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Question
:
Est-il préférable de prendre le repas de rupture du jeûne
à la mosquée en groupe ou de le faire à la maison avec son épouse enceinte qui a
de la peine à quitter son domicile ? Je me suis mariée depuis quelques mois et
c’est le premier Ramadan que je passe avec mon mari. Jusqu’ici, il n’a pas pris
le repas de rupture du jeûne avec moi une seule fois ; il préfère rompre son
jeûne à la mosquée et ne rentre qu’à 22 heures.
Ce comportement est-il correcte
islamiquement ? J’espère recevoir votre réponse. Je viens de me convertir à
l'Islam, contrairement à mon mari qui est musulman de naissance. Il prétend
appliquer les enseignements de l'Islam. Ce que je ne crois pas.
Louanges à Allah 
Réponse
: Nul doute que le bon traitement de l’épouse
implique que l’époux s’occupe des affaires religieuses et profanes de sa femme,
notamment ses obligations conjugales. Au centre de celles-ci figure la nécessité
de lui apprendre les affaires de sa religion et sa foi de la manière prescrite
par Allah .
Nul doute encore que l’affirmation de ton mari
selon laquelle son comportement traduit les enseignements de l’Islam est
inexacte et constitue une façon de parler d’Allah dans l’ignorance. En réalité,
le Prophète
s’occupait correctement des
besoins de sa famille tout en entretenant ses liens avec ses compagnons et en
prenant soin de leurs affaires et en veillant à satisfaire leurs besoins.
Al-Aswad affirme avoir interrogé Aïcha sur le comportement du Prophète
chez lui. Elle lui dit :
« Il s’occupait
des affaires de la famille c’est-à-dire qu’il se mettait au service des siens. A
l’arrivée de l’heure de la prière, il sortait pour aller prier. » [
Rapporté par
al-Boukhari n° 644].
Allah le Très Haut a dit :
{ Réservez leur (les épouses) un
bon traitement }
Ceci indique que le bon ménage est la règle fondamentale qui
régit la vie conjugale conformément à l’ordre d’Allah .
Il
est bien connu que le partage du repas de rupture du jeûne avec son épouse, ne
serait-ce que pendant certains jours, fait partie du bon traitement qui lui est
dû. Ceci est surtout vrai au début de la vie conjugale puisque la loi la veut
bien fondée. D’autant plus que l’épouse peut ressentir un certain isolement si
elle reste à l’écart de son mari.
En outre, rester auprès d’elle permet de lui
apprendre pratiquement les règles et recommandations relatives à la rupture du
jeûne.
Cela étant, nous recommandons à l’honorable époux de s’occuper
mieux de son couple et de veiller dûment aux affaires de sa famille ;
qu’il sache qu’agir ainsi est plus apte à lui attirer la récompense divine que
d’aller s’occuper des affaires des autres.
C’est dans ce sens que le Prophète dit : «L’aumône offerte à un pauvre
étranger compte une seule tandis que celle faite à un parent compte double parce
qu’elle est à la fois une aumône et un moyen de consolider le lieu de parenté»
[Rapporté par An-Nassaï, n° 2528 et déclaré authentique par al-Albani.]
Le Prophète a dit : « Commence ta
charité par ceux que tu as en charge » [
Rapporté par al-Boukhari n° 1360 et par
Mouslim n° 1034 ].
Ce qui vient d’être dite ne signifie pas que le mari a
l’obligation religieuse de prendre chaque jour le repas de rupture du jeûne avec
sa femme. Il n’y a cependant aucun doute que le fait de tenir compagnie à sa
femme et aux membres de sa famille et les aider en cas de besoin à traiter
certaines de leurs affaires fait partie du bon traitement recommandé.
Ceci
s’applique particulièrement au cas de l’auteur de la question qui est fatiguée à
cause de sa grossesse. Le bon traitement de l’épouse implique une attitude douce
envers elle qui pousse à bavarder avec elle pendant la nuit et à s'occuper
d’elle. L’attitude de certains hommes est contraire au bon traitement. En effet,
on les voit s’occuper du confort de leurs amis au moment où ils font peu de cas
des affaires des membres de leurs familles.
Nous demandons à Allah
d’améliorer les conditions de vie des musulmans. Allah le sait mieux.

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