L'interdiction de porter des amulettes

 

Le Messager d'Allah a interdit qu'on porte des amulettes sur soi.

 

1 - D'après 'Uqbata Bin 'Amir , le Messager d'Allah a dit :

« Celui qui porte une amulette, qu'Allah ne le protège jamais ! Et celui qui porte un coquillage de protection, qu'Allah ne le prenne jamais sous Sa protection ! "
[ Rapporté par Ahmad et Hâkim. Hâkim dit que sa chaîne de transmission est authentique ]

 

2 - D'après Ibn Mass'ûd qu'il est entré une fois chez sa femme, elle avait quelque chose noué au cou, il l'a alors tiré et coupé en disant :

« J'ai entendu le Messager d'Allah dire : « l'exorcisme (qui comporte du shirk), les amulettes, et la "toula" sont du polythéisme, alors j'ai dit :
- Et qu'est ce que c'est ô Messager d'Allah ?
Il a répondu : C'est  un sortilège porté par la femme qui la fait aimer à son mari.
[Hâkim et Ibn Hibbân ont rapporté et authentifié ce hadith ]

 

3 - Imran Ibn Houssein rapporte que lorsque le Prophète  a vu qu'un homme portait un bracelet en cuivre sur la partie supérieure de son bras, il lui dit :
"Malheur à toi ! Qu'est-ce que c’est que cela? "
L'homme répondit que c’était pour le protéger contre une maladie appelée al-Wahina [Littéralement: faiblesse. Réfère peut-être à l'arthrite.].

Le Prophète  dit alors : "Jette cela, car en vérité cela ne pourrait qu’accroître ton mal Et si tu mourais avec cela sur toi, tu ne réussirais jamais. "  
[Recueilli par Ahmad, Ibn Majah et Ibn Hibbân.]

 

4 - Abu Dâwûd a rapporté d'après 'Issâ Bin Hamza : « Je suis entré chez Abdullâh Bin hâkim il avait la rougeole, je lui ai demandé : " ne portes-tu pas une amulette? "
- Nous nous réfugions auprès d'Allah contre ces choses-là,
répondit l'homme,

" le Messager d'Allah a dit : « Celui qui porte sur lui une de ces choses, se fait charger au jour de résurrection.»
[Rapporté par Abu Dâwûd ]

 

 

Est il valable de porter sur soi les invocations qui se trouvent
dans le livre et dans la Sunna?

 

'Amru ibnu Chu'ayb a rapporté d'après son père d'après son grand-père 'Abdullâh Bin 'Amru Bin 'As que le Prophète a dit :

« Lorsque l’un d’entre vous se réveille en sursaut [suite à un mauvais rêve], qu’il dise : " Je cherche refuge dans les parfaites paroles de Dieu Son Courroux, Son châtiment, le mal de Ses serviteurs et contre les tentations des démons ainsi que leur présence."

Ainsi, le mauvais rêve ne lui causera aucun ennui. "

 

Ibn' Abbâs, Ibn Mass'ud, Hudhayfata, les hanafites, quelques chafi'ites et une version chez Ahmad ont dit qu'il n'est pas valable de porter quoi que ce soit  car il y a interdiction générale à ce propos.

 

L'interdiction au malade de vivre parmi les autres

 

Celui qui souffre d'une maladie contagieuse n'a pas la permission de vivre parmi les autres ni les approcher. Il est permis aux autres de l'interdire.

 

Le Messager d'Allah a dit :

«Que le malade ne rencontre pas le sain.»

Il a dit ordonné de même au patron de chameaux malades de ne pas les faire s'abreuver avec les sains. Il a dit : «Ni contagion ni mauvais augure.»

On avait de même rapporté que lorsqu'un lépreux est venu le rencontrer pour un achat, le Messager d'Allah lui a interdit d'entrer dans la ville.

 

L'interdiction de sortir d'un pays pestiféré ou d'y entrer

 

Le Messager d'Allah a dit :

"Lorsque vous apprenez l'apparition de la peste dans un endroit, n’y pénétrez pas et lorsqu’elle survient dans une contrée où vous vous trouvez n’en sortez pas"
[ Rapporté par Al-Bukhârî].

 

D'après Ibn 'Abbâs :

« Omar bin Khattâb était parti pour les pays d'El cham. A l'endroit «Sir'» il rencontra les princes des armées Abu 'Ubaydata Bin Jarrâh et ses compagnons qui lui dirent que le pays attteint par une épidémie de peste.

Ibn' Abbâs dit : Alors 'Omar envoya consulter les premiers émigrés. Ils se sont mis en désaccord. Quelques uns dirent qu'il ne faut pas abandonner une affaire qu'ils ont déjà commencé.

D'autres dirent : Tu as beaucoup de gens avec toi ainsi que les compagnons du Messager nous ne trouvons pas valable les exposer au danger.

Alors 'Omar demanda l'avis des Ansars. Ils étaient tous du même avis. I

ls dirent : " Revenez et ne vous exposez pas au danger."

Omar appela alors les gens et leur dit : Demain matin nous retournons.

Ainsi fait, Abu 'Ubaydata lui dit : Tu t'enfuis du destin d'Allah? - Mais bien sûr, ô Abu 'Ubaydata, répondit 'Omar, du destin d'Allah vers le destin d'Allah.

Tu vois, si tu as un troupeau de chameaux qui descend une vallée à deux versants l'un fertile et l'autre non fertile. Si tu les mènes brouter le fertile ce sera par le destin d'Allah et si tu les mènes brouter le non fertile ce sera aussi par le destin d'Allah.

'Abdul-Rahmân bin 'Awf arriva alors, il était occupé par une affaire personnelle. II dit : "J'ai une connaissance à ce propos. j'ai entendu le Messager d'Allah dire :

Si vous entendez parler d'elle dans un pays n'y entrez pas, et si elle se propage au pays où vous êtes ne vous enfuyez pas. 'Omar alors loua Allah et quitta l'endroit.
[ Rapporté par Al-Bukhâry ]

 

 

 

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