Il est assez important de rappeler que depuis très longtemps la violence est présente dans toutes les sociétés et toutes les souches de la société et l’on voit cela sous différentes formes. Ca part des choses les plus anodines comme par exemple les insultes jusqu’à arriver à des exactions assez graves où l’on frappe et on passe à d’autres étapes où l’on tue même.

L’être humain est arrivé à une bassesse incroyable qui fait que des fois pour un rien, il est prêt à dénigrer et à ne même plus considérer qu'en face de lui il y a un autre être humain. D’autres passent par le viol, l’inceste etc.

Ce sont des choses qui fut un temps nous pensions qu’elles ne touchaient pas la communauté musulmanes mais il faut être honnête et lorsque l’on travaille dans ce domaine là on s’aperçoit que ce sont des faits qui sont présents dans notre communauté aujourd’hui.

On remarque aussi que beaucoup de limites sont transgressées et comme vous le savez lorsque l’on parle de transgressions de limites c’est parce qu’en général le croyant commence à s’écarter au fur et à mesure de la parole d’Allah et de la sunnah du Prophète .

Donc à ce moment-là, il ne faut pas s’étonner de voir de cet homme des comportements relevant plus du monde animal que de l’humain sachant en plus que parfois le monde animal a des règles et ne commet pas certaines choses comme on les voit chez les êtres humains. C’est pour ça qu’il est important de faire un rappel par rapport à un sujet qui est souvent « mis sous scellés », car entre nous on se dit que cela n’existe pas dans la communauté musulmane, ou alors que c’est très rare… bref bien souvent on tourne autour du pot.

C’est à cet effet  que l’on a choisi ce sujet car aujourd’hui, dans notre communauté il y a des femmes qui sont frappées, battues et nous avons choisi des mots assez forts car c’est la réalité et il ne s’agit pas de simples disputes entre conjoints.

Au contraire, certaines personnes et j’ai même de mal à dire « certains de nos frères » parce que lorsque qu’on dit le mot « frère » on parle de quelqu’un qui, masha Allah, est déjà d’un autre degré de pratique religieuse.


C’est pour cela que je suis gêné de dire « frère » mais c’est la réalité.
On a à faire à des personnes qui normalement connaissent leur religion comme on le verra et qui se retrouvent alors dans un pourcentage même s’il est minime, qui doit être dénoncé et ce sujet des violences conjugales doit être traités.

Nous avons dans notre religion des traditions qui nous expliquent comment nous éduquer, comment nous comporter avec un animal, que faire avec un animal, est-ce qu’on le frappe à chaque fois qu’il passe à côté ? Soubhan Allah c’est vrai quand on était petit, parfois pour certains dès qu’il voyait un chat dans la rue, c’était fini … le chat il arrivait au bout de cette rue complètement massacré et certains ont gardé ce comportement de frapper tout le temps .

Lorsqu’ils ont eu des frères ou sœurs à la maison, ils les frappaient, ils ont continué dans ce système là et quand ils arrivent dans une vie de couple ça continue, ils gardent en quelques sorte la même éducation.

Et là on vous dit de faire attention car c’est un fléau très grave. Lorsque quelqu’un commence à faire un acte négatif et néfaste pour sa vie et la vie des autres, lorsqu’il commence à s’habituer à cela on voit que ça devient quelque chose de très grave qui va se répercuter plus tard dans la communauté.

Lorsque l’on touche à une personne, il y a des enfants autour, une famille, une belle-famille et on s’étonne après qu’à ce moment-là ça va jouer dans ce que l’on appelle « la famille musulmane » qui suppose, l’union, l’entraide, la fraternité, la coexistence pacifique et tous ces mots perdent alors leur effet et même leur sens.

Lorsque vous allez voir dans certaines statistiques mondiales, par exemple celle d’Amnesty International, on peut voir les principales causes de la mort ou d’atteinte à la santé de la femme entre 16 et 44 ans. La cause des violences conjugales dans certains pays est beaucoup plus fréquente que les accidents de la route ou les cancers !

Dans des statistiques de l’ONU, on vous dit que par exemple en Grande Bretagne, 30% des femmes subissent des abus de la part de leur conjoint ou leur ex-conjoint. 28% au Nicaragua, 52% en Jordanie, 47% au Bengladesh, 29% au Canada, 58% en Turquie, l’Australie 23% et le Cambodge 16%...  Ce sont de gros chiffres et soyons honnêtes entre nous, ces chiffres sont calculés à partir des femmes qui portent plainte, qui se font connaître !

Donc lorsque vous entendez que sur 100 femmes, il y en a 52 qui se font tuer ou battre à cause seulement d’une vie de couple, c’est énorme ! Pour ceux qui auraient envie d’en venir à ça avec leur femme, alors insha Allah nous allons voir dans cette conférence ce que dit l’islam par rapport à ça.

Et pour ceux qui battent déjà leur femme alors on leur dit :

Itaqoullâh ! Craignez Allah ! Car ce n’est pas le comportement que doit avoir un musulman.

Aujourd’hui, lorsque l’on regarde dans les souches de la communauté, on a quoi ? On a des musulmans de souche (communauté maghrébine en général), on a aussi cette nouvelle communauté wa lillâhi-l-hamd (à Dieu les louanges) qui sont nos frères et sœurs convertis et à l’intérieur de ces souches on a différentes « sous-souches ».

On a par exemple des personnes qui sont naïves ; dernièrement une personne qui s’est faite massacrée par son mari m’a dit : « ah mais c’est normal car mon mari m’a dit que c’est dans le Coran, je crois que je lui ai désobéi je ne sais pas ... »

Je lui demande dans quoi elle avait désobéi et elle me répond : «je crois que je n’avais pas le droit de sortir, mais on m’a dit que pour ma mère il n’y avait pas de problème, alors je suis allée chez ma mère et quand je suis revenue il m’a massacrée. Mais je crois que je mérite il parait, c’est pour ça que je suis venue vous demander… » .

On a encore comme ça des gens dans notre communauté, on dirait qu’il vienne d’une autre planète, wallâhi (par Allah) ils existe car dans le centre, de part notre travail on en reçoit un bon paquet.

On a aussi ceux qui n’ont pas le choix ; par exemple on a dans la communauté des femmes divorcées qui ont des enfants, celles-là soubhan Allah sont « les déchets » de la société « musulmane » car on les rejette, on se dit « elle a déjà connu un homme, elle a des gosses ».

Alors on cherche qui ? On cherche celui qui va avoir pitié d’elle et qui va la prendre avec ses enfants. Et celui-là, il y a deux solutions, soit il craint Allah et va la prendre come des fois à fait le Prophète lorsqu’il a pris des veuves et autres, soit il ne craint pas Allah et à ce moment-là il va « s’occuper » d’elle et on se retrouve avec des femmes qui viennent nous voir et nous dire qu’elle sont fatiguées de recevoir des coups.

Et pire encore de nos jours ce sont aussi les enfants en plus de la femme qui prennent des coups.

Pourquoi ? Parce que pour cet homme ce n’est pas sa femme au sens premier du terme on va dire, elle n’était pas célibataire lorsqu’il l’a connue, elle avait déjà « consommé »… Pour lui c’est comme si il lui a rendu un service, comme si wa a’oudhou billâh (demande de protection à Dieu) tu as sauvé un petit chien de la rue et si tu as envie le matin tu lui mets une petite assiette ou une petite casserole et tu lui dis « mange »…

Dans cette situation, il y a des exactions commises et si vous deviez entendre certains témoignages, vous vous diriez que c’est impossible qu’il s’agisse de musulmans.

Vous avez aussi des sœurs converties qui se retrouvent sans famille lorsqu’elles rentrent dans l’islam, qu’Allah les aide et invoquez Allah pour elle car pour certaines leur famille les « éjecte » à la seconde où elle rentrent dans l’islam ! La sœur, dans cette situation va être toute contente si un frère lui tombe dessus. Et là, de nouveau on a deux solutions ; soit un frère qui craint Allah soit elle va tomber sur un loup qui va se dire : « Ah masha Allah, celle-là elle est meilleure que la marocaine. » Pourquoi ? Parce que la marocaine il y a toute une armée derrière. Si tu la touches, c’est toute une armée qui débarque. Il y a des frères qui calculent avant combien elle a de frères !

Celui-là s’il y a un problème il va dire « discutons », mais s’il a une convertie comme épouse et qu’en plus il ne craint pas Allah qu’il n’a pas de limites, rien du tout, qu’est-ce qu’il va faire ? Discuter ? Et wallahi on a des sœurs converties qui viennent chez nous dans des états désastreux, Allah est Témoin de ce que l’on dit. Et quand tu appelles le frère pour s’expliquer il te réponds : « Akhi ! (mon frère) c’est comme ça qu’elles comprennent. » Soubhan Allah c'est grave ! tu as trouvé cette réponse dans quelle tradition du Prophète  !!?

Donc regardez lorsque l’on va voir dans les souches de la société, on remarque que chacun va essayer de profiter d’après la situation de la personne qui est en face de lui. Et on vous dit « attention » car on remarque qu'un époux qui a reçu une responsabilité de la part d’Allah  , il est responsable du couple alors à ce moment-là il va s’arroger certains privilèges qu’il n’a pas reçu. Certains de nos frères il faut être honnête font ça. C’est pour cela que l’on dit aux frères qu’il faut revoir certaines bases de la religion.

Si l’homme a reçu « al-qouwa » (la force) de la part d’Allah , ce n’est pas pour faire les malins avec elle, ce n’est pas pour montrer leur force sur elle, loin de là. Wallâhi, cette « supériorité » qu’Allah a donné à l’homme c’est une responsabilité grave sur terre et un regret le Jour du Jugement.

Et, ceux qui parmi vous sont dotés d’intelligence savent que ce n’est pas une fierté. Etre père, être un mari, être responsable d’un couple, ce n’est pas spécialement une fierté, c’est une « sale » responsabilité car tu reçois un énorme poids sur ton dos. L’épouse normalement si on regarde certaines traditions, si elle est bien avec son mari au niveau du comportement, de l’obéissance, que dans sa maison ça va, qu’au niveau des enfants et leur éducation aussi, qu’elle fait sa prière, préserve sa chasteté, elle pourra choisir par quelle porte entrer au Paradis… !

Au contraire, va voir tous les versets qui parlent du mari … wallâhi ils doivent travailler depuis qu’ils deviennent des époux, responsables jusqu’à la fin de leurs vie, jusqu’au dernier souffle de ceux qui sont sous leur responsabilité. Il n’a pas le choix, c’est comme cela que ça se passe en Islam. Donc il y a des devoirs, des obligations dans un couple mais ce n’est que la base, que le minimum de ce que l’on doit retrouver dans un couple. Chacun va essayer de faire certains sacrifices, chacun va essayer de patienter, de voir un peu plus loin par rapport à toute la force qu’il a pour puiser au fin fond de lui-même et de se dire « moi mon but principal c’est de craindre Allah et d’arriver auprès d’Allah avec une épouse, des enfants, mais qu'aucun d’entre eux n’arrivera le Jour du Jugement Dernier et se collera à toi en disant « c’est lui yâ Rabb (o Seigneur) ».

C’est ça qui est grave pour nous en tant qu’époux. On sait aussi que de l’autre côté, on interpelle aussi l’épouse et on lui demande d’avoir une certaine patience, de l’indulgence et aussi une certaine compréhension par rapport à ce poids, à ce rôle qu’a normalement l’époux dans sa vie et d’imaginer aussi ce que serait la vie si jamais en tant que femme elle devait faire ce que doit faire son époux pour assumer son rôle, courir à droite à gauche toute la journée, travailler du matin au soir…et voir ainsi que c’est un travail rude et embêtant.

L’époux aussi doit réfléchir et voir quelle est la situation de sa femme, qu’est-ce que son rôle. Ce n’est pas facile. Des fois wallâhi on fait semblant de rien voir, de ne rien comprendre, on sort pour ne pas voir et on laisse notre femme avec une armée à la maison, cinq « gremlins », un qui a faim, un qu’il faut changer, un qui a sali, l’autre qui a cassé un truc…et elle la pauvre qui court.

Le mari en général c’est très facile : il met son qamis, il s’habille bien et il sort. Et des fois certains frères nous l’avouent, ils nous disent, « wallâhi, une fois j’ai dû tenir les enfants, plus jamais je le ferai ». Il y en a même un qui m’a avoué être vite allé à la pharmacie chercher un médicaments pour calmer les enfants, pour les faire dormir.

Regardez soubhan Allah…

Si jamais les cinq enfants se mettent à crier ensemble, que fait le mari ?

Ca prend dix secondes…il tape du poing sur la table et envoie chacun dans sa chambre et il n’est tranquille que lorsqu’il va rester tout seul dans son salon, là il se sent à l’aise, là il « respire ».

Et bien que ceux qui sont mariés parmi vous regardent le comportement de leur épouse vis-à-vis de ses enfants ; est-ce que une sœur qui craint Allah est-ce qu’elle enferment ses enfants dans leur chambre toute la journée ? Elle leur donne certaines choses que nous en tant qu’époux on ne saurait pas leur donner.

Alors quand il y a tout ce poids psychologique, tout ce stress, sur l’un et sur l’autre, et bien s’ils ne comprennent pas le rôle de chacun, comment est-ce qu’ils vont arriver à se comprendre ?

Tu as un nerveux et tu as une névrosée, tu fais quoi ?  Tu as deux pétards à la maison, c’est pour ça qu’ils en arrivent aux coups après. C’est comme un territoire, ils sont dans la jungle, c’est le premier qui va mettre en l’air l’autre et à celui qui aura le dernier mot. Et c’est pour cela que ça ne donne rien dans certains couples et qu’à ce moment-là la crainte d’Allah disparaît au fur et à mesure, le stresse de la vie commence à prendre le dessus et la vie de couple devient à ce moment un genre de « jahim » (d’Enfer), de « adhab » (châtiment) sur terre avant même la mort.

Donc on est là seulement pour mettre en quelque sorte en exergue certaines choses qui doivent être vraiment bien comprises par nos frères et sœurs et lorsqu’elle seront comprises, on verra que frapper quelqu’un est quelque chose qui normalement est même impensable dans l’esprit de chacun d’entre nous.

Lorsque j’ai dit que l’on parle de l’époux en tant que chef de famille, il est important de faire cette introduction par rapport à cela car lorsqu’on a par exemple une nation, un groupe, une entité de personne, on sait qu’en général il y a besoin de quelqu’un qui représente ce groupe. C’est comme ça dans la société, on a toujours besoin que quelqu’un représente ce groupe de personnes. Et c’est une charge.

Nous al-hamdulillâh comme on l’a dit tout à l’heure, Allah a donné cette charge à l’époux et nous avons expliqué que ce n’était pas une fierté loin de là. Il va veiller par exemple à la présence de la religion dans le couple, au respect des différents comportement que l’on doit avoir ; cela signifie que l’époux doit être normalement quelqu’un qui est connaisseur du Coran et de la sunnah. Rien que par rapport à ça où est-ce que l’on en est ? En dehors du fait que l’on a envie de choisir une femme, l’amour, ceci, cela et après, quoi ? Et demain ? L’islam il est où ? Dès que la routine s’est installée ?  Ca c’est un premier point…

Deuxièmement, lorsque l’on parle de cette supériorité qu’Allah nous a donné, comme certains aiment le rappeler « nous, on est supérieurs », il s’agit de ceux qui ont le plus de piété :

Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux.
Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur.

[Sourate 49 – verset 13]

Ce n’est pas n’importe qui chers frères et sœurs, et s’il a cette piété, alors il aura des notions, des connaissances qui vont le freiner. Et si il n’y a pas ces notions là alors on va avoir des personnes qui peuvent interpréter le mot « responsabilité », « supériorité », comme il veut et là il va commencer à dépasser certaines limites et va commencer à faire subir à sa famille un tas de petites privations injustifiées, il va commencer à les « embêter », les provoquer… et ça peut aller très loin. C’est pour ça que Allah dit dans sourate an-nissa :

« …Et comportez-vous convenablement envers elles…»
[ Sourate 4 – verset 19]

Les exégètes disent que lorsque l’on parle de « ‘achirouhounna » (comportez-vous) c’est dans la vie commune, le comportement et « bil-ma’rouf » (convenablement) c’est dans le bien, dans les moyens que tu dois utiliser pour réunir les coeurs dans ce couple. Mais est-ce que l’on connaît ces versets tout d’abord ? Est-ce qu’on les a déjà lu ?

Ou bien est-ce qu’on ne lit du Coran que ce qui nous intéresse ? On ne prend des traditions que ce qui nous intéresse.

Voilà, il y a déjà ce verset qui normalement devrait freiner automatiquement un musulman dès le début de son mariage et freiner aussi une musulmane dès le début de son mariage. Parce que certaines pourrez vous dire que dans ce verset on s’adresse aux hommes et que donc la femme elle peut être à l’aise, n’a rien à faire. Non ! Fais attention chère sœur, à toi de comprendre que si Allah a interpellé ton mari pour lui dire « attention, vis avec ta femme convenablement », ne va pas toi en profiter et essayer de monter au dessus de lui.

Voyez quel jeu subtil soubhan Allah ! C’est pour ça que c’est la parole d’Allah et pas la nôtre. Et Allah, c’est Lui qui nous a crées et Il sait que certains à cause de cette petite supériorité peuvent tenter de s’accaparer l’autre et donc Il les prévient avant. Et vous savez que le Coran on le lit avant même de se marier, donc ça te prévient à l’avance. Combien qui ne sont pas mariés lisent le coran al hamdulillâh mais combien de fois passent-ils sur ce verset ? Et bien il faut s’éduquer par rapport à ce verset et avant même de se marier le frère il aura lu plus de mille fois « wa ‘âchiruhunna bil-ma’rouf ».

Mais ça c’était quand les musulmans connaissaient et comprenaient la langue arabe. Aujourd’hui le frère même s’il lit mille fois ce verset, trois semaines après son mariage les disputes commencent…

C’est parce que l’on ne connaît pas le Coran, on ne connaît pas la langue arabe donc comment voulez-vous vivre avec le Coran, comment voulez-vous comprendre ces versets, comment voulez-vous ces demandent qui viennent de qui ?

Soubhan Allah est-ce que c’est un avocat qui te dit  : « Et comportez-vous convenablement envers elles…»

C’est qui qui te le dit ?   Allah, !

Ce n’est pas un juge qui te le dit, ce n’est pas le Tribunal de première instance. C’est Allah soubhanahu wa ta’ala.

Soubhan Allah, quand ton père te donne un ordre, qu’est-ce que tu fais ? Tu lui dis d’aller voir ailleurs ou bien tu lui réponds « mon petit cerveau il m’a dit » ? Non, tu as honte, tu baisses les yeux et tu obéis, tu ne discutes pas. Et quand c’est Allah qui te dit « wa ‘âchiruhunna bil-ma’rouf » tu es à l’aise ? Tu réponds que c’est d’abord tes règles à toi, ton système à toi ? Donc l’obéissance en islam pour les musulmans c’est spécial !

Ceux qui connaissent mes interventions savent qu’il y a des mots en français que je n’aime pas car quand on les traduit soubhan Allah ça fausse complètement le sens du mot. Et parmi ces mots-là et certains en profitent dans beaucoup de conférences c’est le mot « ta’a ».

En langue arabe c’est un mot qui est beau, il a un sens qui est meilleur que celui qu’on lui donne en français lorsqu’on le traduit par « obéissance ». Ca en arrange certains qui le prenne pour dire à leur femme « obéit et ferme-la » Non !

C’est pour cela qu’on dit à nos sœurs : écoutez votre mari. Mais pas dans le sens comme on le pense en français car sinon, on retombe dans le problème d’incompréhension entre mari et femme et ça provoque des disputes et des réflexions du type : « pourquoi je dois lui obéir, qui il est » ?

Yâ ukhti, (O ma soeur) tu n’es pas à l’armée, tu es dans un couple ! Et toi cher frère tu es dans un couple : Il y a des frères qui ne savent parler qu’avec des ordres, ils ne connaissent que l’impératif : « viens », « va», « donne », « prends », « tient » que l’impératif. Et à ce moment-là alors on commence à jouer le jeu de shaytan et puisque les jeunes ne parlent que le français, les mots qui sont employés poussent à l’incompréhension. Imaginez si le frère vient conseiller son épouse et lui dit « tu dois m’obéir » Shaytan il vient en faisant des pirouettes ! Il se met directement devant la femme et lui dit « obéir, ouh la … comment ça obéir ? » !!!

C’est un gros dilemme qui est apparu dans nos couples parce qu’il n’y a pas la langue arabe. Et s’il y avait la langue arabe ça serait beau parce que l’on donnerait le sens approprié à certains termes. Et ceux parmi vous qui sont connaisseur du Coran et connaisseur de la langue arabe, lorsqu’ils lisent ces versets-là, leurs poils frissonnent, ils savent que leur responsabilité est lourde, que ce n’est pas une affaire d’obéir comme si le caporal arrive et appelle son petit soldat. Non, non, non…ce n’est pas ça la vie de couple, loin de là.

C’est pour cela que le statut d’époux, de responsable de la maison ne vous donne pas le droit de faire n’importe quoi dans le couple. Ca ne vous donne pas le droit de faire ce que vous voulez de la personne qui est en face de vous. Loin de là. Et toi ma sœur, dans ton rôle d’épouse ne pense pas alors que tu peux faire n’importe quoi. Loin de là. Hacha lillâh !

Allah a bien mis des limites pour chacun mais on rappelle spécialement à l’époux car comme je l’ai dit tout à l’heure il a un rôle beaucoup plus élevé, une responsabilité beaucoup plus élevée. Donc on lui dit « attention, ne te laisse pas avoir par shaytan et commencer à faire n’importe quoi. »

Et de ce fait, de part cette responsabilité, parmi les problèmes que peut avoir l’époux il s peut qu’il se retrouve face à des demandes non plus de son épouse mais de sa belle famille ou même de sa famille à lui, des gens qui viennent, qui interviennent dans la vie de couple, qui pensent les pauvres bien faire mais qui enclenchent des problèmes entre le mari et sa femme. Et tout cela pourquoi ? Encore une fois parce que l’on n’a pas bien compris quel est le rôle de l’époux qui est un rôle très lourd et très embêtant…

Tu peux aller voir tes parents et par exemple, directement ils vont attaquer ta femme. Tu sors de là tu croises ta tante et c’est pareil, ou un copain à toi et c’est une pression l’une derrière l’autre qui font que à la fin tu n’arrives plus à gérer, tu n’arrives plus à aller au-delà. On comprend alors pourquoi parfois avec une pression trop forte, certains finissent par faire n’importe quoi. C’est pour cela qu’il est important de comprendre que lorsque l’on prend un fonction entre les mains et bien il faut savoir ce que c’est qu’être responsable, ce qu’est la vie de couple, ce qu’est avoir une épouse !

Est-ce que c’est avoir juste un morceau de chair de viande en face de vous ? Comme on dit, le premier mois c’est « chahru al-hsal », « le mois du miel », puis le deuxième mois c’est « chahru l-basal », « le mois de l’oignon » où tout le monde pleure, crie et puis ça se dégrade au fur et à mesure. Et on finit par ne plus avoir de considération l’un pour l’autre.

Alors celui qui prend la peine avant de se marier de voir quel est le rôle d’un époux, qui va même demander à certains frères qui sont déjà mariés – on est contents quand ils viennent nous poser des questions sur ça – Ils ne vont pas leur raconter leur vie privée, on ne peut pas faire ça en islam, mais on va rester sur des explications générales comme on trouve même dans la sunnah du prophète alayhi assalat wa salam.

Pas deux ou trois phrases pour faire peur non, mais juste mettre en garde sur certaines choses qui peuvent arriver. Des fois, les gens ne vont pas vous dire des réalités, n’oubliez pas, ils vont vous montrer une belle façade. C’est pour cela que c’est important d’abord de voir le Coran et la sunnah comme ça vous avez le vrai texte et puis ensuite vous demandez aux frères, que les frères fassent confiance aux frères et que les sœurs fassent confiance aux sœurs.

Lorsque l’on parle de l’épouse, Allah nous dit dans le Coran :



 

« […] Et comportez-vous convenablement envers elles.
Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune,
il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien. »
[ Sourate 4 – verset 19 ]

Ce verset-là et il y en a bien d’autres et le Coran nous montre que l’homme a ce rôle de personne patiente. Il n’a pas le choix, il doit être indulgent, il ne doit pas user d’arrogance, il ne doit pas être orgueilleux. Si un frère avant de se marier sent qu’il est trop susceptible, qu’il se vexe vite, qu’il a de l’orgueil, à celui-là on dit va te soigner avant de te marier. Un frère comme ça, comment va-t-il faire dans sa vie de couple ? Parce qu’en face il y a un être humain, il y a un vécu !

Et aujourd’hui, je ne vous le cache pas, on a face à face un « Jumbo » et « Jumbetta » qui se marient. C'est-à-dire qu’on a le frère avec tout son passé et Jumbetta qui avait une double vie : celle de la maison devant ses parents avec son petit hijab et celle de l’école avec ses copines, dehors tu les entends de l’autre bout du quartier. Allez voir la sortie des écoles et vous allez voir ce que c’est les frérots et les soeurettes ces derniers temps.

Lorsque les deux se rencontrent, quelles limites ils connaissent ? C’est un autre style de couple que l’on a. Vous comprendrez qu’avant de parler de « frapper » j’ai fait cette longue introduction qui est très importante pour que vous compreniez pourquoi on a ce vice qui commence à entrer dans nos familles.

C’est parce qu’on a un vécu derrière, on a des personnes qui ont des doubles vies et wallâh, on a demandé à nos chouyoukh (savants) avant de préparer ce sujet et on leur a dit : est-ce que un musulman qui connaît la pratique religieuse comme il se doit, qui craint Allah et qui a un passé même s’il était égaré ou tout ce qu’on peut imaginer et qui est revenu dans la droiture est-ce qu’il peut garder ce même comportement ?

Les chouyoukh nous répondent que c’est illogique. C’est illogique puisqu’ils se sont repentis, s’ils sont revenus vers Allah normalement il doit partir sur de nouvelles bases.

Soubhan Allah, certains, s’ils se trouvent face à certaines situations dans leur vie de couple c’est comme s’ils étaient encore dans la rue. Sa femme miskina elle ne connaît pas sont passé. Il réagit avec elle comme avec ses copains de la rue, si par exemple elle touche son GSM, c’est un « balayage direct » !

Ca c’est dans les couples d’aujourd’hui, la nouvelle collection ! printemps/été 2009 !

Non mon frère, le passé a son importance et donc on doit y penser avant de se lancer dans une vie de couple et comprendre comment est-ce que l’on va arriver à considérer l’épouse que l’on a en face de nous, car l’épouse dans l’islam a un statut, comme l’époux a un statut. Donc il faut chercher quel est ce statut, comment cela fonctionne.

Vous verrez aussi que d’autres sont incapables de discuter. Ils ne savent pas passer un message. Ca aussi c’est un des problème qui fait que la seule chose qu’il sait faire c’est en arriver aux mains. Il faut chercher ce que c’est l’art de parler, l’art de s’exprimer, comment ça fonctionne ?

Soubhan Allah il y en a qui se sont faite massacrer parce qu’elle n’avaient pas compris la phrase. Les malentendus commence et sur les malentendus on arrive jusqu’au divorce. Il y en a qui ont des pertes de mémoires, ils ont une discussion et il ne sait même plus la phrase qu’il a dite il y a cinq minutes puis il s’emporte.

Et on a comme ça pleins de petites maladies que l’on retrouve dans la communauté et c’est pour ça que le prophète alayhi assalat wa salam dit dans une tradition authentique que le véritable homme, l’homme fort, c’est celui qui sait se contrôler et contrôler sa colère.

S’énerver c’est facile, et on le fait tous, il y a toujours moyen de s’énerver. Mes frères, chaque fois que vous trouver une tradition qui vous montre quel est le meilleur : le meilleur c’est celui qui pardonne, le meilleur c’est celui qui contrôle sa colère, il faut faire en sorte d’en faire partie. C’est une fierté d’être catalogués parmi ceux-là. Et lorsque tu comprends ce genre de tradition et tu sais que si tu veux être le meilleur auprès d’Allah il faut suivre les conseils du prophète . Tu gagnes quoi ? Le paradis.

Allah dit dans le coran :

« Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre,
préparé pour les pieux, qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité,
qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants –"

[ Sourate 3 – versets 133 et 134 ]

Mes frères, le jour où on va vous parler du Paradis vous allez voir, ici on en parle avec des livres, des cassettes, mais le jour du jugement dernier lorsque vous allez voir les gens se diriger vers ce paradis parce qu’ils ont pu retenir leur colère, pardonner aux gens et avancer au fur et à mesure, masha Allah. Ce n’est pas facile certes, Shaytan, à chaque fois qu’il sait que vous allez avoir un bénéfice, wallâhi il va vous le casser, il va vous fermer toutes les portes. Et ça va être comme ça jusqu’à la fin de votre vie parce qu’il s’est juré de vous dévier un par un de toutes les manières possibles : en t’apportant les joies de la vie, l’amusement, tout ce que tu veux ... il a juré. Mais il a aussi dit :

« Je n’avais aucune autorité sur vous si ce n’est que je vous ai appelés, et que vous m’avez répondu.»
[ Sourate 14 – verset 22 ].

Parce que le jour du Jugement dernier, ceux qui auront usé sur terre de cette arrogance, qui disaient « Je suis l’homme, regardez-moi, c’est moi l’homme ! », ce jour-là, Shaytan, il ne va pas rester à côté de lui pour lui dire merci de l’avoir suivi sur terre et rentrer avec en Enfer. Non ! Quand l’être humain va vouloir mettre la faute sur shaytan, ce dernier va dire :

« Certes, Allah vous avait fait une promesse de vérité; tandis que moi, je vous ai fait une promesse que je n’ai pas tenue. Je n’avais aucune autorité sur vous si ce n’est que je vous ai appelés, et que vous m’avez répondu. Ne me faites donc pas de reproches; mais faites-en à vous-mêmes. Je ne vous suis d’aucun secours et vous ne m’êtes d4aucun secours. Je vous renie de m’avoir jadis associé [à Allah] ». [ Sourate 14 – verset 22 ].

Qu’est-ce que tu feras à ce moment-là ?

Tu pourras revenir en arrière ?

Quand chaque personne à qui tu as fait du mal viendra faire la file derrière toi et toi tu seras là avec ton petit paquet de hassanat et encore si tu as un petit paquet et qu'on commencera à t’en enlever et qu’on les donnera à celui sur qui tu as commis une injustice, qu’est-ce qu’il te restera ?

On a des jeunes ils n’ont laissé personne passer, que ce soit l’épouse, que ce soit les enfants, que ce soient les voisins, que ce soient les gens dans la rue, que ce soit au travail, ils ont massacré tout le monde avec leur comportement, alors le Jour du Jugement Dernier, la file, combien ? C’est pour cela que l’on vous dit et c’est un autre chapitre, il faut absolument se souvenir de certains principes. C’est très important !

Une des choses que l’on rappelle à nos frères c’est que l’épouse que tu as entre tes mains ce n’est pas un objet et ce n’est pas une possession. Vous voyez ce bic, je peux vous dire c’est à moi, c’est mon bic. Je fais ce que je veux avec, je le mets où je veux. On est en train de parler d’un bic, mais entre nous ce bic est-ce que je peux en faire n’importe quoi ?

Non ! La preuve, j’ai un frère devant moi est-ce que je peux lui planter dessus ? Non ! Donc on ne peut pas faire n’importe quoi, même si c’est un bic soubhan Allah, alors que penser d’un être humain ?

Il y a des règles qui vous disent de ne pas faire n’importe quoi avec un stylo en dehors d’écrire et même écrire, est-ce que l’islam ne régit pas ce que l’on peut ou pas écrire ? Même ce que l’on va écrire, l’islam le contrôle donc on ne fait pas n'importe quoi même avec un objet. Alors quand c’est un être humain on fait quoi ? On en fait n’importe quoi ?

On vous dit aussi : n’oublie pas un deuxième point. Tu t’es marié il y a X temps et tu as pris quelqu’un comme témoin. Il y a eu un premier témoin dans ton mariage, le plus grand des témoins, le témoin le plus important dans ton mariage :

Allah .  Tu l’as pris à témoin quant au fait que tu vas vivre normalement avec elle, dans le bien.

Qu’est-ce que tu fais de ce témoin ?  Tu as la mémoire très courte.

Wallâhi, certains ont la mémoire très courte. Il faut les voir quand on marie les gens dans le Centre, tout le monde est beau, sourire. Il y en a qui pleurent dès que tu lis un verset ... tu te dis masha Allah « qouwwat al imane » la force de la foi. Ah la foi !

Mais c’est bizarre chez certains la foi c’est comme butagaz, dès que tu ouvres le robinet tu entends le pchhhhhhh, ça s’essouffle, alors après quelques semaines, les pleurs, ils changent de personne et c’est d’une autre manière et d’une autre intensité.

Alors que le jour du mariage, tout le monde pleure, si tu devais récolter les larmes tu aurais un seau rempli, mais après ça pleure d’une autre manière hélàs.

Donc mon frère, fais attention, il y a eu un pacte où Allah était Témoin, tu dois alors mesurer la portée de tes actes parce qu’à chaque chose que tu vas faire, n’oublie pas que la personne qui est en face de toi si tu commets des exactions sur elle, Allah comme il était Témoin le jour de ton mariage, Il est Témoin par rapport à tous les actes que tu commets le jour comme la nuit.

Tu dois aussi te souvenir que les savants t’imposent d’après le coran et la sunnah c’est pour protéger et respecter l’épouse jusqu’à la fin de sa vie. Et cela lorsque c’est mis en pratique c’est un bénéfice pour les deux. Chacun va répercuter l’engagement qu’il a pris dans ce couple et tous les deux vont vivre dans un foyer où il y a un climat de sérénité, de sécurité, de calme, d’apaisement. Mais c’est à condition qu’il y ait la crainte d’Allah chez les deux et parfois chez au moins l’un des deux et de travailler l’autre au fur et à mesure.

Un autre point : où est la bonne conduite que tu vais lorsque tu venais faire les entrevues avec sa famille, lorsque tu es venu demander cette sœur en mariage et que tu lui as montré les beaux côtés de ton visage, les beaux côtés de ton comportement, soit disant le prince charmant de 2022 là … et après c’était qui ? Le golgoth de 3024 !?

Allah yahfadh on dirait des dessins animés. Quand il vient demander la fille en mariage, Allahu akbar, tu te crois dans un des paysages de La Mecque. Reviens le voir cinq ou six mois après, c’est la transformation, je ne sais pas comment il fait, tu ne le reconnais plus, ce n’est plus la même personne. Et on a le même problème du côté des sœurs et vous le savez.

On te dit « attention, n’oublie pas que tu es peut-être un hypocrite dans ces conditions-là, que tu es une personne qui a deux faces. »

N’oublie pas aussi qu’en tant qu’époux, tu as été prévenu qu’il y aurait différents problèmes dans la vie de couple. Personne aujourd’hui n’est capable de jurer que dans une vie de couple il n’y a pas de problèmes ! Tout le monde est au courant qu’il y a des problèmes, des hauts et des bas, et on le sait avant même le mariage. On dirait qu’on devient amnésique une fois qu’on est marié. On ne sait plus patienter.

N’oublie aussi que l’on t’a demandé de te calmer, de ne plus avoir le même comportement que celui que tu avais avant, d’aller revoir quel est le mot « patience », « indulgence » et autres comme on l’a rappelé. Ce sont des mots que tu es obligé, même si tu vis en tant qu’époux dans un moment où il n’y a pas de problèmes entre vous, même dans cette situation, il ne faut pas oublier ces mots parce que shaytan, si jamais il voit qu’un couple est à l’aise il ne va pas le laisser. Parce qu’un couple qui est à l’aise dans l’adoration d’Allah est un mauvais client pour shaytan. Il ne peut pas les laisser, il trouvera un moyen de le faire. Donc, fais attention.

On a donné quelques exemples, quelques conseils, si par exemple il y a une dispute, qu’est-ce qu’on vous donne comme conseil souvent, est-ce qu’il faut arranger le problème sur place à la seconde ?

Est-ce que l’épouse elle doit rester là coller à son mari pour régler le problème de suite ? Et l’époux pareil ?

Parce que wallâhi dans ces moments-là il y en a qui cherchent, qui provoquent … Mais même si la femme elle provoque, l'époux qui sait qu’il a une responsabilité devant Allah , est-ce qu’il va lui répondre ?  Il va se réfugier en Allah contre shaytan et il va même quitter les lieux s’il faut.

Je vous comprends chers frères car ces derniers temps j’entends des cas où même si l’homme il sort pour prendre l’air et calmer les choses, une fois dehors s’il se retourne il voit sa femme qui court derrière lui. Il y en a qui terminent le match à l’extérieur, dans la rue. C’est parce qu’il n’y a pas de crainte d’Allah , il n’y a pas de connaissance de la religion.

 

Et on arrive à un quatrième sujet qui est l’injustice commise et condamnable et qui pousse certains à faire cela et quand on parle de frapper l’épouse, taper, il y en a qui commence par des prémisses. Certains parmi nous soubhan Allah ce sont des chirurgiens, pour eux, frapper c’est seulement la cerise sur le gâteau, c’est à la fin, c’est le dessert. Il ont d’abord la torture. Ils commencent par la torture psychologique, morale, étape par étape et une fois fait, à ce moment-là il la « termine ».

Par exemple, il y a une soeur qui nous appelle et nous dit, « normalement nous, toutes les deux semaines on va voir mes parents », (et le beau père et la belle-mère ce sont comme tes parents) – et là du jour au lendemain il supprime la visite des parents de sa femme, si elle lui demande pourquoi, il lui répond « comme ça ! tu sors pas c’est tout. » Et quand nous on demande au frère pourquoi il fait ça il répond « c’est pour revoir les troupes, pour voir si le commandement est encore respecté. »  !

Soubhan Allah c’est comme un roi qui regarde si le peuple est encore derrière lui !! Akhi est-ce que l’islam te demande de faire une révision de temps en temps comme tu fais pour ta voiture ? Alors de temps en temps tu enfermes l’épouse à la maison pour voir si elle obéit toujours ou pas ? Il y en a qui le font par plaisir soubhan Allah, ils nous le disent, « il faut remettre les choses dans les règles, à la baguette… il faut lui montrer qui est le chef… »   Itaqi llâh ! Craint Allah ! Ca ne marche pas comme ça. Il y a des sujets qu’il ne faut pas toucher. La visite des parents, il ne faut pas toucher. En plus il y a des frères qui vont plus loin : « aller voir mes parents oui, mais aller voir tes parents, non, jamais ! »

Dans la loi islamique est-ce que tu as le droit de faire ça de cette manière ? Parce que certains jouent avec les mots : « ah mais elle doit m’obéir ». Pourquoi tu vas lui interdire d’aller voir ses parents, ou aux enfants de voir leurs grands-parents? Elle a aussi des droits, des devoirs et des obligations vis-à-vis de ses parents.

Bien sûr, je ne parle pas de l’excès, celles qui vivent chez leurs parents, on ne dirait même pas qu’ils sont mariés. Ca ce n’est pas bien dans une vie de couple. Il n’y a personne qui vous dira que c’est une bonne chose, mais quand c’est structuré, pourquoi venir « allumer » des sujets pareils.

L’argent aussi. Il y en a qui sont arrivés à des disputes graves et en sont même arrivés aux mains à cause d’histoires d'argent. Le mari du jour au lendemain il dit à sa femme : « tu sais quoi ? Plus d’argent » Et si elle lui demande pourquoi il répond « comme ça pas d’argent, je suis ton mari point. Tu as mangé ce matin non ? Tu as encore faim, ouvre le frigo et mange, mais plus de "flouz" »

Et oui ! c’est ça les histoires qu’on nous rapporte, des aberrations telles qu’on en est gêné de les citer. C’est à se demander si le mari c’est pas un psychopathe ou s’il est déréglé ! Ca n’existe pas ce genre d’histoires en Islam. Il y a des versets qui parle de ta responsabilité financière sur ta femme. Tu n’as pas un petit chien à la maison !

Qui interdit à la femme de lui donner un peu "d’argent de poche" soubhan Allah. A tel point que dans certains couple la femme va « mendier » chez son père pour un euro. Tu peux imaginer ton épouse qui a le même âge que toi, une adulte qui est obligée de venir chez son père réclamer un euro ?  Tu n’as pas honte de ça ?  Tu es en train de fabriquer une bombe. Un jour ta femme elle va venir te dire que le service social il t’appelle et c’est gratuit, même pas un euro !

Tu vas aller les voir et tu vas trouver un dossier tout préparé. Et tu vas te retrouver à devoir quitter le domicile conjugal. La situation se retourne contre toi ! Soubhan Allah tout ça ce n’est pas l’islam. Quand l’un commence à menacer l’autre, ce n’est pas bon. Wallâhi déjà les couples musulmans on ne devrait même pas les retrouver dans un service social. Mais voilà on a commencé à jouer avec des sujets auxquels il ne fallait pas toucher. Donc on paye. Allah nous le dit dans le Coran : celui qui aura dépassé les limites imposées par Allah, il n’aura fait de tort qu’à lui-même.

Donc il faut que vous fassiez attention par rapport à toutes les limites que vous avez dépassées. Et même par égoïsme, certains sont arrivés à une vie de couple exécrable et en sont même arrivés aux mains à cause de l’égoïsme et du manque de cohérence dans le couple.

Je disais une fois dans une autre conférence que les non musulmans, lorsqu’ils ont un chien chez eux ils le font sortir. Ils font sortir les petits chiens… Chez nous soubhan Allah on voit que parfois l’être humain il n’a même pas le niveau d’un chien. Et c’est pour cela que certaines femmes finissent par exploser ou commettre des erreurs graves et certains hommes gèrent cela par la violence et frappent leur femme. Pourquoi ? Parce qu’elle a désobéi, parce qu’elle a fait ceci ou cela…

Il y a aussi des moments où le comportement devient vraiment injustice, où on attaque la personne vraiment d’une manière qu’on n’a pas le droit, alors il faut que cette personne se rappelle que le Prophète nous a mis en garde par rapport à une plainte.

Vous savez laquelle ?

« Daw’at al-madhloum », l'invocation de celui sur qui on a commis une injustice. Alors fais attention parce que si la personne, que ce soit l’époux ou l’épouse mais je parle ici des maris qui dépassent toutes les limites et casse la personne qu’ils ont en face et bien qu’ils sachent que si cette personne-là, leur femme une nuit a invoqué Allah et que la porte de l’invocation était ouverte, wallâhi je ne garantis pas le reste de ta vie comment il va se passer !

Quand vous voyez le comportement qu’avait le prophète , par rapport à ce que nous faisons-nous...

Aujourd’hui certains jeunes partent avec une image qui peut être erronée sur la vie de couple. Par exemple, certains avant le mariage discutent avec leur mère et que leur dit-elle ? « Mon fils tu vas te marier, certaines femmes ce sont des shayatin (des diables).. »  Déjà le fils a un premier cours : sa femme est un satan.

Ensuite, il va parler avec un copain qui va lui dire : « Mon frère, la femme il y a deux solutions, soit tu l’éduques, soit c’est elle qui va t’éduquer ». A ce moment-là qu’est-ce qu’il fait ? Quels sont les conseils qu’il a reçus ? A-t-il reçu avec ces deux là quelque chose de positif ? Non, que du négatif, que des mises en garde.

Alors, partant de là ne vous étonnez pas que cet homme lorsqu’il va commencer sa vie de couple, il va être sur ses gardes tout le temps, il va avoir une double face et le jour où en face de lui l’épouse va avoir une réaction un peu bizarre, il réagira directement par la riposte. Et shaytan va le réconforter dans sa tête en lui disant « tu vois c’est ce dont tu avais été prévenu, tu vois que c’est vrai, ta mère avait raison, ton ami avait raison… » et puis ça se termine n’importe comment.

Revenez vers les livres et regardez comment faisaient les anciens, les salafs, hommes et femmes, lorsqu’ils allaient marier leurs enfants, qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils prenaient la fille et ils lui faisaient tout un cours sur qu’est-ce qu’un mari, toute une éloge sur le mari. Et au fils il faisaient tout un cours, un éloge sur la femme, c’est elle qui va porter tes enfants, c’est elle qui va faire ceci, faire cela et soubhan Allah à ce moment là les deux psychologiquement étaient prêts et préparés à se rencontrer et vivre leur mariage de la meilleure des manières ?

Ils étaient comme assoiffés, chacun voulait rencontrer l’autre car on leur avait fait un bel éloge l’un de l’autre. Mais nous aujourd’hui quand on donne une image exécrable de l’un et une image exécrable de l’autre c’est normal alors qu’on ait deux « golgoth » qui arrivent à la maison ! Deux soldats qui se rencontrent ! Et vous comprenez alors comment ça se termine des fois avec le vainqueur, l’homme, c’est normal il a plus de force.

Les autres questions tournent encore autour du même problème. C’est quand le dialogue est impossible.

Soubhan Allah depuis que l’on fait ce métier on est étonné, les maghrébins ils savent parler masha Allah, si tu les vois dans une fête, ils peuvent parler de 20h à 03 heures du matin sans problème. Mais quand il s’agit de la vie de couple c’est incroyable ils ne savent plus parler. Et souvent je le dis à certains couples, tout ce que Allah a mis entre vous deux depuis le jour ou vous avez entre guillemets « flashé » l’un pour l’autre, que vous avez décidé de vous marier, toutes ces choses-là, ce vécu que vous avez, quelle est la cause qui fait que même parler devient impossible ? Si vous assistez à une médiation, ici au centre, vous verrez que c’est une réalité. On est dans « baytu llâh », la maison d’Allah et malgré ça, rien à faire. C’est là aussi que l’on se rend compte que le travail de shaytan il est vraiment très grave.

Il y a un cheykh qui dit qu’alors on est obligé de revenir en arrière pour voir un peu comment est la pratique religieuse, quelle est la réalité de notre pratique. Ils sont à la mosquée et il faut que tu les supplies pour qu’ils parlent et même pas, ils ne parlent pas.

Ca, c’est un groupe de personnes qui existent vraiment et je n’ai pas de miracle, soubhan Allah il y a des gens on ne peut pas savoir ce qu’ils ont dans la tête, ils bloquent directement après le « assalamu alaykum ». Ceux-là on les interpelle et on leur dit « itaqou llâh » Craignez Allah !

Si vous avez quelque chose derrière la tête, si vous avez un plan, si vous êtes « dégoûtés » de cette femme ou même si c’est la femme qui a un problème avec son mari alors parlez. Comme ça vous ne laissez pas l’autre dans la torture. Et c’est ça que je remarque dans notre travail c’est qu’il y a des gens qui ont l’art de laisser l’autre dans la torture des mois et des mois et quand des fois ils arrivent à parler vous savez ce qu’ils font comprendre ? Qu’il est en train de faire payer la personne pour l’erreur qu’elle a commise il y a un an !

Et dernièrement là on a eu des sœurs qui nous ont appelé pour nous dire que leur mari ne leur parle plus depuis trois mois. Ce n’est pas possible qu’un mari qui craint Allah ne parle pas à sa femme pendant trois mois, c’est impossible. Et quand on va au fond des choses il arrive que la sœur dise des choses à son mari par exemple au cours d’une dispute qui provoquent ce genre de réactions. Par exemple une fois une sœur nous a avoué avoir dit à son mari au cours d’une querelle : « tu n’es pas un homme ».  

Et bien sachez qu’il y a des phrases qui bloquent une personne. Et pour se venger il se peut que le mari ne parle plus à sa femme pendant des mois.

Donc quand on vient nous dire que le mari ne veut plus dialoguer, il n’y a pas de mal à essayer de revenir en arrière dans ta vie de couple pour voir s’il n’y a pas eu une erreur de faite.

Des fois la sœur miskina avoue ne même pas y avoir pensé ou alors elle va dire que ça fait plus d’un an qu’elle lui a dit. Mais n’oublie pas ma sœur qu’il y a un acteur entre vous pour lui rappeler cette phrase toute les minutes, c’est shaytan. A chaque fois que ton mari va voir ta tête, shaytan lui rappelle cette phrase et ça va le travailler, ça va le ronger.

Et lorsque tu arrives à une situation où tant l’homme que la femme remarquent que ce n’est plus une vie, qu’aucune médiation n’est acceptée, aucun dialogue n’est possible, on fait toujours le pas vers la sœur en lui disant de patienter, qu’elle aura une récompense, tu as donné ton intimité à cet homme et cet homme t’a donné son intimité, patiente, sois indulgente parce que maintenant il est dans un problème et comme ça s’il revient vers toi s’il ouvre les yeux, tu retrouveras ton mari. Car parfois ça arrive, certains ont été ensorcelés ou d’autres ont eu un accident. Je ne parle pas de ceux qui ne parlent pas et en plus frappent ou infligent des châtiments à la maison, non ceux-là, il faut absolument passer par une médiation. N’attends pas que le mari te tape 20 fois, il faut passer par la médiation.

Il faut aussi penser à invoquer Allah .

Et pour celui qui conseille, qui mène la médiation, qu’il craigne Allah , il ne peut pas dire « oh, une de perdue, dix de retrouvées, jette-là !», ce genre de chose ça ne fait partie de l’islam. Ce n’est pas le comportement du musulman, le comportement du musulman c’est la patience. Il y a un pacte entre toi et Allah .

En ce moment on remarque aussi et il est dit par des savants que une des cause de ce genre de situation, c’est l’absence des cours sur la ‘aqida, le dogme et le manque de compréhension par rapport à ça. Ils nous conseillent de donner plus de cours sur celà, car il y a une faiblesse de la foi, et de la crainte d’Allah. C’est une des raisons.

Soubhan Allah regardez combien de conférences il existe sur tout les sujets de la vie du musulman et même des choses, je ne savais même pas que ça existait chez nous. Il y a dix ans de ça, je ne savais pas que le problème des femmes battues existait chez les musulmans. On a des cas d’inceste, des pères qui touchent leur fille, on a eu ici même des sœurs enceintes de leur frère et pas qu’une…C’est ça qui nous pousse à parler de ces sujets-là. On a parlé de tous les sujets.

Et lorsque l’on parle entre prédicateurs, on se dit qu’il faudrait qu’on revienne vers la base, la ‘aqida, les savants qui pensent cela ont raison. Je serais même pour qu’on arrête les conférences pour une petite période et qu’on oblige ainsi les jeunes à venir suivre des cours. Parce que quand on donne les cours, vous savez qui c’est qui vient ?  Que des sœurs ! Les garçons c’est tous des ulamas, des savants !!! C’est pour cela qu’après on a des vies de couple qui donnent n’importe quoi. Il n’y a pas de crainte d’Allah ou des fois même il y a de l’ignorance, il ne connaît rien. C’est ça le problème qu’on a c’est vrai. C’est important de revenir à la base.

 

Une question : qu’en est-il d’un homme qui injurie sa femme ?

Soubhan Allah il y a une tradition authentique du prophète qui parle de l’homme lorsqu’il en insulte un autre et dit :  Insulter un musulman c’est du « fisq » (perversion, débauche) et le tuer c’est du koufr (mécréance).

Soubhan Allah, c’est un comportement très bas, de la débauche. La personne qui fait ça il y a un problème en elle. Alors que dire d’insulter sa femme soubhan Allah. Le prophète donnait des surnoms affectueux à son épouse, il ne l’insultait pas.

Où est-ce que l’on en est par rapport à cela ? On arrive aux insultes ?

La réponse elle est connue : haram, haram, haram. On n’insulte pas ni son épouse ni un frère ou une sœur musulmans. On n’insulte pas. Le musulman n’est pas quelqu’un qui a ce comportement là.
 

Et un homme qui interdit de laisser sortir sa femme sauf avec lui-même ?

Ca, chers frères et sœurs, si jamais dans le couple c’est un arrangement qu’il y a, ces derniers temps on dit que c’est préférable surtout avec tout ce que l’on voit à gauche à droite. Et comprenez-moi bien, que certains ne transforment pas mes phrases, on ne parle pas de ceux qui empêchent leur femme de sortir Allah yahfadh, enfermée jour après jour chez elle, qui ne sort que tout les trois mois et encore, ceux-là on en a parlé.

Soubhan Allah il y a des traditions qui nous prouvent que le prophète sortait avec ses femmes.

On a l'exemple de la mosquée avec Safiyya ou alors le hadith où le prophète faisait une course avec Aïsha , pleins de traditions où les compagnons rapportent que le prophète alayhi assalat wa salam était avec ses femmes. On a des traditions, la femme peut sortir en islam. Mais comment ? Quelles sont les limites ? De quelle manière ? Pour aller où ? Pour faire quoi ?

On a des versets qui interdisent à la femme d’aller se pavaner à gauche à droite comme elles le font maintenant dans certains quartiers commerciaux comme vous le savez. Et je n’ai pas besoin d’avoir honte de vous le dire, parfois on y va parce qu’on a besoin d’aller dans une librairie ou autre et tu es gêné, tout le monde le dit, c’est la rue de qui ? Des femmes. Tu veux aller au marché de bon matin acheter des fruits ? Le marché du jeudi on l’appelle comment ? Le marché des femmes. L’homme miskin il reste à la maison assis sur une chaise et il attend que sa femme revienne.

Il se pourrait que le frère qui refuse que sa femme sorte sans lui, quand tu vas parler avec, il n’est pas mauvais, il a peut-être juste une amertume ...  Normalement
dans un couple si l’on veut rester protégé ou autre, moi je trouve que ce serait une fierté pour moi si mon épouse me disait « je préfère sortir avec toi car comme ça je suis en sécurité, je suis avec mon mari.»   Il n’y aura pas un petit voyou qui va te draguer dans la rue.

Soubhan Allah on est arrivé à un point où on n’ose plus faire sortir notre femme dehors et pour si elle a besoin de vêtements pour elle, c’est le mari qui doit aller au magasin à sa place ...  
Aujourd’hui on est arrivé à un point où c’est soit tout soit rien, on n’a pas un juste milieu.


Une autre question : que faire si mon mari a dévié du droit chemin, ne prie plus et ne rentre plus le soir, ne veux plus me parler ni me voir. Nous avons un enfant et mon mari ne cherche que le divorce. Il ne veut même pas parler avec vous mais je tiens encore à lui.

L’affaire est grave :
« Le pacte qui sépare le musulman du mécréant c’est la prière, celui qui l’abandonne a mécru. »
El Hamdoulilâh on n’est pas de ceux qui vont le rendre mécréant. On trouve encore des excuses.

Mais il y a des savants dans des pays où il n’y a que l’islam autour d’eux qui ne discutent même pas.

Il y a un savant, un jeune lui a dit moi je ne prie que une fois par semaine et un autre lui a dit qu’il ne priait pas. Le savant a répondu « kâfir » ! Soubhan Allah ! La première fois que j’ai entendu ce dars j’étais dans ma voiture, j’ai eu des frissons et je lui ai posé la question par la suite. Parce que quand tu es dans la da'wa (prédication) ce mot là il fait peur. De dire à quelqu’un « kâfir » !

Mais nous des fois en temps que prédicateurs
c’est comme si on veut se mentir. Wallahi, quand l’islam t’interdit de te marier avec un non musulman … pourquoi il est non musulman ? Parce qu’il a renié un tas de principe. Alors quand tu as un AbdAllah, et c’est pour ça que le cheykh dans le cours il dit : « il ne prie pas mais ils s’appellent Muhammad ou abdAllah, wallâhi c’est un mensonge, il ne s’appelle pas AbdAllah, parce que AbdAllah il prie. »

Regardez la catastrophe à laquelle on est arrivé …On arrive dans des couples soi-disant musulmans où l’homme dit
« voilà moi, je ne prie pas. » Et au centre si vous saviez combien on n’en reçoit des comme ça, du lundi au vendredi…On a minimum deux à trois sœurs qui viennent et demandent qu’on appelle leur mari pour parler avec au sujet de la prière.

Et dernièrement j’ai vu une sœur convertie qui pleurait comme une folle dans le bureau et me dit :
« cher frère je veux que une seule chose, je ne veux ni son argent, ni soi-disant qu’il m’aime, rien, je veux qu’il prie. S’il vous plait appelez-le et demandez-lui qu’il prie. Dite lui que sa femme vous dit de lui dire, il ne faut même pas l’aimer, juste qu’il prie.» Allahu akbar ! Lorsque j’ai demandé à cette sœur pourquoi elle demandait ça, elle m’a répondu : « moi je sais ce que c’est la prière. Moi je viens de l’ignorance, du vide. La prière c’est une lumière.»   Hasbunâ llâh !

J’ai appelé des frères qui ne priaient pas et soubbhan Allah,
ils prennent la prière comme un détail ! Tu as oublié que le jour du jugement c’est parmi les premières choses qu’on va voir. Si ta prière est bonne, bismillâh…et si elle est mauvaise, stop…

Cette sœur qui pose la question il faut absolument qu’elle passe par une médiation car vivre avec quelqu’un qui renie la prière, Allah yahfadh (que Dieu nous préserve) ! C’est un sujet très embêtant et nous, on n’entre jamais dans la question du divorce. Allez chez les gens compétents, nous jamais on ne rentre dans le divorce. Je ne prends jamais sur mon dos un divorce. Et j’espère insha Allah que je ne le ferai jamais. Ce n’est pas mon travail. Mais
j’ai le droit de lui dire que dans l’islam la question est très grave.  Quelqu’un qui ne prie pas ... ce n’est pas un couple musulman.


Question : Quel est le comportement à adopter par un père lorsque sa fille est battue ?

Ca j’espère qu’on ne se retrouvera jamais dans une situation pareille. Parce que
je ne peux pas vous garantir ce qu’un père qui aime sa fille pourrait faire. Un père qui l’a éduquée, qui se levait des fois la nuit parce qu’elle était malade, des fois le père il fait comme la mère, il passe toute la nuit réveillé et le lendemain il va au travail et il appelle la journée pour avoir des nouvelles, il s’inquiète et après elle se retrouve avec un mari qui la frappe jour et nuit !!!

Quelle va être la réaction ?

On pourrait dire de belles paroles, appeler à la patience mais non, quand on arrive à frapper, à casser, il y a des mots qu’on va mettre de côté et c’est comme dans la médecine, des fois on te dit il faut mettre un sparadrap mais des fois c’est de la chirurgie qu’il faut et dans la chirurgie parfois on parle d’enlever la blessure autour et parfois on te dit qu’il faut couper. Donc il faut voir si c’est la première fois, il ne faut pas dire, même si ça ne fait qu’une fois, stop ils doivent divorcer, non ! Hacha lillâh !

On s’assied, et moi ça reste mon avis, je suis de ceux qui disent : « ô jeune, le jour où tu vas avoir le malheur de taper une fois ta femme, tu retaperas une deuxième, puis une troisième et puis ça deviendra une habitude. »

Si tu as un peu de « raison » je te poserai la question « et si c’était ta fille, tu accepterais » ?

Mais nous on est très spéciaux j’ai remarqué, c’est comme pour sortir dehors,
si c’est le garçon qui veut sortir, il n’y a pas de problème par contre si c’est la fille : haram ! Ô mon frère haram pour toi et pour elle ! pour tous les deux ! Et bien pour taper c’est la même chose, si c’est lui il n’y a pas de problème mais si c’est sa soeur à lui qui est battue par son mari, il vient avec tous ses copains le voir.  Ca ce n’est pas la religion.

On demande au père de garder son sang froid parce qu’il y a des fois où les parents en sont venus aux armes. C’est vrai qu’en tant que père, on ne peut pas accepter que qui que ce soit touche à nos enfants. Mais qu’Allah soit satisfaits de vous, en tant que pères, allez faire une rencontre avec le mari de votre fille et mettre pour la dernière fois, - ne pas laisser une seconde fois arriver - les points sur les « i » par rapport à ce phénomène de frapper.

Et comme j’ai déjà répondu tout à l’heure à la question, il faut en tant que beau père parler avec ce beau fils et lui demander s’il y a quelque chose qui ne va pas avec sa fille.  Il ne doit pas aller vers sa file contre son beau fils, le père doit rester quelqu’un de juste et c’est aussi pour ça que dans la médiation il faut toujours quelqu’un de neutre. Mais lorsque cela arrive aux oreilles du père il faut absolument qu’il y ait la crainte d’Allah, le sang froid, s’asseoir et même si c’est une réunion qui doit durer jusqu’au matin, il faut trouver la cause. Pourquoi en est-on arrivé à cette limite qu’on ne doit pas dépasser. Il ne faut pas laisser passer ça comme si de rien n’était.

C’est le mot de la fin et c’est un avis personnel, comprenez-nous, il arrive que des fois on est un peu fatigué de certaines conférences. Pas du hajr (récompense), hacha lillâh, ça jamais de la vie mais des fois on est un peu fatigué, ça arrive, shaytan il va toujours faire croire au prédicateur que tout est noir mais hacha lillâh des fois on se dit qu’il est important et
je reviens à cela que les frères reviennent assister aux cours. Le centre arrive à la fin de l’année ... combien d’élèves étaient inscrit en début d’année ?

Cent et quelques inscrits et il y en a même qui étaient venus se disputer chez les frères qui inscrivaient « oui vous faites passer vos copains mais mets mon nom, je veux apprendre, je veux étudier, il faut me sauver ! »  Te sauver ??? Après trois semaines de cours il abandonne…

C’est pour cela mes frères que l’on arrive à ce genre de situations.
On est très loin de la pratique.

Qu’Allah soit satisfait de vous, on fait des conférences, ce n’est pas pour le plaisir, pour remplir un petit samedi parce que le « week-end » est long, non, et ce n’est pas pour ça que les frères jazahoumou llâhou kheyrane (que Dieu les récompense par le bien) préparent des conférences. Mais on fait des sujets pour que chacun d’entre nous mettent en pratique ce qui est dit dans les conférences. C’est une amana, chaque fois que vous entendez quelque chose, chaque fois que vous avez un dars (un cours) qui rentre par une oreille, vous serez questionnés le Jour du Jugement Dernier.

Est-ce que tu as mis en pratique ou bien tu as seulement encaissé et point à la ligne ?

 

Par le frère Rachid Haddach

 

 

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