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La
femme a le droit de s'endeuiller trois jours pour
ses parents ou ses proches décédés
si son mari le lui permet. Il lui est illicite
de dépasser trois jours sauf si le décédé
est son mari. Dans ce cas, elle doit
porter le deuil durant le délai de viduité
qui est de quatre mois et dix jours, d'après
ce que tous les ulémas à l'exception
de Tirmidhy
ont rapporté.
D'après
Umm 'Atiya , le Prophète
a dit:
«
Une femme ne doit pas s'endeuiller pour un défunt
plus de trois jours si ce n'est son mari ; dans
ce cas, elle doit porter le deuil pour quatre
mois et dix jours. Il ne lui est pas permis
de porter une robe teinte, mais seulement des
robes longues yamanites appelées «asb».
Elle ne se farde pas les yeux non plus ni ne
se parfume. Elle ne se teint pas les cheveux
et ne se coiffe qu'après sa lotion de
pureté. Elle peut alors se parfumer pour
chasser la mauvaise odeur.»
Le
deuil de l'épouse consiste à s'abstenir
de s'orner, se parer, se farder, porter de la
soie, se parfumer et se teindre les cheveux.
Ceci est un devoir de l'épouse durant
le délai de viduité comme signe
de fidélité
au défunt et respect de ses droits.
La
recommandation de préparer à manger
pour la famille du défunt

D'après
'Abdullah bin Ja'far , le Messager d’Allah a dit:
«
Préparez à manger pour la famille
Ja'far car une chose qui les afflige leur est
arivée.» [
Ibn Mâja, Abu Dâwûd et Tirmidhy
ont rapporté ce hadith. Tirmidhy l'a
considéré comme bon et authentique.]
Le
législateur a jugé cet acte bon
du fait que c'est de la charité, de la
générosité et un rapprochement
entre les parents et les voisins. Châfi'y
a dit :
"
Il est préférable que les voisins
du défunt ou ses proches préparent pour
la famille du défunt un plat qui els
rassasiera le jour et la nuit de sa mort. Cela
est
une tradition prophétique et un rappel
bienfaisant ainsi qu'un acte des gens de bien,
avant nous et après nous."
Tous
les Ulémas ont recommandé d'insister
auprès de la famille du défunt pour qu'elle
mange,
de crainte qu'elle ne s'affaiblisse en s'abstenant
soit par timidité soit par tristesse. Mais
ils ont dit : «
Il est défendu de donner à manger
aux femmes gémissantes parce que cela
les fortifiera dans leur désobéissance
».
Ils
se sont aussi mis d'accord sur le fait qu'il
est détestable que la famille du défunt
prépare à manger elle-même
et invite les autres parce que cela accroît
leur malheur et est comparable aux actes antéislamiques.
Ce fait est considéré comme équivalent
aux gémissements (lamentations). Quelques Ulémas
l'ont déclaré illicite.
Ibn
Qudâma a dit :
«
Ceci est permis selon nécessité.
Il y a des cas où des gens amènent
le défunt d'un endroit très éloigné.
Ils ont alors besoin de passer la nuit chez
sa famille et manger chez elle ».
La
Permission de préparer le linceul et
la tombe avant de mourir

Dans
le livre de Bukhâry :
A
l'époque du Prophète , le fait
de préparer son linceul avant de
mourir n’était pas désapprouvé.
On a rapporté d'après Sahl
qu’une femme offrit au Prophète
une étoffe brodée
aux bordures. Elle
dit : «
Savez-vous ce qu'est cette étoffe? » -
Ils dirent: « C'est une cape ».
- « Oui, répliqua t-elle, je l'ai tissée
moi-même et je suis venu te le donner
ô Prophète afin que tu la portes ».
Le
prophète l'accepta
et il en avait besoin. Il sortit nous rencontrer
en le portant. Elle plut à un tel qui
dit : « Comme elle est belle ! Offre-la
moi.» Les gens lui dirent : « Tu n'as pas
bien agi. Le Prophète l'a portée
alors qu'il en avait besoin, et toi tu la lui demandes en sachant qu'il ne
refusera pas ».
« Mais par Allah,
dit-il, je ne la lui ai pas demandé pour
la porter mais pour qu'elle soit mon linceul
».
Sahl dit: « Et ce
fut
effectivement son linceul ».
Hafez
commente ce hadith en disant :
Bukhâry
donna l'explication suivante : les compagnons
ont désapprouvé le fait de demander
l’étoffe. Mais quand ils ont su la cause,
ils ne l'ont pas désapprouvé.
Il
est donc permis de préparer ce qui est
nécessaire pour le mort, comme le linceul,
pendant sa vie. Ceci concerne-t-il également
le creusement de la tombe? Il répliqua
:
Ibn Batâl a dit : «
Il est permis de préparer les choses
avant qu'elles soient nécessaires ».
Il dit
: « Plusieurs pieux ont creusé
leurs tombes avant de mourir ».
Zayn
bin Munir
n’était pas de cet avis : «
Aucun des compagnons n'a fait cela. Ils l'auraient
appliqué si c'était recommandé
».
Ayny
répliqua : « Cette abstention chez
les compagnons ne signifie pas que ce n'est
pas permis. Mais ce qui est apprécié
chez les musulmans l’est encore plus chez Allah
,
surtout s'il est appliqué par l' élite
des savants.
Ahmad
a dit: « Il n'y a aucun mal à acheter
l'endroit de la tombe et qu'on charge de s'y
enterrer. Il est rapporté d'après
'Othman, 'Aïcha et 'Omar bin Abdel 'Aziz
(qu’Allah les agrée) qu'ils ont fait
cela.
Il
est recommandé de souhaiter de mourir
dans l'une des deux Mosquées sacrées.

Il
est recommandé de souhaiter la mort à
l'une des deux mosquées sacrées,
celle de la Mecque et celle de Médine.
En effet, selon ce que Bukhâry
a rapporté
d'après Hafsa
que 'Omar a dit:
«
Seigneur ! Offre-moi le martyre pour Ta cause
et que ma mort soit dans le pays de Ton Messager ». Je dis
: «
Comment cela? ». « Allah me le donne
s'Il veut, répliqua-t-il ».
Tabarâny
a rapporté d'après Jabir
que le
Prophète a dit:
«
Celui qui meurt dans l'une des deux Mosquées
sacrées sera en paix le jour de la Résurrection.»
[
Mussa
bin Abdul Rahman bin Hibbân l'a considéré
parmi les transmetteurs dignes de confiance
ainsi que Abdullah bin Bu'ammal. Ahmad l'a considéré
comme faible et Ibn Hibban comme digne de confiance.]
La
récompense de celui qui perd un de ses
enfants

1
- Bukhâry
a rapporté d'après
Anas , d'après le Prophète :
«
Tout musulman dont trois des enfants meurent
avant l'âge de la puberté gagnera
le paradis grâce à la clémence
d’Allah. »
2
- Bukhâry et Muslim
ont rapporté
d'après Abu sa'ïd Khudry :
Les femmes dirent au Prophète
: «
Accorde-nous un jour pour nous enseigner la
science ». Il les exhorta
et dit : « Si une femme perd trois de ses enfants, ils seront pour elle un paravent
contre l’enfer ». Une autre femme continua
: « Et deux enfants ? » «Et deux
aussi, répondit-il ».
La
durée de vie
de la nation musulmane

Tirmidhy
a rapporté d'après Abu Hurayra
que le Prophète a dit
:
«
La durée de vie des gens de ma nation se
situe entre soixante
et soixante dix ans; rares sont ceux qui dépassent
cet âge ».
La
mort est un repos

Bukhâry
et Muslim ont rapporté d'après
Abu Qatada :
« Un
convoi funèbre passant près de l'Envoyé d'Allah , celui-ci dit
:
"
Il y en a qui sont délivrés, et il y en a dont on est délivré
".
- "
Qui
est le délivré et qui est celui dont on est délivré, ô Envoyé
d'Allah ? ", lui demanda-t-on.
- "
Le Serviteur Croyant, répondit-il, est
délivré des peines de ce monde; quant au Serviteur pervers, tout le
monde en sera délivré: hommes, pays, arbres et animaux".

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