La recommandation d'annoncer la mort aux proches et aux amis

 

Les Ulémas ont recommandé qu'on annonce la mort des croyants aux proches, aux amis et aux pieux pour qu'ils aient la récompense de la participation à l'enterrement.

D'après El Jama'a, Abu Hurayra a rapporté ceci:

Le Prophète avait annoncé aux musulmans le décès du Négus le jour même de la mort de ce dernier. Il sortit vers le lieu de la prière, mit les fidèles en rangs et fit la prière sur le défunt en
commençant par quatre takbir.
 

Ahmad et Bukhâry ont rapporté d'après Anas que le Prophète avait annoncé la mort de Zayd, Ja'far et Ibn Ruwâha avant que personne ne le sut.

Tirmidhî a dit:

« Il n'est pas mauvais qu'on annonce la mort des autres à nos proches et nos familles. »
 

Bayhaqî a dit :

« On m'a rapporté d'après Mâlik Bin Anas : Je n'aime pas qu'on annonce la mort des gens sur les portes des mosquées, mais si on l'annonce aux cercles des croyants regroupés aux mosquées, cela ne fait rien.»
 

Quant à ce que Ahmad et Tirmidhy ont rapporté et que Tirmidhy a considéré comme bon, d'après Hudhayfa :

« N'annonce ma mort à personne parce que j'ai entendu le Messager d’Allah interdire qu'on annonce la mort à la façon de l'époque antéislamique. Ils avaient alors l'habitude, lorsque quelqu'un
d’important mourrait, d'envoyer un messager aux autres tribus afin de leur dire que les arabes
étaient anéantis par la mort d’un tel, et du vacarme et des cris s’en suivaient.
 

 

Les pleurs sur les morts

 

Tous les Ulémas se sont mis d'accord sur le fait qu'il est permis de pleurer la mort des gens à condition de ne pas gémir et crier.

Dans le livre Sahih, le Messager d’Allah a dit:

« Allah ne punit pas pour les larmes et la peine du cœur mais il punit ou accorde Sa miséricorde
pour celle-là," et il montra sa langue."
 

Il a pleuré son fils Ibrahim et dit :

« L'œil pleure, le cœur ressent du chagrin, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur.
Ô Ibrahim ! Ta séparation nous remplit certainement de chagrin ».
[ Rapporté par Al Boukhâri ]

Il a de même pleuré la mort de Umayma sa nièce, la fille de Zaynab . Sa'd bin 'Ubâda lui dit alors:

« Mais ô Messager d’Allah, tu pleures ? Tu as pourtant interdit à Zaynab de le faire. »
- « C'est une miséricorde qu’Allah nous a mise dans le cœur, lui répondit-il,
Allah accorde Sa miséricorde aux adorateurs compatissants. »
 

Tabarâny a également rapporté d'après 'Abdullâh bin Zayd :

« Il est permis de pleurer à condition de ne pas gémir ».
 

...car gémir afflige le décédé.

Ibn 'Omar rapporta qu’un jour, lorsque Omar était devenu très vieux, il s'est évanoui et l'on a cru qu'il était mort. Les gens commencèrent alors à gémir et à crier.

Quand il reprit connaissance, il dit : « Ne savez vous pas que le Prophète a dit : « Le décédé est affligé par les gémissements des vivants ? »

 

D'après Abu Mussa , lorsque 'Omar fut blessé, Suhayb commençait à gémir:

« O mon frère… ». Alors 'Omar lui dit :

" Ne sais-tu pas, Suhayb, que le Messager d’Allah a dit :
« Le mort est affligé par les gémissements des vivants ».

 

D'après Mughira bin Chu'ba : J'ai entendu le Messager d’Allah dire:

« Celui sur qui l’on gémit s’afflige pour les gémissements ».
 

Ces hadiths sont rapportés par Bukhâry et Muslim .

Ceci veut dire que le défunt est peiné parce qu'il entend les pleurs de ses parents, du fait que leurs actes lui seront exposés ; il ne sera pas puni parce qu'ils ont pleuré sur lui. Car aucune âme n’aura à supporter les péchés d'une autre.

 Ibn Jarir a rapporté d'après Abu Hurayra :

« Vos actes sont exposés à vos morts proches. S'ils y trouvent du mal, ils seront mécontents ».
 

 Ahmad et Tirmidhy   ont rapporté d'après Anas que le Messager d’Allah a dit : 

« Vos actes sont exposés à vos proches et à vos peuplades morts. S’il s’agit de bonnes choses, ils se réjouissent. Dans le cas contraire, ils disent: « Ô Seigneur, ne leur ôte pas la vie avant
que Tu ne les guides comme Tu nous as guidés ».
 

D'après Nu'mân bin Bachir :

« Abdullah bin Rawâha s'est évanoui ; sa sœur s’est alors mise à pleurer et a dit: " Ô ma montagne, Ô tel, Ô tel …». Quand il reprit conscience, il lui demanda : « On m'a interrogé à propos des qualifications que
tu as citées : Est-ce que tu es vraiment ainsi ? »
[ Bukhâry a rapporté ce hadith.]

 

Les Gémissements

 

Gémir, c'est faire entendre ses cris. Tous les hadiths ont été bien clairs à propos de son interdiction.

D'après Abu Mâlik Al Ach'ary , le Prophète a dit:

« Il y a 4 mauvais actes antéislamiques que ma nation ne peut quitter : Se vanter de sa noblesse, attaquer le lignage de parenté, demander la pluie aux étoiles et gémir sur les morts ». Il a dit également : « Si la femme qui gémit  ne se repent pas avant de décéder, elle sera ressuscitée le Jour de la Résurrection avec une chemise de goudron et une peau croûteuse » [ Ahmad et Muslim ont rapporté ce hadith.]
 

D'après Umm 'Atiya :

« Le Prophète nous a fait promettre au moment où nous étions en train de lui prêter serment d'allégeance de ne pas hurler ou pousser des gémissements (lors d'une affliction ou sur les morts).»
[ Muslim et Bukhâry ont rapporté ce hadith.]
 

Bazzâr , d'après une chaîne dont les transmetteurs sont dignes de confiance, a rapporté que le Prophète a dit:

« Deux voix sont très maudites dans la vie d'ici-bas aussi bien que dans l'au-delà : le son de la corne pour annoncer la prospérité et la voix retentissante au moment du malheur ».
 

Dans les deux livres «Sahih» d'après Abu Mussa : « Je désavoue celles que le Prophète a désavoué. Or le Prophète a désavoué la femme qui en signe de deuil crie (gémit), se rase la tête ou déchire ses vêtements».
 

Chez Ahmad , d'après Anas :

Le Prophète a fait promettre aux femmes qui se sont converties à l'Islam de ne pas gémir. Alors ces femmes ont demandé :

« Mais ô Prophète, des femmes nous ont soutenues dans nos gémissements à l'époque antéislamique, ne pouvons-nous pas les assister en Islam ? »

« Il n'y a pas d’assistance de cette façon en Islam, répondit-il »

  

 

 

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