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Cette
conférence est la continuité et
la fin du premier sujet que nous avons traité
: l’art de se comporter avec son épouse.
Et,
sur certains points de cette conférence,
vous allez remarquer que ce qui sera dit s’adressera
autant à l’épouse, qu’à
l’époux.
Comme
on ne le rappellera jamais assez, le mariage,
ce n’est pas seulement des envies, avoir des
enfants, avoir son appartement, avoir son petit
boulot et faire sa vie.
Il
est un fait qu’en tant que musulman on a des
responsabilités, on a des devoirs, des
obligations et on a aussi un comportement et
c’est ce qui est important.
On
a un comportement en tant que musulman que l’on
est sensé retrouver chez l’époux
et chez l’épouse. Et c’est ce comportement
qui va faire que ce couple va vivre longtemps
ou bien se casser après quelques temps.
Donc le comportement est quelque chose de très
important.
Aujourd’hui
on va parler du comportement de l’épouse
vis-à-vis de son mari, on appelle cela
un art car Allâh
a créé la femme avec certaines
spécificités.
On
parle souvent de la beauté et la façon
de parler, la délicatesse dans les mots,
dans les gestes. Et de ce fait, elle a pu comme
on le lit souvent, s’accaparer les cerveaux,
les têtes de bien d’hommes dans le monde
et rendrefous bon nombre d'eux.
Si
jamais cette spécificité qu’elle
a est employée dans le licite, wa al
hamdulillâh, la personne qui sera rattachée
à elle vivra dans le licite. Et si jamais
elle utilise ces spécificités
pour faire dévier des personnes, alors
cela peut mener vers tout ce qui est négatif
et néfaste wa a’oudhou billâh.
Il
y a une tradition d’ Oussama qui dit que
le Prophète a dit:
«
Je n’ai laissé après moi d’épreuves
aussi nuisible pour les hommes que les femmes
».
Pourquoi
alors est-ce que cette femme, cette épouse,
n’emploierait pas ce pouvoir dans le licite
puisque l’on sait qu’elle a cette force de pouvoir
faire telle et telle chose, d’attirer l’homme,
d’employer cela à bon escient, avec sincérité
?
Et
quoi qu’il arrive comme problème dans
le couple, toujours revenir vers le Coran et
la Sunnah et savoir qu’il y a toujours une solution
à nos problèmes.
Il y a certes
des problèmes où il faudra faire
appel à des médiateurs qui nous
rappelleront nos droits et nos devoirs mais
si jamais la piété est là,
les deux personnes reviennent ensemble et la
vie peut continuer.
Mais
ce qui manque souvent, c’est le comportement,
la patience et la sincérité vis-à-vis
d’Allâh .
Bien souvent, nous n'avons
pas l'intention sincère de se dire que
c’est avec elle que je vais passer ma vie ou
bien pour l’épouse que c’est avec lui
que je vais passer ma vie, et que s'il y a un
problème, on doit essayer de discuter
pour voir comment arranger cela. Mais,
on le remarque souvent, on a des fois des arrières
pensées, des plans déjà
préparés d’un côté
ou de l’autre et après l’on s'étonne
que lorsque l’on veut discuter il n’y a pas
de résultat.
Si
la femme est ce plaisir que l’on peut avoir
dans ce bas monde, le Prophète
nous rappelle dans une tradition sûre
que ce bas monde est un plaisir et que le meilleur
plaisir de ce bas monde c’est la femme pieuse.
Et
lorsque l’on revient aux pieux prédécesseurs
qui étaient
très attachés à Allâh , on remarque par exemple le cas de Oumane
bintu Harith (souvent citée pour
son comportement et sa sagesse)
qui donne un
conseil à sa fille (pour que vous voyiez
comment les mères autrefois s’asseyaient
avec leur fille avant le mariage pour les conseiller)
que voici :
De
vivre en commun avec son mari avec sobriété,
de se contenter de ce que Allâh
leur a attribué comme bienfaits.
De
mener sa vie conjugale avec dévouement
et obéissance naturellement, comme on
le verra plus tard, dans le licite.
Respecter ses sensibilités, qu’il ne
voit de toi que du bien, qu’il ne sente de toi
que les meilleurs parfums
Etre à l’heure pour son repas car chaque
être humain a ses petits moments de plaisir
et le plaisir a beaucoup de définitions.
Le fait de s’asseoir manger, se reposer, cela
est une demande du corps et cela amène
de la satisfaction.
Etre
attentive au moment où le mari a besoin
de dormir.
Protéger
sa demeure et ses avoirs et montrer de la bienveillance
à l’entourage du mari, les enfants, les
parents, frères, sœurs.
Ne
pas divulguer ses secrets.
Il
est important de rappeler ceci car dans le couple
lorsqu’il y a un problème et que l’on
explique aux personnes ce qu’elles auraient
dû savoir avant de se marier, très
sincèrement elles répondent qu’on
les a mal conseillées.
Par
exemple la mère dit à la fille,
« fais attention ne te laisse pas marcher
dessus, ne sois pas une idiote », comme
si on avait deux soldats qui vont s’affronter
et que l'on attendait de voir ce que ça
va donner : ça passe ou ça casse.
Et
ça fait que l’on a toujours deux personnes
tout le temps en alerte.
Il
faut faire attention également aux mauvaises
fréquentations qui peuvent donner de
mauvais conseils et avoir une mauvaise influence
sur la femme et ouvrir la porte à Iblis.
A
partir du moment où la femme se laisse
influencer par ses relations alors ce n’est
plus l’époux qui dit à son épouse
comment elle doit vivre avec lui mais ce sont
ses fréquentations qui vont lui dire
comment se comporter avec son époux.
Et,
ce n’est plus le Coran et la Sounnah qui priment
à ce moment-là mais ce sont toutes
les copines qui vont primer. Le
choix des amies est très important, et
ce conseil s’applique également aux frères.
Accueillir
son mari avec un sourire.

C’est
un point important car certains préfèrent
de nos jours rester à l’extérieur,
ne pas rentrer à la maison car s’ils
rentraient à la maison, c’est comme s’ils
entraient dans une prison.
Ou bien comme s’ils
rentraient chez quelqu'un qui ne sait plus rire,
toujours en train de se plaindre, toujours en
train de dire qu’il manque ceci, qu’il manque
cela ou bien toujours en train de crier sur
les enfants et ainsi de suite.
On
rappelle, et que ce soit pour l’homme ou pour
la femme, de ne jamais mélanger vos problèmes
privés, internes ou du travail, de l’extérieur,
avec ce qui se passe à la maison.
Lorsque
le mari rentre du travail, même si la
femme a eu un problème, il faut qu’elle
fasse son possible pour accueillir son mari
de la meilleure des façons. C’est important
car l’homme de nos jours, lorsqu’il est amené
à travailler à l’extérieur
ou à sortir pour des courses ou autres,
le chemin est semé d’embûches.
Il
y a ce que l’on appelle "
at-tabarrouj ", c'est-à-dire
tous ces gens qui ne sont pas habillés
comme il le faut, il y a des gens qui n’ont
pas de pudeur, les parfums, les attitudes qui
peuvent être attirantes.
Les
savants disent que le sourire est une façon
d’apaiser le cœur de ton mari et une façon
de faire en sorte que ton mari soit content
de rentrer chez toi, content de te rencontrer.
Et
en général c’est ce sourire qui
va être le déclic du commencement
de la soirée ou de la journée,
tout dépend de l’heure à laquelle
il rentre.
Tandis
que s’il rentre, et que tu fais la tête,
que la maison est sale, les enfants sont sales,
tout le monde crie, il ne peut pas être
heureux de rentrer. Si
c’est quelqu’un de solide, il peut faire semblant,
mais cela ne dure pas longtemps, un jour ou
l’autre on craque et on dit les choses franchement
et le choc est encore plus grave.
Et
pourquoi ? Parce que le conjoint étonné
dit « mais Soubhan Allâh !, tu as
rigolé pendant un an, tu n’as jamais
rien dit pendant un an ! » Et
on entend souvent ça dans les discussions
entre frères et sœurs, la sœur est étonnée
ou le frère est étonné
quand la remarque sort au bout de plusieurs
années.
Le
sourire est important et c’est quelque chose
que le Prophète a demandé
même pour les musulmans entre eux, alors
que penser vis-à-vis de ton époux
et ton épouse, celle avec qui tu partages
ta vie. C’est
donc un devoir très important, qui aide
beaucoup et qui prend un grand pourcentage des
problèmes que l’on retrouve dans les
couples.
Le
meilleur comportement est celui de la femme,
qui lorsque son mari rentre, l’accueille en
premier devant la porte, vient avec les enfants
si elle en a, elle lui demande de ses nouvelles,
comment s’est passée la journée
et ainsi de suite... Et l’homme à ce
moment là, se sent apaisé, il
rentre dans ce fameux royaume.
Mais
hélas, ce que je viens de dire ne se voit
plus de nos jours que dans certains films et
non dans la réalité.
Se
faire belle pour son mari
Car il y a énormément
de tentations à l’extérieur et
s’il y a un manquement de la part de la femme
à ce niveau là, il se peut que
le mari dans un moment de faiblesse commence
à regarder à droite et à
gauche et tombe dans le piège.
Et
ce n’est pas parce que c’est un pervers, loin
de là, mais il se peut que quand il rentre
chez lui il trouve une « nettoyeuse »,
la même qu’il voit depuis dix ans sauf
s’il y a une occasion comme un mariage où
il aura la chance de voir sa femme habillée
comme il faut.
Et
des fois, cela dure des mois et des mois. Et
si jamais il tombe sur quelqu’un qui lui dit
: « t’as vu la sœur, mâ sha Allâh…
» ? C’est
une très grave erreur, parce que des
fois on peut trouver ce manquement chez l’épouse,
et le mari peut finir par tomber dans l’adultère.
C’est
une chose très fréquente et ici,
au centre islamique on en a au minimum un à
deux cas par jour ou tous les deux jours.
Chères
sœurs, vous avez les moyens, ce que le cheikh
a appelé « as-sihru halal »,
cette magie licite alors que l’on sait en général
qu’elle est interdite. Même
des fois, la parole qui est dite comme il faut
est un genre d’envoûtement et d’attirance
vis-à-vis de l’autre personne. Donc il
y a des moyens que la femme peut employer qui
sont licites mais vis-à-vis de son mari.
Il
faut donc faire attention à ne pas mettre
que de vieux habits ou toujours les mêmes.
Par
exemple, des fois, l’épouse reste toute
une journée comme on dit en pyjama. Le
mari la laisse le matin en pyjama et quand il
revient le soir, elle est encore en pyjama et
lorsqu'elle se met au lit elle est toujours
avec ce même pyjama.
On
remarque alors que c’est une fausse intention
d’arriver à se changer pour une occasion(
mariage par exemple).
Et la question que l’on pose alors à
la sœur c’est : qui est-ce qui a le plus d’importance
à tes yeux ? Est-ce que c’est ton époux
ou bien les gens chez qui tu vas aller ?
Est-ce
que tu préfères qu' Allâh
voit ton comportement vis-à-vis
de ton époux et agrée ce comportement
ou bien tu préfères que ce soit
les gens qui agréent ton comportement
? Ils vont dire que tu es ainsi et ainsi et
quel bénéfice vas-tu en tirer
? Aucun.
Au contraire même, tu vas en tirer plus
tard la perte de ton mari et des fois même
celle de ta famille entière si jamais
il y a des enfants.
Il
faut également faire attention à
tout ce qui touche à l’hygiène
du corps, qui est importante.
Comme
nous avons parlé de l’hygiène
de l’homme la fois passée, et bien celle
de la femme est tout aussi importante.
Il
se peut que l’homme en arrive au dégoût
parce que lorsqu’il va embrasser son épouse
par exemple, il se pourrait qu'il sente une
odeur d’oignon, d’ail ou autre ... Ca
peut passer une fois ou deux, mais souvent ....
Mais
il arrive que ces choses se répètent
souvent, ou que la personne ne pense pas à
se parfumer pour son époux alors qu’elle
est à la maison, qu’elle a le droit de
le faire, pour qu’à n’importe quel moment,
le mari sente quelque chose qui peut l’attirer.
Cela
permet de garder cette bonté, cette clémence,
cet amour entre les deux personnes.
Une
chose importante aussi c’est le cou.
Un
des chouyoukh dit que c’est un endroit très
important que ce soit pour l’homme ou pour la
femme, dans leurs moments intimes.
Il
ne faut pas qu’il y ait de la sueur ou autre
chose de désagréable car le dégoût
est quelque chose qui reste souvent ancré
dans la tête et quand telle ou telle chose
nous a dégoûté en général
après on y fait attention, on garde une
réticence.
Dans
son intimité, le musulman est quelqu’un
qui est toujours propre.
Il
a une hygiène impeccable, quand tu parles
avec lui il n’y a pas une mauvaise odeur qui
sort de sa bouche et en plus, aujourd’hui on
a tous les produits que l’on veut.
Hélas
on ne prend soin de soi que si l'on est amené
à discuter avec quelqu’un qui est socialement
élevé, important. Là,
on a honte, on s’arrange, on se parfume… Mais
la personne qui est la plus importante à
tes yeux c’est ton époux et la personne
la plus importante à ses yeux c’est toi.
Dans
le fait de se faire belle il faut toujours rester
dans les limites de l’islam et ne pas tomber
dans l’exagération et l’interdit.
La
plaisanterie et la douceur de l’épouse
vis-à-vis de son époux.
C’est
aussi un point que l’on néglige.
Comme
vous le remarquerez, les trois points que l’on
vient de citer sont des points qui rentrent
dans les moments intimes du couple et ce sont
les moments où l’on construit son couple.
Ceux
qui l’auront compris sauront que ce sont les
moments où la bonté, la clémence,
l’amour, se construisent. Et
si vous négligez ces points là,
vous ratez les meilleurs moments que normalement
on doit retrouver dans votre vie de couple.
Il faut prendre le temps de s’asseoir avec son
mari, de discuter, de rire aussi dans les limites
du rire car comme vous le savez, trop de rires
inutiles, dans le vide, peuvent tuer le cœur.
C’est
un moment qui peut prendre quelques minutes
seulement mais lorsque la personne se lève
pour reprendre ses activités, elle est
apaisée. Il ne faut pas négliger
ces moments là. Et il faut y mettre de
la sincérité.
Et
il faut essayer de penser pour ce moment là
à quelque chose qui lui fait plaisir,
que ce soit par exemple un petit cadeau ou
quelques belles paroles.
Reconnaître
ses bienfaits et le remercier.
Ne
serait-ce que si elle vit dans le calme, la
sérénité, le remercier
pour ça, ça fait plaisir à
l’époux et elle voit son époux
qui se sent en quelque sorte fier et essaye
de faire encore mieux que ce qu’il faisait.
Si
il n’y a pas ces remerciements, ces mots doux
entre les époux, on peut s’habituer à
vivre comme ça, mais Satan peut venir
lorsque ce sont des gens extérieur qui
te font des compliments.
Et
même, lorsque il y a ces mots doux entre
le mari et sa femme, alors il ne faut pas les
divulguer par exemple à un ami car à
ce moment là peut naître de l’envie
ou de la jalousie de sa part et ce même
ami peut un jour se retourner contre vous et
chercher à casser ce bonheur dans lequel
vous êtes. Donc,
ces moments d’intimité, il faut les garder
privés.
On
a aussi l’inverse et cela a été
cité par le Prophète qui
dit :
«
Ô vous les femmes, donnez l’aumône
car je vous ai vu être bas dans le feu
de l’enfer » et elles ont demandé
pour quelles raisons et le Prophète
a répondu : « Vous exagérez
dans les injures et les malédictions
et vous mécroyez en la vie conjugale
». « Comment est-ce que l’on mécroit
? » dirent-elles, « Si tu te montres
correct envers l’une d’entre elle toute une
durée de temps puis elle voit de toi
un défaut quelconque, elle dit : «
je n’ai jamais vu de ta part un bien quelconque.
»
Un
homme qui va entendre toujours du négatif,
un jour ou l’autre il va se dire « alors
à quoi je sers ? » et cette personne
là va peut-être se dire que ça
ne sert à rien de faire quoi que ce soit
puisque sa femme dit qu’il ne fait jamais rien.
Cela ne mène à rien du tout.
Le
fait de se remercier doit se retrouver non seulement
dans le couple mais aussi entre les frères
ou entre les sœurs. Cela manque beaucoup de
nos jours dans les comportements et c’est ce
qui tient normalement en partie la fraternité.
Le
remerciement doit être fait d’une certaine
façon, c’est mieux dans les moments les
plus intimes et il prend alors de l’importance
et de l’ampleur.
Pour
la sœur, quand elle remercie son époux
et qu’elle travaille pour lui, elle est en train
de gagner le Paradis.
S’excuser
auprès de lui.
Il ne faut pas laisser
Satan entrer dans ta tête et te dire «
pourquoi je dois à chaque fois m’excuser
? », « pourquoi est-ce que je dois
me rabaisser ? ». Ce n’est pas se rabaisser.
L’excuse,
c’est une des portes qui fait que la personne
revient vers l’autre et c’est pour ça
que Satan n’aime pas ce mot là, car en
général, lorsqu’il y a une dispute
entre deux personne, vous seriez étonnés
de voir que ce qui manque c’est juste ces mots-là
(« excuse-moi », « pardonne
moi »), pour que la dispute s’arrête
en dix secondes.
Et
pourquoi les disputes ne se règlent pas
? Parce que l’on fait des calculs du type :
qui va se rabaisser le premier, qui va revenir
le premier ?
Et
bien, on dit à l’épouse, si elle
veut gagner un bénéfice immense
auprès d’Allâh
, qu’elle s’excuse
la première. Elle
gagnera un énorme bénéfice
qu’elle trouvera le Jour de Jugement Dernier.
Et
le principal pour elle c’est de gagner son mari
et ce n’est pas de gagner une guerre ou une
bataille.
Dans
ce domaine aussi il ne faut jamais le divulguer
à des gens extérieurs car il se
peut que la sœur soit mal influencée
par son entourage de ce côté-là.
(Par des réflexions du type, «
tu es une idiote », « tu t’es rabaissée
devant lui », « tu n’aurais pas
dû t’excuser « , …).
On
a une belle tradition dans ce domaine, où
Ibnu Abbas rapporte que :
« Vos femmes
parmi celles du Paradis sont celles qui sont
douces et fertiles, celles qui reviennent vers
leur mari même lors d’une négligence.»
On
a dans cette tradition trois choses citées
: la douceur, le fertilité et le fait
de revenir vers son mari.
Soubhan
allâh ! Quand on regarde comment gagner
le Paradis, on s’aperçoit que pour la
femme il n’y a pas trente six choses à
faire et celle qui revient vers son mari avec
sincérité peut gagner le Paradis
par cette action.
Cheikh
Douwish, donne de cette tradition un commentaire
très beau. Il
dit que: « Celle qui revient vers son mari,
si jamais il se met en colère, c’est
elle qui vient et met sa main sur sa main en
lui disant : « Je ne peux goûter
quelque chose jusqu’à ce que toi tu sois
content ».
La
plupart des savants disent que d’office, à
moins que le mari ait un cœur de pierre, la
colère diminue et il revient alors aussi
vers son épouse.
Hélas,
aujourd’hui la réaction est plutôt
de ne plus se parler pendant deux ou trois jours,
même s’arranger pour se croiser le moins
possible dans la maison.
On
demande à l’épouse de ne pas ouvrir
cette porte, de ne pas garder rancune, parce
que Satan rentre dans le couple et ça
peut durer des jours.
Et
ce que l’on rappelle aux sœurs ainsi qu’à
certains qui n’ont pas la religion et qui se
disent que les musulmans ne parlent que des
relations intimes, que du lit, en ne pensant
qu’à ces traditions qui disent que la
femme qui se couche alors que son mari est en
colère contre elle, les anges la maudissent
jusqu’au matin, tout cela pourquoi ? Si on revient
en arrière, la dispute est le fruit d’une
histoire de sel dans le repas ou d’un mot de
trop ou des choses comme ça. Soubhan
allâh ! Perdre, sa vie, sa religion, dans
des choses si bêtes. Donc
il faut faire attention à ce sujet là.
On
rappelle au frère et à la sœur
que les « nerfs », c’est une éducation,
il n’y a pas de remède médical
car si tu rentres là dedans, tu vas devenir
un légume parce que on va te donner des
calmants.
Pour
nous musulmans, un des remèdes que l’on
a c’est la lecture du Coran ou le meilleur remède
contre la colère c’est aller faire les
ablutions, prier deux raka’at et on revient
vers son épouse comme si de rien n’était
et même si l’épouse remarque que
le mari ne revient pas vers elle, qu’elle ne
laisse pas Satan rentrer dans sa tête
lui dire de ne pas s’excuser, que son mari va
le faire.
Et,
si jamais tu vas t’excuser, ne fais pas l’erreur
de lui faire remarquer que toi tu l’as fait.
Il
est mieux de s’excuser et laisser une période
passer et de revenir plus tard, une fois qu’il
a bien oublié l’histoire et de parler
avec lui de ce qui s’est passé ce jour
là.
Mener
sa vie conjugale avec dévouement et obéissance
C'est-à-dire une femme qui veut gagner
son mari et l’agrément d’Allâh
.
D’après
Abdarrahman ibnu Awf, Prophète a
dit :
«
Si la femme fait ses cinq prières, jeûne
son mois, préserve sa chasteté
et obéit à son mari, on lui dira
Entre au Paradis par n’importe quelle porte
que tu désires. »
Soubhan
allâh, quelle facilité ! Ce n’est
pas le cas du mari !
Ce
qui pose problème c’est l’obéissance
au mari.
Le
mot « ta’a » en arabe ne trouve
pas tout son sens dans la traduction «
obéir » qui est un mot très
dur en français, contraignant. Le
mot " ta’a " est beau, c’est l’obéissance
mais toujours rattachée à Allâh.
Il
y a cette notion de faire la chose vis-à-vis
de son mari mais parce que c’est Allâh
nous le demande.
Donc,
il y aura toujours un lien entre le mot et la
religion.
Mais,
quand on le dit en français, l’image
qui apparaît, c’est celle du chef (le
mari), qui donne des ordres à l’ouvrier
(sa femme) sans que ce dernier n’ait rien à
dire. Grâce
à cela, Satan s’est joué de beaucoup
d’épouses car il se peut que le mari
vienne lui donner un conseil dans lequel il
y a du bien pour elle, mais le fait qu’il utilise
le mot obéir, « tu dois m’obéir
», ça passe mal chez la femme et
il se peut qu’elle réponde qu’elle n’a
pas d’ordre à recevoir de lui ou autre
réflexion de ce genre.
L’obéissance
peut se retrouver dans des choses privées
entre toi et ton mari, comme répondre
à ses demandes, par exemple dans la nourriture
parce qu’il aime telle et telle chose, et pourquoi
ne pas lui faire plaisir ? Aussi
dans ce qui concerne les relations intimes,
et il y a plusieurs traditions qui insistent
sur ce point là.
Un
hadith du Prophète dit que si jamais
l’époux demande à son épouse
de venir pour avoir un acte avec elle, même
si elle est en train de préparer le pain,
elle se lève et répond à
son mari.
Ceci
ne pose pas de problème lorsqu’il y a
cet amour, cette bonté entre les deux,
mais ça peut en poser si il y a des problèmes
entre les deux qui sont cachés, qu’un des
deux ne veut pas dévoiler à l’autre
ce qui se passe.
Il
arrive de nos jours que la femme se plaigne
que son mari demande trop ça, mais que
vaut-il mieux, qu’il te le demande à
toi, sa femme où qu’il aille voir ailleurs
?
Et
Soubhan Allâh ! Une grande partie des
divorces trouvent leur origine dans ce point
de la vie du couple, car l’homme n’a pas la
possibilité de se satisfaire avec sa
femme, ou parce qu’elle va s’amuser à
faire une sorte de calcul avec lui du type s’ils
ont eu un jeu intime un jour alors il faudra
attendre plusieurs semaine pour qu’elle accepte
à nouveau.
Chers
sœurs, sachez si vous vous retrouvez dans cette
situation, chaque acte que vous ferez dans le
bien, pour plaire à Allâh ,
vous en tirerez un bénéfice.
Il
peut y avoir des refus de l’un ou de l’autre
à cette demande. Mais, cela peut arriver
lorsque le couple s’entend bien et que chacun
est sincère avec l’autre et ils savent
l’un et l’autre que ce n’est pas une ruse ou
un mensonge pour ne pas le faire. Il y a alors
du respect entre les deux. Mais
souvent le refus vient parce qu’il y a d’autres
conflits cachés ente eux, et c’est alors
une façon de se venger, surtout pour
la femme.
La
femme ne doit jamais jouer avec cela et si l’une
est tentée de faire cela, qu’elle sache
que c’est ce que l’on peut appeler le point
de rupture et le mari, peut finir par aller
voir ailleurs. Et on reçoit ces cas tous
les jours et c’est un malheur de voir que des
couples se cassent pour des choses aussi naturelles
que le fait d’avoir des rapports avec sa femme.
Le
travail.
La femme doit-elle travailler ou pas
? C’est une question qui revient de plus en
plus souvent.
Une
femme de ministre non musulmane a dit un jour
à propos du rôle de la femme dans
sa maison: « Depuis que ce rôle
s’est perdu, on remarque que les familles se
sont décimées, il n’y a plus d’amour
entre les membres de la famille, car la femme
a délaissé son foyer. »
C’est
une non musulmane qui le dit et de nos jours,
on a des sœurs musulmanes qui peuvent entamer
une bagarre ou une dispute avec leur mari parce
qu’elles veulent aller travailler et que lui
ne veut pas ! Il
est souvent dit que celle qui veut faire rentrer
les problèmes dans son couple, qu’elle
aille travailler et elle verra ce que ça
donnera.
Si
des non musulmans se plaignent et veulent revenir
vers ce rôle premier de la femme qui est
de s’occuper de sa famille et quand on voit
chez nous la femme qui est normalement comme
une reine dans son foyer pendant que son mari
travaille pour lui apporter tous les moyens
de subsistance, des non musulmanes vous disent
que les musulmanes ont de la chance. Le
problème est que l’on ne pense qu’à
la demeure d’ici-bas et pas à celle de
l’au-delà.
Il
faut penser à toutes ces femmes qui regrettent
de travailler et de ne pas connaître le
bonheur d’accueillir leur mari le soir, d’éduquer
les enfants,….
Le
cheikh ben Baz, , a dit que
si le travail de la femme va interférer
dans sa vie de couple et familiale, cela devient
illicite car le rôle d’éducation,
de tranquillité dans le couple, d’entraide,
de complémentarité l’un par rapport
à l’autre c’est normalement ce que l’on
doit retrouver dans un couple. De plus, il faut
faire passer ses enfants avant toute pensée
de travailler ou autre.
Aider
son mari dans le chemin de l’obéissance
à Allâh et l’inciter à
faire le bien.
Par
exemple, lui rappeler qu’il y a des prières
qu’il faut faire en commun, il y a la prière
de la nuit…
Et
lorsque l’on quitte l’obéissance à
Allâh , on peut tomber dans les problèmes
et Allâh nous le rappelle dans le
Coran lorsque Il dit :
«
Le mal qui vous atteint ne vient que de vous.»
Dans
tout ce qui peut t’arriver de mal, tu vois
lorsque tu reviens en arrière que tu étais
tout à fait à côté
de la religion. Et donc l’épouse pieuse
wa al-hamdulillâh, va pousser son mari
à faire le bien, donner l’aumône,….
L’aumône
est un point important car c’est aussi un sujet
de bagarre dans le couple.
Par
exemple, un frère vient chez toi, le
pauvre, il te demande de l’aider financièrement,
toi tu es content de l’aider et lorsque tu en
parles à ta femme, elle te le reproche
en te disant : « Il nous manque ci ou ça
et toi tu donnes aux autres…» .
Pourtant
on dit souvent de regarder celui qui est plus
bas que toi, pour prendre conscience des bienfaits
que tu as.
Ce
qui arrive souvent lorsque l’on s’éloigne
de l’obéissance à Allâh
c’est finir par délaisser la prière,
ou la retarder, passer du temps dans des lectures
inutiles (revues ou autres, les romans à
l’eau de rose,…).
Il
faut faire attention aussi à son intérieur,
par exemple, les photos de famille que l’on
met partout dans la maison…
Et un autre problème
plus grave que l’on a fait rentrer dans nos
maisons, c’est la télévision qui
est utilisée n’importe comment, on regarde
n’importe quoi.
Pour
terminer on a des points que je vais citer rapidement
qui sont facilement compréhensibles,
qui ne nécessitent pas d’explications.
Cher
sœur, il faut que tu agisses en fonction de
ses désirs mais en restant dans les limites
d’Allâh .
Il
faut aussi que tu préserves les biens
de ton mari, que
tu cherches à savoir ce qu’il aime et
apprécie et de discuter de la façon
la plus courtoise, car cela est apaisant pour
l’époux. Il
faut toujours lui montrer de l’amour, de l’importance
et de l’attention. C’est aussi quelque chose
qui fait plaisir.
Et
le mari doit le faire aussi vis-à-vis
de son épouse et lui montrer qu’il la
désire toujours car cela la rend heureuse.
Il
faut avoir du respect pour ses proches et surtout
pour ses parents. Et cela fait partie des gros
problèmes chez les sœurs qui parfois
n’aiment pas les parents du mari.
Un
cheikh, , disait dans un
cours que quand la mère passe devant
la maison de sa fille mariée, elle lui
dit: « Dors, dors, il fait froid dehors,
il y a du vent, de la pluie, tu n’as pas besoin
de sortir, repose-toi ».
Et
quand elle passe devant la maison de sa belle-fille,
la femme de son fils, elle lui dit : «
Bien..., tabarakallâh! Les gens ont fini
de balayer, de tout préparer et toi tu
dors encore ! » et elle commence à
l’insulter !
Parfois,
on peut avoir des parents qui vont taquiner
cette épouse et si elle n’a pas cette
intelligence de bien réagir, elle finit
par faire une grande erreur en haïssant
les parents de son mari.
Et
on trouve des frères qui sont face au
problème de devoir choisir entre leurs
parents ou leur femme.
Chers
sœurs, sachez que les parents de votre mari
sont comme vos propres parents et vos parents
sont pour votre mari comme ses propres parents.
Il faut avoir du respect vis-à-vis de
ces personnes.
Il
ne faut sortir qu’avec la permission de ton
mari et ne pas sortir n’importe où, n’importe
comment, dans des endroits où on ne devrait
pas voir une femme musulmane. Et le mieux est
de sortir accompagnée de ton mari.
Ne
jeûner en la présence de son mari
qu’avec sa permission.
En
résumé on peut dire que la vie
de couple est très belle et il y a moyen
qu’elle devienne encore plus belle mais c’est
un art que très peu de personnes connaissent.
C’est
aussi une vie d’adoration avec ce que chacun
a comme spécificités que lui a
donné Allâh et il faut que
l’homme et la femme craignent Allâh ,
l’un par rapport à l’autre.
Et il faudrait aussi
se promettre de vivre les bons
et les mauvais moments et la femme et l’homme
useront alors des moyens qu’Allâh
leur a donné. Et dans le cas contraire,
les piliers du couple se casseront.
Discours du
frère Rachid
Haddach
(Audio
retranscrit à la demande de nos frères et soeurs malentendants
par l'équipe Sajidine)

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