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C’est
un sujet très important au vu de la place
qu’occupent les parents dans la vie du musulman,
comme nous le verrons dans les textes coraniques
et ahadith du Prophète .
Il
nous recommande de nous comporter de la meilleure
façon envers les parents, avec une bienveillance
exigée par Allâh car ceci
fait partie de l’adoration que chacun d’entre
nous doit à son Créateur.
Nous
allons tout d’abord parler de certains textes
et traditions qui nous appellent à concevoir
la place des parents pour le musulman.
Ceci
dit, je rappelle à mes frères
et à moi-même que le plus important
après avoir lu un texte du Coran, un
hadith ou après avoir entendu une parole
qui nous appelle à respecter les parents
(leur obéir et leur faire du bien), c’est
d’appliquer cela.
Les
relations entre parents et enfants ont beaucoup
changé, ces dernières décennies
surtout, comme le Prophète l’avait
prédit dans un hadith qui parle de la
désobéissance qui apparaîtra
au sein de la communauté musulmane.
Ceci
a touché malheureusement beaucoup de
foyers musulmans et les conséquences
en sont très graves car une fois que
la relation parents/enfants est altérée
et touchée par la mésentente et
le manque de respect, c’est toute la communauté
musulmane qui est touchée et ce sont
les générations futures qui vont
en payer le prix.
Allâh dès la Sourate al-Baqarah, parle
de cette obéissance aux parents, de l’adoration
d’Allâh qui est attachée à
l’obéissance aux parents.
Abdallâh
ibn al Abbas en lisant le Coran a fait
une remarque et a dit : « Trois versets
ont été révélés
au Prophète
joints à trois
sujets et Allâh n’accepte pas une
partie de ces versets sauf si on accomplit l’autre
partie. »
Alors
il a cité les trois versets en question
:
«
Obéissez à Allâh et obéissez
au Prophète » [Sourate
3, verset 132]
«
Accomplissez la prière et acquittez vous
de la zakat » [Sourate
2, verset 110]
«
Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers
tes parents.» [Sourate
31, verset 14]
Allâh
a lié le Tawhid au bon comportement
envers les parents :
«
[...] et ton Seigneur a décrété
: N'adorez que Lui; et (marquez) de la
bonté envers les père et mère
: si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre
la vieillesse auprès de toi; alors ne
leur dis point : "Fi !" et ne les
brusques pas, mais adresses-leur des paroles
respectueuses.» [Sourate
7, verset 23]
Dans
un hadith il est dit que le Paradis
est au pied des mères.
Ceci est une image de l’obéissance que
chacun de nous doit à sa mère.
La place de la mère est très importante
par rapport à celle du père mais
cela ne veut pas dire que l’on doit obéir
à l’un et pas à l’autre.
Allâh
, par l’intermédiaire de Son Prophète
, dit que la satisfaction d’Allâh
se trouve dans la satisfaction des parents.
Donc
si tu veux qu’Allâh
soit satisfait
de toi, tu dois satisfaire tes parents, par
le bon comportement et en leur obéissant.
Et dans la suite du hadith il dit «
et
la colère d’Allâh se trouve dans
la colère des parents
».
L’obéissance
aux parents est un des plus grands chemins qui
mène au Paradis.
La
plus importante adoration en islam est la prière
et le sommet de l’islam c’est le jihad. Ainsi,
dans un hadith le Prophète a rassemblé
les deux :
Abdullâh
ibnu Mas’ud rapporte qu’il vint voir le Prophète
et lui demanda : « Ô Prophète,
quelles sont les meilleures œuvres au regard
d’Allâh ? » Il lui répondit
: « La prière accomplie à
son heure, la bonté envers les parents,
le jihad dans le sentier d’Allâh.»
[Rapporté
par Al-Bukhari]
Abdullâh
ibnu Amr ibnu ‘As rapporte qu’un homme vint
voir le Prophète et lui dit :
«
Ô Envoyé d’Allâh, je m’engage
à faire le jihad et à faire hijra.»
Le Prophète lui demanda pourquoi
voulait- il s’engager dans ces deux actions.
Le Compagnon répondit qu’il voulait
être récompensé par Allâh. Alors le Prophète
lui demanda
si l’un de ses parents était encore vivant.
Le Compagnon répondit que tous les
deux l’étaient encore. Le Prophète
lui dit : « Retournes chez tes parents
et montres-toi bon à leur égard.
» [Rapporté
par Muslim]
Le
Prophète nous montre dans un cas
où le jihad n’est pas une obligation
individuelle, la bonté envers les parents
est placée à un degré plus
élevé.
Malheureusement,
à un certain âge, beaucoup de jeunes
veulent, comme on le dit, « profiter de
la vie ». Ils disent que leurs parents
ayant fait leur vie, ayant profité de
leur jeunesse, c’est à eux aujourd’hui
de faire la leur sans avoir à en rendre
compte à leurs parents. Ils
disent vouloir « profiter de la vie »
sans avoir à être surveillé
par leur père. Ceci
est un grand péché pour le musulman.
Normalement,
entre les parents et les enfants, il y a une
relation de miséricorde, « rahma
», c’est une relation de responsabilité
de la part des parents envers leurs enfants.
C’est
une relation d’adoration d’Allâh
qui nous appelle à obéir aux parents
et non pas à être leurs adversaires,
dans des situations où les enfants sont
d’un côté et les parents de l’autre.
Où
à chaque fois que le père donne
un conseil à son fils ou à sa
fille, l’enfant refuse ce conseil ou
se montre agressif (notamment à l’égard
de la mère qui est plus faible que le
père) en haussant la voix, en claquant
les portes et même en frappant sa mère.
Le
Prophète nous dit qu’un fils ne
saurait s’acquitter de la dette qu’il a envers
son père sauf s’il trouve son père
réduit à l’esclavage et qu’il
l’affranchit et lui rend sa liberté.
Un
Compagnon a demandé au Prophète
: « Ô Envoyé d’Allâh,
qui est la personne qui a le plus droit à
ma bienveillante compagnie ? » «
Ta mère. » Le Compagnon demande
: « Et ensuite, après ma mère?
» « Ta mère. » Le compagnon
demande encore : « Et ensuite, après
ma mère ? » « Ta mère.
» Le Compagnon demande encore : «
Et ensuite ? » « Ton père.
» [Rapporté
par Al-Bukhari]
Le
musulman doit à ses parents beaucoup
de choses et même s’il passe toute sa
vie à faire du bien à ses parents,
et à leur donner tout ce qu’il a, il
n’arrivera jamais à s’acquitter de la
dette qu’il a envers ses parents et surtout
par rapport à sa mère.
Abdullâh
ibn Omar vit un jour, lors du pélerinage,
un musulman prendre sa mère sur son dos
et faire le tawwaf autour de la Kaaba. Alors,
il appela cet homme et lui demanda qui était
cette dame qu’il portait sur son dos. L’homme
lui répondit que c’était sa mère
et il demanda à ibn Omar s’il s’était
acquitté ainsi de ses devoirs, de sa
dette, vis-à-vis de sa mère. Abdullâh
ibn Omar lui dit :
« Par Allâh
! Tu ne t’es même pas acquitté
d’un seul cri que ta mère a poussé
le jour où elle t’a mis au monde. »
Le
musulman voit ses parents comme les seuls au
monde qui l’aiment sans attendre de lui des
biens matériels.
Les
propres enfants du musulman, ses frères,
ses sœurs, lorsqu’il arrivera à un âge
avancé, préfèreront le
voir mourir plutôt qu’il reste comme une
charge pour eux. Mais si ce sont les parents
qui ont un enfant malade, jamais ils ne souhaiteront
la mort de leur enfant. Au contraire, ils ont
cette miséricorde envers leurs enfants.
Les seules personnes au monde qui souhaitent
voir quelqu’un dans une situation meilleure
que la leur, ce sont les parents.
Les
frères entre eux se concurrencent, chacun
veut être mieux que l’autre. Les
enfants aiment être mieux que leurs parents.
Seuls
les parents aiment voir leurs enfants «
mieux » qu’eux. Ils veulent toujours donner
plus que ce qu’ils reçoivent de leurs
enfants.
Donc,
le fait de s’opposer à nos parents, de
se comporter comme leurs adversaires est un
grave péché que le Prophète
considère comme étant un
péché capital (kaba’ir).
Il
a dit à ses compagnons : «
Ne voulez-vous pas que j’attire votre attention
sur les grands péchés ?»
Les compagnons répondirent : «
Bien sûr, ô Envoyé d’Allâh
». Alors
le Prophète a cité en premier
lieu : l’association à Allâh, puis
la désobéissance aux parents.
Il
a cité en deuxième lieu, juste
après l’associationnisme, la désobéissance
aux parents.
Donc
le musulman est appelé à se comporter
de la meilleure des façons envers ses
parents, et plus particulièrement lorsqu’ils
sont âgés.
Lorsqu’ils
sont jeunes (la quarantaine par exemple), ils
n’ont pas vraiment besoin de nous car ils sont
encore capables de travailler par eux-mêmes,
la mère est encore capable de gérer
sa maison, de gérer ses responsabilités,
de même que le père.
C’est
pour cela que Allâh dans un des versets
qui parle des parents dit :
«
Et ton Seigneur a décrété
: N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté
envers les pères et mères : si
l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la
vieillesse auprès de toi; alors ne leur
dis point : "Fi !" et ne les
brusques pas, mais adresses-leur des paroles
respectueuses. »
[Sourate
17, verset 23]
Les
parents âgés ont davantage besoin
de cette miséricorde de la part de leurs
enfants.
Pour
ceux qui ont des parents âgés chez
eux, c’est une opportunité qu’Allâh
leur donne parce qu’Il les aime.
Car
si le musulman en question traite ses parents
de la meilleure des façons lorsqu’ils
sont âgés, cela est un signe que
cette personne ira in sha’a Allâh au Paradis.
Le
Prophète a dit dans un hadith sahih
:
«Qu’il
soit humilié, qu’il soit humilié,
qu’il soit humilié, celui qui a eu le
bienfait d’avoir des parents âgés
et malgré cela n’est pas rentré
au Paradis.»
Tu
es quelqu’un qui ne mérite pas le Paradis
et tu seras toujours humilié.
En
effet, à ce stade de leur vie les parents
ont besoin de toi, ils deviennent très
sensibles au moindre geste, à la moindre
parole, ils pleurent, ils sont en colère.
Ils
interprètent les gestes, les paroles
même si tu es sincère. Et s’ils
ne pleurent pas par leurs yeux, leur cœur est
blessé.
C’est
pour cela qu’Allâh nous appelle
à faire encore beaucoup plus d’efforts
et à les supporter avec patience, ce
qui n’est pas quelque chose de facile.
Mais
il faut savoir que c’est un des meilleurs moyens
de gagner le Paradis et la satisfaction d’Allâh
. Et seul un croyant peut réaliser
cet effort. Regardez
d’ailleurs chez les non musulmans lorsque les
parents atteignent un certain âge où
ils les mettent. Déjà,
l’enfant, à 18 ou 20 ans, quitte la maison
et ne visite ses parents que rarement, pour
Noël par exemple ou bien pire ne prend
des nouvelles que pour savoir s’ils sont vivants
ou morts afin de prendre son héritage.
Le
musulman doit garder cette conception de la
relation avec les parents. C’est
une adoration faite pour Allâh que
d’obéir aux parents. Le
Prophète nous dit dans un hadith
sahih que « n’entrera plus au Paradis
celui qui désobéit aux parents.»
[Rapporté
par Al-Bukhari]
Celui
qui fait la prière, la prière
de la nuit, lis le Coran, fait plusieurs fois
le Hajj… mais se comporte mal avec ses parents
et leur désobéit, n’entrera alors
pas au Paradis.
Il
y a des péchés commis par le musulman
pour lesquels Allâh retarde la punition
pour l’au-delà mais celui qui désobéit
à ses parents sera châtié
dans cette vie avant de l’être dans l’au-delà.
L’Envoyé
d’Allâh dans un hadith parle de
celui qui insulte ses parents. Les compagnons
présents s’étonnèrent
et demandèrent comment un musulman peut
insulter ses parents. Le Prophète répondit : « En insultant
les parents des autres. » [Rapporté
par Muslim]
En
effet, si tu insultes les parents d’autrui,
tu pousses l’autre à insulter les tiens,
tu es donc la cause de ces insultes envers tes
parents et tu es maudit par Allâh .
Que
dire alors de celui qui insulte directement
ses propres parents ? Que
dire de celui qui les frappe ?
Que
dire de celui qui a une mère âgée
qui a travaillé toute sa vie à
la maison pour lui, pour le nourrir, le laver,
le porter, qui l’a porté durant neuf
mois dans son ventre, qui a supporté
la souffrance, la fatigue ?
Elle
qui t’as donné tout ce qu’elle pouvait
et même si tu es âgé de 40
ans, tu restes toujours un enfant pour elle
comme pour ton père parce qu’ils t’aiment
et pas parce qu’ils te sous-estiment.
Toi,
un musulman qui a ce père, cette mère,
devenus âgés, malades…Tu
passes ton temps avec tes amis, tes enfants,
tu ne passes les voir que une ou deux fois l’année
et encore tu restes à peine quelques
minutes.
C’est
vrai chacun de nous a une vie avec des responsabilités
en dehors de ses parents mais en aucun cas on
ne doit pas oublier qu’ils ont une place que
nul ne peut occuper.
Les
parents présents, c’est l’unité
familiale qui est présente, mais le jour
où tu perds ton père et ta mère,
c’est fini, chacun des frères et sœurs
fait sa vie de son côté et ne se
revoient plus que rarement.
Je
le répète celui dont les parents
sont à ses côtés, bénéficie
d’un grand bienfait et il faut en profiter car
on ne se rend compte de la valeur de leur présence
qu’une fois qu’ils ne sont plus là. A
ce moment-là, vous allez sentir un vide
dans votre cœur que personne ne peut combler.
C’est
pour cela que le musulman doit faire tout ce
qu’il peut pour se comporter de la meilleure
des façons avec ses parents car un jour
il les perdra et il n’y aura personne qui l’aimera
plus que ses parents.
Abû
Hureira, ainsi que d’autres Compagnons
, nous rapportent que le Prophète
leur dit qu’un jour Jibril est venu
et lui a dit : « Dis Amine ». Le
Prophète a dit : « Amine
». Les Compagnons lorsqu’ils ont
entendu le Prophète dire «
Amine » lui ont demandé pourquoi.
Le Prophète leur a répondu
que Jibril était venu le voir en lui
disant que celui qui a le bienfait d’avoir un
père (ou une mère) âgé(e)
ou bien les deux et qu’il ne rentre pas au Paradis
alors qu’il soit écarté d’Allâh
et de Sa miséricorde.
Donc
la désobéissance envers les parents
est un grand péché, et ce, que
les parents soient des musulmans pratiquant
bien la religion ou ne pratiquant pas. Cela
vaut aussi pour les parents non-musulmans.
Dans
les trois cas il faut se comporter de la meilleure
des façons mais si les parents nous poussent
à la désobéissance à
Allâh alors on ne doit pas leur
obéir pour obéir à Allâh
.
Mais
leur désobéir ne veut pas dire
hausser la voix sur eux, les insulter ou leur
faire du mal.
Il
faut refuser de leur obéir lorsqu’il
s’agit de commettre un péché mais
en se comportant toujours avec eux de la meilleure
des façons, celle d’un croyant.
Allâh
nous dit dans le Saint Coran :
«
Nous avons commandé à l'homme
[la bienfaisance envers] ses père et
mère; sa mère l'a porté
[subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage
a lieu à deux ans.
" Sois reconnaissant
envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers
Moi est la destination. Et si tous deux te forcent
à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance,
alors ne leur obéis pas; mais restes
avec eux ici-bas de façon convenable.
Et suis le sentier de celui qui se tourne vers
Moi. Vers Moi, ensuite, est votre retour, et
alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.
»
[Sourate 31, versets 14-15]
S’ils
ne pratiquent pas, on est obligé de les
conseiller, de leur montrer le droit chemin
mais il faut le faire par la bonne parole, la
sagesse, la patience.
Je
vais citer un exemple que normalement chacun
de nous doit connaître et qui se trouve
dans le Coran. Il s’agit de l’exemple d’Ibrahim
.
Il
était musulman et son père était
mécréant. Ibrahim était
un jeune qui voyait sa communauté, son
peuple adorer des statues et qui s’est révolté
contre cet associationnisme. Ibrahim est allé
vers son père pour lui montrer la vérité
et Allâh a « gravé
» ces paroles dans le Coran, ce dialogue
entre un fils musulman et un père non
musulman.
Je
vais citer quelques passages :
Dans
la Sourate Maryam, Allâh
dit :
«
Et mentionne dans le Livre, Abraham C'était
un très véridique et un Prophète.
Lorsqu'il dit à son père : "Ô
mon père, pourquoi adores-tu ce qui n'entend
ni ne voit, et ne te profite en rien ? Ô
mon père, il m'est venu de la science
ce que tu n'as pas reçu; suis-moi, donc,
je te guiderai sur une voie droite. Ô
mon père, n'adore pas le Diable, car
le Diable désobéit au Tout Miséricordieux.
Ô mon père, je crains qu'un châtiment
venant du Tout Miséricordieux ne te touche
et que tu ne deviennes un allié du Diable
». Il dit : "Ô Abraham, aurais-tu
du dédain pour mes divinités ?
Si tu ne cesses pas, certes je te lapiderai,
éloignes-toi de moi pour bien longtemps.
» [Sourate
19, verset 41 à 47]
Ibrahim
parle à son père avec tendresse,
patience, affection et son père lui répond
par l’agressivité au point de le menacer
de le faire lapider et de lui dire de quitter
sa maison.
Allâh
nous montre donc des exemples dans le
Coran pour nous inciter à suivre le comportement
des meilleurs des hommes qui sont les prophètes.
L’un
des premiers prophètes qui est Nuh ,
a souffert à cause de son peuple pendant
950 ans, années durant lesquelles il
l’a appelé à l’Islam. Ce
peuple qui en grande majorité a refusé
de suivre la vérité. , Noé
/ Nuh ,
comme le cite Allâh dans le Coran,
a fait des invocations et dans celles-ci, il
n’a pas oublié ses parents :
«
Seigneur ! Pardonnes-moi, et à mes père
et mère et à celui qui entre dans
ma demeure croyante, ainsi qu'aux croyants et
croyantes; et ne fait croître les injustes
qu'en perdition.» [Sourate
71, verset 28]
Ibrahim
lui aussi demanda à Allâh pardon pour ses parents avant qu’Allâh ne le lui interdise, son père devenu
mécréant. Comme nous le verrons
plus loin, Salomon / Souleïman implora lui aussi
Allâh pour ses parents. Ceci est
la voie des prophètes.
Le
musulman ne doit pas oublier en faisant sa vie,
qu’il soit marié ou père de famille,
qu’il a des devoirs vis-à-vis de ses
parents durant leur vie, qui consistent à
se comporter de la meilleure façon avec
eux.
C’est
de les aimer, de les respecter, d’être
humble envers eux et de leur obéir tant
qu’ils ordonnent de faire le bien et le licite…
Allâh dit à ce sujet dans
le Coran :
«
Et ton Seigneur a décrété
: N'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté
envers les père et mère : si l'un
d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse
auprès de toi; alors ne leur dis point
: "Fi !" et ne les brusques
pas, mais adresses-leur des paroles respectueuses.
Et par miséricorde; abaisses pour eux
l'aile de l'humilité; et dis : Ô
mon Seigneur, fais-leur; à tous deux;
miséricorde comme ils m'ont élevé
tout petit.» [Sourate
17, versets 23-24]
Tu
dois protéger tes parents comme si tu
avais des ailes, en les abaissant sur eux pour
leur donner cette chaleur et cet amour que tu
leur dois.
C’est
une adoration pour Allâh.
Si
on ne prend pas cela comme une adoration, comme
un signe de foi, eh bien même si l’on
essaie de faire cet effort pendant quelques
temps, un jour on s’en lassera et on baissera
les bras, puis on quittera ses parents.
Le
seul moyen de garder un bon comportement envers
ses parents c’est de prendre cela comme une
adoration et de garder à l’esprit qu’Allâh
qui m’a créé va
me rappeler à Lui et m’interrogera sur
cela.
Et
que je sois certain que si je me comporte de
la meilleure des façons avec mes parents,
Allâh me donnera des enfants
qui se comporteront à leur tour de la
meilleure des façons envers moi.
Et
si je me comporte d’une mauvaise façon
avec mes parents, alors mes enfants feront de
même avec moi.
Allâh décrit
Yahya dans le coran
et dit à son sujet :
«
Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la
Thora) ! Nous lui donnâmes la
sagesse alors qu'il était enfant, ainsi
que la tendresse de Notre part et la pureté.
Il était pieux et dévoué
envers ses père et mère; et ne
fut ni violent ni désobéissant.
»
[Sourate
19, versets 12-14]
Souleïman
n’oublia pas ses parents dans ses invocations
:
«
[...] Permets-moi Seigneur, de rendre grâce
pour le bienfait dont Tu m'as comblé
ainsi que mes père et mère, et
que je fasse une bonne oeuvre que tu agrées
et fais-moi entrer, par Ta miséricorde,
parmi Tes serviteurs vertueux. » [Sourate
27, verset 19]
Nous
aussi dans nos prières, ne devons pas
oublier nos parents ; dans nos prosternations,
nous devons, avec un cœur ouvert, avec amour,
faire des invocations en leur faveur. Même
après leur mort, nous avons des devoirs
envers eux. C’est de prier Allâh
à chaque prière, à chaque
moment où l’on a l’occasion d’implorer
le pardon pour eux, il faut le faire car à
ce moment là, ils ont plus besoin de
nous que durant leur vie.
Le
Prophète a dit qu’à chacun
de nous Allâh a donné deux
anges qui comptent les bonnes actions et les
mauvaises et au moment de notre mort, ces comptes
s’arrêtent. Mais
il y a des moyens pour gagner encore des hassanate,
même après la mort et parmi ceux-ci
il y a l’enfant pieux qui demande le pardon
pour ses parents.
L’enfant
peut aussi faire du bien en gardant le lien
avec les proches des parents : les oncles, tantes.
C’est
un signe d’amour, de respect pour tes parents.
Abdullah
Ibnu Omar avait l’habitude d’aller à
La Mecque pour faire le pèlerinage. Il
avait un âne sur lequel il se reposait
lorsqu’il était fatigué et un
turban pour se protéger la tête…Il
rencontra un jour un bédouin sur le trajet
à qui il demanda s’il n’était
pas un tel fils de un tel. Le bédouin
lui répondit que cela était exact.
Alors Ibnu Omar lui offrit son âne et
son turban. Un compagnon de Ibnu Omar vint et
lui demanda pourquoi il avait fait cela. Il
lui dit : « Le père du bédouin
était un ami de mon père et j’ai
entendu le Prophète dire que parmi
la perfection de la bienveillance envers les
parents, il y avait le fait de respecter les
amis de son père et de sa mère.
» [Rapporté
par Muslim]
Un
tabi’in qui s’appelle Ouways ibnu Amir al Qaranî
n’était ni connu, ni riche, quelqu’un
d’oublié, quelqu’un qui se contentait
du peu qu’il avait. Il avait une mère.
Il ne faisait pas partie des compagnons du Prophète
mais le Prophète avait parlé
de cet homme à ses compagnons. Et il
dit à Omar ibnu Khattab : « Un
jour, un homme qui s’appelle Ouways ibnu Amir
al Qaranî qui vient de la tribu de Mourad
venant de la tribu de Qaran au Yémen,
viendra à Médine. Il aura été
touché par la lèpre puis en aura
guéri sauf sur une partie de son corps
de la taille d’un dirham. Demandes–lui lorsque
tu le verras qu’il fasse des invocations en
ta faveur car c’est quelqu’un qui a une grande
piété filiale, une grande bonté
envers sa mère. ». Un
jour, lorsque Omar ibnu Khattab était
calife, un groupe de yéménites
vint à Médine. Omar ibnu Khattab
les appela et leur demanda si parmi eux
il y avait Ouways ibn Amir al Qaranî.Ils
répondirent que oui et le lui montrèrent.
Omar
ibnu Khattab l’appela et lui demanda si
c’était bien lui qui venait de la tribu
de Mourad et de Qaran.Il lui demanda s’il avait
bien été guéri de la lèpre
à l’exception d’une partie de son corps
de la taille d’une pièce d’un dirham.
Il répondit que oui. Il lui demanda s’il
avait une mère envers qui il se comportait
de la meilleure des façons. Il lui répondit
que oui. Alors Omar ibnu Khattab lui dit
: « Mon frère, le Prophète
m’a demandé de te demander de faire
des invocations pour moi. »
Donc,
le musulman qui a un bon comportement envers
son père et sa mère est quelqu’un
qui a une grande valeur pour Allâh
et qui ira au Paradis in sha’a allâh.
Le
musulman doit rechercher le Paradis.
Parfois
on essaie de faire des actions en cherchant
loin et en compliquant les choses pour avoir
quelques hassanat alors qu’à côté
de nous, dans la même maison, sous le
même toît, on a le Paradis «
à portée de main » avec
nos père et mère. Le
comportement convenable envers tes parents,
c’est le chemin du Paradis.
Qu’Allâh
nous aide tous et toutes à avoir
cette bienveillance envers nos parents, de nous
guider sur le droit chemin et de nous faire
rentrer au Paradis, Amîne
Le bon comportement envers les parents - Par le frère
Abou Abdilah Adil - Rappel
retranscris par l'équipe Sajidine à la demande de nos frères et soeurs
malentendants

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