement pas suffisante pour permettre un rapport charnel apaisant.
L'hymen, même si l'on ne peut le considérer comme un obstacle, se doit d'être franchi car il obstrue le passage. L'homme doit donc le percer. Et plus l'obstacle est fort, plus son désir et son consentement grandissent. Cette nuit est synonyme de peur et d'angoisse vis-à-vis de cet homme inconnu et cette nouvelle vie.

Le mari sage est celui qui évite toute brutalité et ne se précipite pas. Les longues et belles galanteries dissipent toute difficulté. Quoi de plus beau que des paroles douces et envoûtantes de la part du mari, l'accueillant avec une telle galanterie et un coeur si tendre.  La précipitation ne peut que causer la rupture du lien, car si l'homme attend et patiente, sa jeune femme aura le temps de se calmer, d'accepter et d'être heureuse.

Hélas, la plupart des maris commettent deux grandes erreurs cette première nuit :

1 - Le mari accorde toute son attention à vouloir déflorer sa femme la première nuit, q
uelque soit le moyen ou la manière, croyant que cela est honorifique à sa virilité, et qu'autrement cela est honteux pour lui.

2 - II attend de sa femme qu'elle admette cela pour cette même raison et qu'elle l'accepte sans prémices ni moindre perte de temps. Que la femme accepte la disparition de ce qu'elle a de plus noble pour elle, sans la moindre hésitation, c'est lui demander quelque chose de contraire à sa nature.
D'ailleurs, un mari impatient ne pourra que récolter répugnance et haine de sa part.

Le mari ne doit certes pas se hâter dans ses mouvements, il doit discuter avec son épouse de son amour pour elle, de sa beauté envoûtante, de son corps et son élégance. Il doit la cajoler, l'étreindre et l'embrasser aux endroits sensibles de son corps, et passer sa main sur elle avec douceur et beauté jusqu'à ce qu'elle soit prête à faire l'amour. De longs baisers sur les joues et les lèvres, la poitrine et le cou ... Le sentiment de jouissance, d'extase et d'excitation traverse tout le corps et toutes ces galanteries érotiques, en caressant les parties érectiles, facilitent la relation sexuelle et les époux peuvent jouir. La femme ne doit pas rester passive et froide durant cette nuit si agréable. Le mari attend d'elle quelque chose et désire qu'elle réplique en comprenant ses sentiments et en échangeant son amour.

Elle ne doit pas oublier que cet homme est le compagnon de sa vie et le mari qui l'a choisie parmi des millions d'autres femmes, pour être la reine qui gouverne son coeur. Elle doit répondre à l'appel du désir inné et sincère avec joie. Il est préférable que la femme aide son mari à la déflorer et à rompre l'hymen, car c'est elle qui ressent le mal si l'hymen est dur. Mais si elle laisse son mari agir tout seul, il est sûr, qu'en état d'excitation intense, il oubliera qu'elle puisse en ressentir une douleur, car la douleur provient d'une pénétration rapide et forte, ne laissant pas assez de temps aux organes du vagin de se relâcher. Cela ne peut qu'engendrer des problèmes entre eux.

Dans ce cas, la peur résultant de cette sensation est cause d'empêchement d'éjaculation vaginale, permettant d'annihiler les effets de frottement entre le pénis et le vagin. Faute de cette sécrétion, cela fait mal à l'homme comme à la femme pendant le rapport. La participation de la femme diminue considérablement cette douleur et la transforme en jouissance. La relation sexuelle sera alors belle et satisfaisante. La défloration se fait la plupart du temps en position couchée, en sorte que la femme se couche sur son dos en pliant ses jambes et les écartant. L'homme se met sur elle et relève ses hanches pour que son pénis soit orienté vers le bas et du côté inférieur du vagin. L'hymen se distend alors et se déchire le plus souvent en deux.

Après la défloration, la femme perd un peu de sang mais si la saignée continue, elle doit fermer les jambes et se coucher sur le dos sans bouger, elle peut aussi prendre une bande hygiénique et presser sur l'endroit de la coulée. Il se peut qu'elle garde cette bande une certain temps, mais après l'avoir ôtée, il faudra utiliser de l'eau tiède pour éviter que le sang ne se remette à couler une autre fois. L'homme doit, lui, s'abstenir d'avoir des rapports sexuels avec sa femme pendant au moins les deux jours qui suivent, en fonction de ses sentiments à elle, sauf s'il ressent qu'elle en a besoin.

Il est important ici de rappeler que certains maris sont incapables de déflorer la femme la première nuit, c'est une chose naturelle résultant d'un désir froid ou d'une trop grande résistance de l'hymen. Suite à cela, l'homme ne doit pas réitérer sa tentative mais plutôt la reporter à une nuit suivante. Cependant, il ne faut pas tarder car une telle négligence ne pourra qu'être pardonnée difficilement par la femme. Le mari doit bien savoir qu'il n'a pas à dépenser un si grand effort pour déchirer l'hymen. De plus, il se peut qu'il effraye sa partenaire en réitérant les tentatives ou en essayant une pénétration brutale, ce qui peut enlever toute jouissance par la suite.

L'homme doit agir avec intelligence, il doit faire de la première nuit une nuit de fortification des liens amoureux, non une nuit de contrainte et de démonstration de virilité rapide et brutale. Il ne doit passer à l'acte qu'après avoir senti la disposition et l'envie de sa compagne. Les époux ne doivent pas exagérer durant la nuit de noce, ils peuvent se contenter de la défloration tout en se préparant pour les nuits à venir.

Ainsi doit être la nuit de noce, de même que chaque autre nuit et rencontre, car la vie du Musulman avec son épouse est telle le miel, et même plus douce et plus attirante que le miel. C'est une vie se basant sur la piété et l'amour, l'harmonie et la concordance des envies, la tranquillité et le calme. [...]

 

 

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