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Les
caractéristiques du lavage

Pour
le lavage du mort, il faut baigner tout son
corps dans l'eau une seule fois et ce, même
s'il est en état d'impureté ou
si la femme a ses règles.
Il est recommandé de mettre le mort
sur un endroit élevé, de le dévêtir
( Chafi'y
trouve meilleur qu'on lave le mort
dans sa chemise si elle est très mince
et n'empêche pas l'eau d'arriver au corps,
parce que le prophète fut lavé
dans sa chemise. Mais ce qui est évident
c’est que ce fait était spécifique
au cas du prophète car il était usuel
et connu de dévêtir les morts en
couvrant leurs parties génitales) de
lui couvrir les parties génitales si
ce n'est pas un jeune enfant.
Personne ne se présente au lavage
sauf celui dont en a besoin, et le laveur doit
être digne de confiance et pieux pour
qu'il annonce le bien et cache le mal qu'il
voit. Chez Ibn Mâja : Le Messager de Dieu
a dit : «
Que vos
morts soient lavés par des gens de confiance
».
Il faut préciser le nom du mort en
ayant l'intention de le laver parce que c'est
lui qui est concerné par le lavage.
On commence à presser le ventre du
mort légèrement pour extraire
ce qui est dedans puis on élimine la
souillure de son corps en enroulant une serviette
autour de la main et on essuie les parties génitales
; cela parce qu'il est défendu de les
toucher.
Ensuite, on lui fait ses ablutions comme pour
la prière, suivant ce que le Messager
de Dieu a dit :
« Commencez par les parties droites
et les endroits des ablutions ». Ceci dans le but de renouveler les traces
de lueur qui vont briller le Jour de la Résurrection
à cause des ablutions répétées.
On le lave trois fois avec de l'eau et du
savon ou avec de l'eau pure, en commençant
par les parties droites. S'il apparaît
que ceci ne suffit pas, on le lave cinq fois
ou sept fois, car dans le livre « Sahih
» il est rapporté :
Le Messager de Dieu dit : «
lavez-le d'un nombre impair ... trois fois,
cinq fois, sept fois ou plus si cela vous parait
nécessaire ».
[
Ibn 'Abdul barr a dit : « Je ne
connais personne qui a dit de laver le mort
plus de sept fois. Ahmad et Ibn Mundhir ont
considéré cela haïssable.]
Ibn Mundhir
a dit : « Il a donné
la permission à condition de toujours
faire le witr (nombre impair).»
Si le mort est une femme, on lui dénoue
les cheveux, on les lave, puis on les tresse
à nouveau en arrière.
Dans le hadith d'Umm 'Atiya
il est dit : « On a fait des cheveux de la fille
du prophète trois tresses.
Je dis : " Vous les avez dénoués
et vous avez refait trois tresses ? " Elle dit
:
Oui ».
Chez Muslim : « On lui a fait des cheveux trois tresses
: sur les deux côtés et le front.
Dans le livre «
Sahih » d'Ibn Hibban : l'ordre de les tresser était du Messager
de Dieu : « Faites
de ses cheveux trois tresses ».
Après le lavage, on lui essuie le
corps par une serviette propre pour que son
linceul ne s'humidifie pas et on le parfume;
le Messager de Dieu a dit :
«
Quand vous encensez le mort faites-le
d'une façon impaire ». [ Rapporté
par Bayhaqi, Hakim et Ibn Hibbân qui l'ont
authentifié.]
'Abu Wâ'ïl
a dit : «
Ali
avait du musc, il a demandé
à en être embaumé et il
dit : c'est le parfum préféré
du Messager de Dieu ».
La plupart des Ulémas ont trouvé
haïssable de rogner les ongles du mort,
de couper une mèche de sa moustache,
de ses aisselles ou de son pubis. Ibn Hazm
l'a
considéré comme permis.
Ils se sont mis d'accord sur le fait que
si le mort fait sortir quelques souillures après
le lavage et avant l'ensevelissement, il faut
laver l'impureté.
Ils se sont mis en désaccord sur le
fait de devoir recommencer sa purification :
- Les hanafites les chafiïtes et les Malikites
trouvent que ce n'est pas nécessaire.
- D'autres ont dit : il faut répéter
les ablutions;
- Et d'autres encore
ont dit : Il faut
le relaver.
Et l'origine de la doctrine de la plupart
des savants en ce qui concerne le lavage est
ce que la «Jama'a» a rapporté
d'après Umm 'Atya :
« Quand sa fille est morte, le Messager
de Dieu entra nous dire
:
« Lavez-la trois fois, cinq fois ou plus
s'il est nécessaire avec de l'eau et
du lotus et que le dernier lavage soit avec
du camphre et quand vous terminez, appelez-moi
». Quand nous avons terminé, nous l'avons
appelé, alors il nous a donnée
une étoffe et dit : « Enveloppez-la ».
Les savants trouvent que la raison de l’utilisation
du camphre est qu'il est parfumé et que
c'est un moment où les anges se présentent.
Le camphre apaise le corps et s'y infiltre,
il chasse les vermines et empêche la décomposition
rapide. Au cas où on n’en dispose pas, on
utilise une autre matière qui a les mêmes
caractéristiques.
Les
ablutions par le sable au cas où il n’y
a pas d’eau
At-tayammoum

Au
cas où il n’y a pas d’eau, on fait au
mort les ablutions par le sable.
Allâh
a dit :

«
…et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez
à la terre pure… » [
Sourate 5 –
Verset 6 ]
Le
Messager de Dieu a dit
:
« Toute
la terre m’a été donnée comme mosquée et son sable un moyen de purification pour
ma nation et moi, tout homme de ma nation peut prier partout où l’heure de la
prière lui survient, il a le moyen de purification. »
[
Rapporté par Ahmad ]
Il
en est de même dans le cas où l'on
craint la détérioration du corps
si on le lave.
Également
dans le cas où la femme meurt parmi des
hommes étrangers ou l'homme parmi des
femmes étrangères.
Abu
Dâwûd
a rapporté dans son
livre «Marâsil» ainsi que
al-Bayhaqî
que le prophète (sur
lui la bénédiction et la paix
de Dieu) a dit :
«
Si une femme solitaire décède
parmi des hommes ou un homme solitaire décède
parmi des femmes, on leur fait les ablutions
par le sable et on les enterre. Le cas est considéré
comme celui où l'eau est inexistante
».
Un
proche avec qui le mariage est illicite (mahram)
fait les ablutions par le sable par ses propres
mains à la femme décédée.
S'il n'y a pas parmi eux un proche, un homme
étranger le fait à l'aide d'une
étoffe avec laquelle il entoure sa main
pour ne pas la toucher.
C'est
la doctrine de Abu Hanifa et Ahmad .
Chez
Mâlik et Châfi'y
: « S'il
y a parmi les hommes un proche mahram, il peut
la laver car elle est considérée
pour lui comme les autres hommes ».
L'
Imâm Malik
a entendu les savants dire : «
Si la femme qui décède n'a pas
avec elle d'autres femmes pour la laver ni des
hommes proches avec qui le mariage est illicite,
ni un mari, on lui fait les ablutions avec le
sable. On lui lave le visage et les mains grâce
à du sable propre ».
Il
a dit : « Si l'homme décède
parmi des femmes seulement, elles lui font les
ablutions avec le sable ».

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