Cette conférence est la continuité et la fin du premier sujet que nous avons traité : l’art de se comporter avec son épouse. Et, sur certains points de cette conférence, vous allez remarquer que ce qui sera dit s’adressera autant à l’épouse, qu’à l’époux.

Comme on ne le rappellera jamais assez, le mariage, ce n’est pas seulement des envies, avoir des enfants, avoir son appartement, avoir son petit boulot et faire sa vie.

Il est un fait qu’en tant que musulman on a des responsabilités, on a des devoirs, des obligations et on a aussi un comportement et c’est ce qui est important.

On a un comportement en tant que musulman que l’on est sensé retrouver chez l’époux et chez l’épouse. Et c’est ce comportement qui va faire que ce couple va vivre longtemps ou bien se casser après quelques temps.

Donc le comportement est quelque chose de très important.

Aujourd’hui on va parler du comportement de l’épouse vis-à-vis de son mari, on appelle cela un art car Allâh a créé la femme avec certaines spécificités.

On parle souvent de la beauté et la façon de parler, la délicatesse dans les mots, dans les gestes. Et de ce fait, elle a pu comme on le lit souvent, s’accaparer les cerveaux, les têtes de bien d’hommes dans le monde et rendrefous bon nombre d'eux.

Si jamais cette spécificité qu’elle a est employée dans le licite, wa al hamdulillâh, la personne qui sera rattachée à elle vivra dans le licite. Et si jamais elle utilise ces spécificités pour faire dévier des personnes, alors cela peut mener vers tout ce qui est négatif et néfaste wa a’oudhou billâh.

Il y a une tradition d’ Oussama qui dit que le Prophète a dit:

« Je n’ai laissé après moi d’épreuves aussi nuisible pour les hommes que les femmes ». 
 

Pourquoi alors est-ce que cette femme, cette épouse, n’emploierait pas ce pouvoir dans le licite puisque l’on sait qu’elle a cette force de pouvoir faire telle et telle chose, d’attirer l’homme, d’employer cela à bon escient, avec sincérité ?

Et quoi qu’il arrive comme problème dans le couple, toujours revenir vers le Coran et la Sunnah et savoir qu’il y a toujours une solution à nos problèmes.

Il y a certes des problèmes où il faudra faire appel à des médiateurs qui nous rappelleront nos droits et nos devoirs mais si jamais la piété est là, les deux personnes reviennent ensemble et la vie peut continuer.

Mais ce qui manque souvent, c’est le comportement, la patience et la sincérité vis-à-vis d’Allâh .

Bien souvent, nous n'avons pas l'intention sincère de se dire que c’est avec elle que je vais passer ma vie ou bien pour l’épouse que c’est avec lui que je vais passer ma vie, et que s'il y a un problème, on doit essayer de discuter pour voir comment arranger cela. Mais, on le remarque souvent, on a des fois des arrières pensées, des plans déjà préparés d’un côté ou de l’autre et après l’on s'étonne que lorsque l’on veut discuter il n’y a pas de résultat.

Si la femme est ce plaisir que l’on peut avoir dans ce bas monde, le Prophète nous rappelle dans une tradition sûre que ce bas monde est un plaisir et que le meilleur plaisir de ce bas monde c’est la femme pieuse.

Et lorsque l’on revient aux pieux prédécesseurs qui étaient très attachés à Allâh , on remarque par exemple le cas de Oumane bintu Harith (souvent citée pour son comportement et sa sagesse) qui donne un conseil à sa fille (pour que vous voyiez comment les mères autrefois s’asseyaient avec leur fille avant le mariage pour les conseiller) que voici :

De vivre en commun avec son mari avec sobriété, de se contenter de ce que Allâh leur a attribué comme bienfaits.

De mener sa vie conjugale avec dévouement et obéissance naturellement, comme on le verra plus tard, dans le licite.

Respecter ses sensibilités, qu’il ne voit de toi que du bien, qu’il ne sente de toi que les meilleurs parfums

Etre à l’heure pour son repas car chaque être humain a ses petits moments de plaisir et le plaisir a beaucoup de définitions. Le fait de s’asseoir manger, se reposer, cela est une demande du corps et cela amène de la satisfaction.

Etre attentive au moment où le mari a besoin de dormir.

Protéger sa demeure et ses avoirs et montrer de la bienveillance à l’entourage du mari, les enfants, les parents, frères, sœurs.

Ne pas divulguer ses secrets.

Il est important de rappeler ceci car dans le couple lorsqu’il y a un problème et que l’on explique aux personnes ce qu’elles auraient dû savoir avant de se marier, très sincèrement elles répondent qu’on les a mal conseillées.

Par exemple la mère dit à la fille, « fais attention ne te laisse pas marcher dessus, ne sois pas une idiote », comme si on avait deux soldats qui vont s’affronter et que l'on attendait de voir ce que ça va donner : ça passe ou ça casse.

Et ça fait que l’on a toujours deux personnes tout le temps en alerte.

Il faut faire attention également aux mauvaises fréquentations qui peuvent donner de mauvais conseils et avoir une mauvaise influence sur la femme et ouvrir la porte à Iblis. A partir du moment où la femme se laisse influencer par ses relations alors ce n’est plus l’époux qui dit à son épouse comment elle doit vivre avec lui mais ce sont ses fréquentations qui vont lui dire comment se comporter avec son époux.

Et, ce n’est plus le Coran et la Sounnah qui priment à ce moment-là mais ce sont toutes les copines qui vont primer. Le choix des amies est très important, et ce conseil s’applique également aux frères.

 

Accueillir son mari avec un sourire.

 

C’est un point important car certains préfèrent de nos jours rester à l’extérieur, ne pas rentrer à la maison car s’ils rentraient à la maison, c’est comme s’ils entraient dans une prison.

Ou bien comme s’ils rentraient chez quelqu'un qui ne sait plus rire, toujours en train de se plaindre, toujours en train de dire qu’il manque ceci, qu’il manque cela ou bien toujours en train de crier sur les enfants et ainsi de suite.

On rappelle, et que ce soit pour l’homme ou pour la femme, de ne jamais mélanger vos problèmes privés, internes ou du travail, de l’extérieur, avec ce qui se passe à la maison.

Lorsque le mari rentre du travail, même si la femme a eu un problème, il faut qu’elle fasse son possible pour accueillir son mari de la meilleure des façons. C’est important car l’homme de nos jours, lorsqu’il est amené à travailler à l’extérieur ou à sortir pour des courses ou autres, le chemin est semé d’embûches.

Il y a ce que l’on appelle " at-tabarrouj ", c'est-à-dire tous ces gens qui ne sont pas habillés comme il le faut, il y a des gens qui n’ont pas de pudeur, les parfums, les attitudes qui peuvent être attirantes.

Les savants disent que le sourire est une façon d’apaiser le cœur de ton mari et une façon de faire en sorte que ton mari soit content de rentrer chez toi, content de te rencontrer. Et en général c’est ce sourire qui va être le déclic du commencement de la soirée ou de la journée, tout dépend de l’heure à laquelle il rentre.

Tandis que s’il rentre, et que tu fais la tête, que la maison est sale, les enfants sont sales, tout le monde crie, il ne peut pas être heureux de rentrer. Si c’est quelqu’un de solide, il peut faire semblant, mais cela ne dure pas longtemps, un jour ou l’autre on craque et on dit les choses franchement et le choc est encore plus grave.

Et pourquoi ? Parce que le conjoint étonné dit « mais Soubhan Allâh !, tu as rigolé pendant un an, tu n’as jamais rien dit pendant un an ! »  Et on entend souvent ça dans les discussions entre frères et sœurs, la sœur est étonnée ou le frère est étonné quand la remarque sort au bout de plusieurs années.

Le sourire est important et c’est quelque chose que le Prophète a demandé même pour les musulmans entre eux, alors que penser vis-à-vis de ton époux et ton épouse, celle avec qui tu partages ta vie. C’est donc un devoir très important, qui aide beaucoup et qui prend un grand pourcentage des problèmes que l’on retrouve dans les couples.

Le meilleur comportement est celui de la femme, qui lorsque son mari rentre, l’accueille en premier devant la porte, vient avec les enfants si elle en a, elle lui demande de ses nouvelles, comment s’est passée la journée et ainsi de suite... Et l’homme à ce moment là, se sent apaisé, il rentre dans ce fameux royaume.

Mais hélas, ce que je viens de dire ne se voit plus de nos jours que dans certains films et non dans la réalité.

 

Se faire belle pour son mari

 

Car il y a énormément de tentations à l’extérieur et s’il y a un manquement de la part de la femme à ce niveau là, il se peut que le mari dans un moment de faiblesse commence à regarder à droite et à gauche et tombe dans le piège.

Et ce n’est pas parce que c’est un pervers, loin de là, mais il se peut que quand il rentre chez lui il trouve une « nettoyeuse », la même qu’il voit depuis dix ans sauf s’il y a une occasion comme un mariage où il aura la chance de voir sa femme habillée comme il faut.

Et des fois, cela dure des mois et des mois. Et si jamais il tombe sur quelqu’un qui lui dit : « t’as vu la sœur, mâ sha Allâh… » ? C’est une très grave erreur, parce que des fois on peut trouver ce manquement chez l’épouse, et le mari peut finir par tomber dans l’adultère. C’est une chose très fréquente et ici, au centre islamique on en a au minimum un à deux cas par jour ou tous les deux jours.

Chères sœurs, vous avez les moyens, ce que le cheikh a appelé « as-sihru halal », cette magie licite alors que l’on sait en général qu’elle est interdite. Même des fois, la parole qui est dite comme il faut est un genre d’envoûtement et d’attirance vis-à-vis de l’autre personne. Donc il y a des moyens que la femme peut employer qui sont licites mais vis-à-vis de son mari. Il faut donc faire attention à ne pas mettre que de vieux habits ou toujours les mêmes.

Par exemple, des fois, l’épouse reste toute une journée comme on dit en pyjama. Le mari la laisse le matin en pyjama et quand il revient le soir, elle est encore en pyjama et lorsqu'elle se met au lit elle est toujours avec ce même pyjama.

On remarque alors que c’est une fausse intention d’arriver à se changer pour une occasion( mariage par exemple). Et la question que l’on pose alors à la sœur c’est : qui est-ce qui a le plus d’importance à tes yeux ? Est-ce que c’est ton époux ou bien les gens chez qui tu vas aller ?

Est-ce que tu préfères qu' Allâh voit ton comportement vis-à-vis de ton époux et agrée ce comportement ou bien tu préfères que ce soit les gens qui agréent ton comportement ? Ils vont dire que tu es ainsi et ainsi et quel bénéfice vas-tu en tirer ? Aucun. Au contraire même, tu vas en tirer plus tard la perte de ton mari et des fois même celle de ta famille entière si jamais il y a des enfants.

Il faut également faire attention à tout ce qui touche à l’hygiène du corps, qui est importante. Comme nous avons parlé de l’hygiène de l’homme la fois passée, et bien celle de la femme est tout aussi importante.

Il se peut que l’homme en arrive au dégoût parce que lorsqu’il va embrasser son épouse par exemple, il se pourrait qu'il sente une odeur d’oignon, d’ail ou autre ... Ca peut passer une fois ou deux, mais souvent ....

Mais il arrive que ces choses se répètent souvent, ou que la personne ne pense pas à se parfumer pour son époux alors qu’elle est à la maison, qu’elle a le droit de le faire, pour qu’à n’importe quel moment, le mari sente quelque chose qui peut l’attirer.

Cela permet de garder cette bonté, cette clémence, cet amour entre les deux personnes. Une chose importante aussi c’est le cou.

Un des chouyoukh dit que c’est un endroit très important que ce soit pour l’homme ou pour la femme, dans leurs moments intimes. Il ne faut pas qu’il y ait de la sueur ou autre chose de désagréable car le dégoût est quelque chose qui reste souvent ancré dans la tête et quand telle ou telle chose nous a dégoûté en général après on y fait attention, on garde une réticence.

Dans son intimité, le musulman est quelqu’un qui est toujours propre. Il a une hygiène impeccable, quand tu parles avec lui il n’y a pas une mauvaise odeur qui sort de sa bouche et en plus, aujourd’hui on a tous les produits que l’on veut.

Hélas on ne prend soin de soi que si l'on est amené à discuter avec quelqu’un qui est socialement élevé, important. Là, on a honte, on s’arrange, on se parfume… Mais la personne qui est la plus importante à tes yeux c’est ton époux et la personne la plus importante à ses yeux c’est toi.

Dans le fait de se faire belle il faut toujours rester dans les limites de l’islam et ne pas tomber dans l’exagération et l’interdit.

 

La plaisanterie et la douceur de l’épouse vis-à-vis de son époux.

 

C’est aussi un point que l’on néglige.

Comme vous le remarquerez, les trois points que l’on vient de citer sont des points qui rentrent dans les moments intimes du couple et ce sont les moments où l’on construit son couple. Ceux qui l’auront compris sauront que ce sont les moments où la bonté, la clémence, l’amour, se construisent. Et si vous négligez ces points là, vous ratez les meilleurs moments que normalement on doit retrouver dans votre vie de couple.

Il faut prendre le temps de s’asseoir avec son mari, de discuter, de rire aussi dans les limites du rire car comme vous le savez, trop de rires inutiles, dans le vide, peuvent tuer le cœur.

C’est un moment qui peut prendre quelques minutes seulement mais lorsque la personne se lève pour reprendre ses activités, elle est apaisée. Il ne faut pas négliger ces moments là. Et il faut y mettre de la sincérité.

Et il faut essayer de penser pour ce moment là à quelque chose qui lui fait plaisir, que ce soit par exemple un petit cadeau ou quelques belles paroles.

 
 

Reconnaître ses bienfaits et le remercier.

 

Ne serait-ce que si elle vit dans le calme, la sérénité, le remercier pour ça, ça fait plaisir à l’époux et elle voit son époux qui se sent en quelque sorte fier et essaye de faire encore mieux que ce qu’il faisait. Si il n’y a pas ces remerciements, ces mots doux entre les époux, on peut s’habituer à vivre comme ça, mais Satan peut venir lorsque ce sont des gens extérieur qui te font des compliments.

Et même, lorsque il y a ces mots doux entre le mari et sa femme, alors il ne faut pas les divulguer par exemple à un ami car à ce moment là peut naître de l’envie ou de la jalousie de sa part et ce même ami peut un jour se retourner contre vous et chercher à casser ce bonheur dans lequel vous êtes. Donc, ces moments d’intimité, il faut les garder privés.

On a aussi l’inverse et cela a été cité par le Prophète qui dit :

« Ô vous les femmes, donnez l’aumône car je vous ai vu être bas dans le feu de l’enfer » et elles ont demandé pour quelles raisons et le Prophète a répondu : « Vous exagérez dans les injures et les malédictions
et vous mécroyez en la vie conjugale ». « Comment est-ce que l’on mécroit ? » dirent-elles, « Si tu te montres
correct envers l’une d’entre elle toute une durée de temps puis elle voit de toi un défaut quelconque,
elle dit : « je n’ai jamais vu de ta part un bien quelconque. »
 

Un homme qui va entendre toujours du négatif, un jour ou l’autre il va se dire « alors à quoi je sers ? » et cette personne là va peut-être se dire que ça ne sert à rien de faire quoi que ce soit puisque sa femme dit qu’il ne fait jamais rien. Cela ne mène à rien du tout.

Le fait de se remercier doit se retrouver non seulement dans le couple mais aussi entre les frères ou entre les sœurs. Cela manque beaucoup de nos jours dans les comportements et c’est ce qui tient normalement en partie la fraternité.

Le remerciement doit être fait d’une certaine façon, c’est mieux dans les moments les plus intimes et il prend alors de l’importance et de l’ampleur.

Pour la sœur, quand elle remercie son époux et qu’elle travaille pour lui, elle est en train de gagner le Paradis.

 

S’excuser auprès de lui.

 

Il ne faut pas laisser Satan entrer dans ta tête et te dire « pourquoi je dois à chaque fois m’excuser ? », « pourquoi est-ce que je dois me rabaisser ? ». Ce n’est pas se rabaisser.

L’excuse, c’est une des portes qui fait que la personne revient vers l’autre et c’est pour ça que Satan n’aime pas ce mot là, car en général, lorsqu’il y a une dispute entre deux personne, vous seriez étonnés de voir que ce qui manque c’est juste ces mots-là (« excuse-moi », « pardonne moi »), pour que la dispute s’arrête en dix secondes.

Et pourquoi les disputes ne se règlent pas ? Parce que l’on fait des calculs du type : qui va se rabaisser le premier, qui va revenir le premier ?

Et bien, on dit à l’épouse, si elle veut gagner un bénéfice immense auprès d’Allâh , qu’elle s’excuse la première. Elle gagnera un énorme bénéfice qu’elle trouvera le Jour de Jugement Dernier.

Et le principal pour elle c’est de gagner son mari et ce n’est pas de gagner une guerre ou une bataille.

Dans ce domaine aussi il ne faut jamais le divulguer à des gens extérieurs car il se peut que la sœur soit mal influencée par son entourage de ce côté-là. (Par des réflexions du type, « tu es une idiote », « tu t’es rabaissée devant lui », « tu n’aurais pas dû t’excuser « , …).

On a une belle tradition dans ce domaine, où Ibnu Abbas rapporte que :

« Vos femmes parmi celles du Paradis sont celles qui sont douces et fertiles,
celles qui reviennent vers leur mari même lors d’une négligence.»
 

On a dans cette tradition trois choses citées : la douceur, le fertilité et le fait de revenir vers son mari.

Soubhan allâh ! Quand on regarde comment gagner le Paradis, on s’aperçoit que pour la femme il n’y a pas trente six choses à faire et celle qui revient vers son mari avec sincérité peut gagner le Paradis par cette action.

Cheikh Douwish, donne de cette tradition un commentaire très beau. Il dit que: « Celle qui revient vers son mari, si jamais il se met en colère, c’est elle qui vient et met sa main sur sa main en lui disant : « Je ne peux goûter quelque chose jusqu’à ce que toi tu sois content ».

La plupart des savants disent que d’office, à moins que le mari ait un cœur de pierre, la colère diminue et il revient alors aussi vers son épouse.

Hélas, aujourd’hui la réaction est plutôt de ne plus se parler pendant deux ou trois jours, même s’arranger pour se croiser le moins possible dans la maison.

On demande à l’épouse de ne pas ouvrir cette porte, de ne pas garder rancune, parce que Satan rentre dans le couple et ça peut durer des jours.

Et ce que l’on rappelle aux sœurs ainsi qu’à certains qui n’ont pas la religion et qui se disent que les musulmans ne parlent que des relations intimes, que du lit, en ne pensant qu’à ces traditions qui disent que la femme qui se couche alors que son mari est en colère contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin, tout cela pourquoi ? Si on revient en arrière, la dispute est le fruit d’une histoire de sel dans le repas ou d’un mot de trop ou des choses comme ça. Soubhan allâh ! Perdre, sa vie, sa religion, dans des choses si bêtes. Donc il faut faire attention à ce sujet là.

On rappelle au frère et à la sœur que les « nerfs », c’est une éducation, il n’y a pas de remède médical car si tu rentres là dedans, tu vas devenir un légume parce que on va te donner des calmants.

Pour nous musulmans, un des remèdes que l’on a c’est la lecture du Coran ou le meilleur remède contre la colère c’est aller faire les ablutions, prier deux raka’at et on revient vers son épouse comme si de rien n’était et même si l’épouse remarque que le mari ne revient pas vers elle, qu’elle ne laisse pas Satan rentrer dans sa tête lui dire de ne pas s’excuser, que son mari va le faire.

Et, si jamais tu vas t’excuser, ne fais pas l’erreur de lui faire remarquer que toi tu l’as fait. Il est mieux de s’excuser et laisser une période passer et de revenir plus tard, une fois qu’il a bien oublié l’histoire et de parler avec lui de ce qui s’est passé ce jour là.

  

Mener sa vie conjugale avec dévouement et obéissance
 

C'est-à-dire une femme qui veut gagner son mari et l’agrément d’Allâh .

D’après Abdarrahman ibnu Awf, Prophète a dit :

« Si la femme fait ses cinq prières, jeûne son mois, préserve sa chasteté et obéit à son mari, on lui dira
Entre au Paradis par n’importe quelle porte que tu désires. »

Soubhan allâh, quelle facilité ! Ce n’est pas le cas du mari !

Ce qui pose problème c’est l’obéissance au mari.

Le mot « ta’a » en arabe ne trouve pas tout son sens dans la traduction « obéir » qui est un mot très dur en français, contraignant. Le mot " ta’a " est beau, c’est l’obéissance mais toujours rattachée à Allâh.

Il y a cette notion de faire la chose vis-à-vis de son mari mais parce que c’est Allâh nous le demande.

Donc, il y aura toujours un lien entre le mot et la religion.

Mais, quand on le dit en français, l’image qui apparaît, c’est celle du chef (le mari), qui donne des ordres à l’ouvrier (sa femme) sans que ce dernier n’ait rien à dire. Grâce à cela, Satan s’est joué de beaucoup d’épouses car il se peut que le mari vienne lui donner un conseil dans lequel il y a du bien pour elle, mais le fait qu’il utilise le mot obéir, « tu dois m’obéir », ça passe mal chez la femme et il se peut qu’elle réponde qu’elle n’a pas d’ordre à recevoir de lui ou autre réflexion de ce genre.

L’obéissance peut se retrouver dans des choses privées entre toi et ton mari, comme répondre à ses demandes, par exemple dans la nourriture parce qu’il aime telle et telle chose, et pourquoi ne pas lui faire plaisir ? Aussi dans ce qui concerne les relations intimes, et il y a plusieurs traditions qui insistent sur ce point là.

Un hadith du Prophète dit que si jamais l’époux demande à son épouse de venir pour avoir un acte avec elle, même si elle est en train de préparer le pain, elle se lève et répond à son mari.

Ceci ne pose pas de problème lorsqu’il y a cet amour, cette bonté entre les deux, mais ça peut en poser si il y a des problèmes entre les deux qui sont cachés, qu’un des deux ne veut pas dévoiler à l’autre ce qui se passe.

Il arrive de nos jours que la femme se plaigne que son mari demande trop ça, mais que vaut-il mieux, qu’il te le demande à toi, sa femme où qu’il aille voir ailleurs ?

Et Soubhan Allâh ! Une grande partie des divorces trouvent leur origine dans ce point de la vie du couple, car l’homme n’a pas la possibilité de se satisfaire avec sa femme, ou parce qu’elle va s’amuser à faire une sorte de calcul avec lui du type s’ils ont eu un jeu intime un jour alors il faudra attendre plusieurs semaine pour qu’elle accepte à nouveau.

Chers sœurs, sachez si vous vous retrouvez dans cette situation, chaque acte que vous ferez dans le bien, pour plaire à Allâh , vous en tirerez un bénéfice.

Il peut y avoir des refus de l’un ou de l’autre à cette demande. Mais, cela peut arriver lorsque le couple s’entend bien et que chacun est sincère avec l’autre et ils savent l’un et l’autre que ce n’est pas une ruse ou un mensonge pour ne pas le faire. Il y a alors du respect entre les deux. Mais souvent le refus vient parce qu’il y a d’autres conflits cachés ente eux, et c’est alors une façon de se venger, surtout pour la femme.

La femme ne doit jamais jouer avec cela et si l’une est tentée de faire cela, qu’elle sache que c’est ce que l’on peut appeler le point de rupture et le mari, peut finir par aller voir ailleurs. Et on reçoit ces cas tous les jours et c’est un malheur de voir que des couples se cassent pour des choses aussi naturelles que le fait d’avoir des rapports avec sa femme.

 

Le travail.

 

La femme doit-elle travailler ou pas ? C’est une question qui revient de plus en plus souvent.

Une femme de ministre non musulmane a dit un jour à propos du rôle de la femme dans sa maison: « Depuis que ce rôle s’est perdu, on remarque que les familles se sont décimées, il n’y a plus d’amour entre les membres de la famille, car la femme a délaissé son foyer. »

C’est une non musulmane qui le dit et de nos jours, on a des sœurs musulmanes qui peuvent entamer une bagarre ou une dispute avec leur mari parce qu’elles veulent aller travailler et que lui ne veut pas ! Il est souvent dit que celle qui veut faire rentrer les problèmes dans son couple, qu’elle aille travailler et elle verra ce que ça donnera.

Si des non musulmans se plaignent et veulent revenir vers ce rôle premier de la femme qui est de s’occuper de sa famille et quand on voit chez nous la femme qui est normalement comme une reine dans son foyer pendant que son mari travaille pour lui apporter tous les moyens de subsistance, des non musulmanes vous disent que les musulmanes ont de la chance. Le problème est que l’on ne pense qu’à la demeure d’ici-bas et pas à celle de l’au-delà.

Il faut penser à toutes ces femmes qui regrettent de travailler et de ne pas connaître le bonheur d’accueillir leur mari le soir, d’éduquer les enfants,….

Le cheikh ben Baz, , a dit que si le travail de la femme va interférer dans sa vie de couple et familiale, cela devient illicite car le rôle d’éducation, de tranquillité dans le couple, d’entraide, de complémentarité l’un par rapport à l’autre c’est normalement ce que l’on doit retrouver dans un couple. De plus, il faut faire passer ses enfants avant toute pensée de travailler ou autre.

 

 

Aider son mari dans le chemin de l’obéissance à Allâh
et l’inciter à faire le bien.

 

Par exemple, lui rappeler qu’il y a des prières qu’il faut faire en commun, il y a la prière de la nuit…

Et lorsque l’on quitte l’obéissance à Allâh , on peut tomber dans les problèmes et Allâh nous le rappelle dans le Coran lorsque Il dit :

« Le mal qui vous atteint ne vient que de vous.»
 

Dans tout ce qui peut t’arriver de mal, tu vois lorsque tu reviens en arrière que tu étais tout à fait à côté de la religion. Et donc l’épouse pieuse wa al-hamdulillâh, va pousser son mari à faire le bien, donner l’aumône,….

L’aumône est un point important car c’est aussi un sujet de bagarre dans le couple.

Par exemple, un frère vient chez toi, le pauvre, il te demande de l’aider financièrement, toi tu es content de l’aider et lorsque tu en parles à ta femme, elle te le reproche en te disant : « Il nous manque ci ou ça et toi tu donnes aux autres…» .

Pourtant on dit souvent de regarder celui qui est plus bas que toi, pour prendre conscience des bienfaits que tu as.

Ce qui arrive souvent lorsque l’on s’éloigne de l’obéissance à Allâh c’est finir par délaisser la prière, ou la retarder, passer du temps dans des lectures inutiles (revues ou autres, les romans à l’eau de rose,…).

Il faut faire attention aussi à son intérieur, par exemple, les photos de famille que l’on met partout dans la maison…

Et un autre problème plus grave que l’on a fait rentrer dans nos maisons, c’est la télévision qui est utilisée n’importe comment, on regarde n’importe quoi.

Pour terminer on a des points que je vais citer rapidement qui sont facilement compréhensibles, qui ne nécessitent pas d’explications.

Cher sœur, il faut que tu agisses en fonction de ses désirs mais en restant dans les limites d’Allâh .

Il faut aussi que tu préserves les biens de ton mari, que tu cherches à savoir ce qu’il aime et apprécie et de discuter de la façon la plus courtoise, car cela est apaisant pour l’époux. Il faut toujours lui montrer de l’amour, de l’importance et de l’attention. C’est aussi quelque chose qui fait plaisir.

Et le mari doit le faire aussi vis-à-vis de son épouse et lui montrer qu’il la désire toujours car cela la rend heureuse.

Il faut avoir du respect pour ses proches et surtout pour ses parents. Et cela fait partie des gros problèmes chez les sœurs qui parfois n’aiment pas les parents du mari.

Un cheikh, , disait dans un cours que quand la mère passe devant la maison de sa fille mariée, elle lui dit: « Dors, dors, il fait froid dehors, il y a du vent, de la pluie, tu n’as pas besoin de sortir, repose-toi ».

Et quand elle passe devant la maison de sa belle-fille, la femme de son fils, elle lui dit : « Bien..., tabarakallâh! Les gens ont fini de balayer, de tout préparer et toi tu dors encore ! » et elle commence à l’insulter !

Parfois, on peut avoir des parents qui vont taquiner cette épouse et si elle n’a pas cette intelligence de bien réagir, elle finit par faire une grande erreur en haïssant les parents de son mari.

Et on trouve des frères qui sont face au problème de devoir choisir entre leurs parents ou leur femme.

Chers sœurs, sachez que les parents de votre mari sont comme vos propres parents et vos parents sont pour votre mari comme ses propres parents. Il faut avoir du respect vis-à-vis de ces personnes.

Il ne faut sortir qu’avec la permission de ton mari et ne pas sortir n’importe où, n’importe comment, dans des endroits où on ne devrait pas voir une femme musulmane. Et le mieux est de sortir accompagnée de ton mari.

Ne jeûner en la présence de son mari qu’avec sa permission.

 En résumé on peut dire que la vie de couple est très belle et il y a moyen qu’elle devienne encore plus belle mais c’est un art que très peu de personnes connaissent.

C’est aussi une vie d’adoration avec ce que chacun a comme spécificités que lui a donné Allâh et il faut que l’homme et la femme craignent Allâh , l’un par rapport à l’autre.

Et il faudrait aussi se promettre de vivre les bons et les mauvais moments et la femme et l’homme useront alors des moyens qu’Allâh leur a donné. Et dans le cas contraire, les piliers du couple se casseront.

 

Discours du frère Rachid Haddach

(Audio retranscrit à la demande de nos frères et soeurs malentendants par l'équipe Sajidine)

 

 

 

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