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Ce
qui devrait être fait pendant ce mois de Ramadhan
5) Il faut se préparer
et préparer son environnement pour l’adoration d’Allah .
Les
pieux se hâtent
pour se repentir et se tourner vers Allah . Ils se réjouissent au début du
Ramadhan, jeûnant correctement, en ayant le bon état d’esprit et craignant
Allah en priant les tarawih. Ils ne se sentent pas fatigués.
Ils lisent le Coran en entier,
plusieurs fois, en s'impliquant émotionnellement. Ils essaient de donner du sens à ce qu’ils lisent dans le Saint
Coran.
La ‘umrah pendant le ramadhan est l’équivalent du hajj. Et la charité
que vous faîtes est multipliée pendant ce mois du ramadhan.
Il ne faut pas
hésiter à faire de bénédictions les uns aux autres pendant ce mois du jeûne. En
effet le Prophète a annoncé à ses compagnons
ce qui était bien de faire au
début du ramadhan et parmi ces activités. Le Messager d'Allah
nous dit :
« Voilà que
commence le mois du ramadhan qui est un mois béni. Allah a posé comme
obligation de jeûner le mois du Ramadhan. Pendant ce laps de temps, les portes
du Paradis sont ouvertes et celles de l’enfer sont fermées. De plus les démons
sont enchaînés. Il y un jour durant ce mois qui est l’équivalent d’un millier
de jours de jeûne et quiconque est privé de ce bienfait est vraiment
malheureux. » [
Hadith rapporté
dans al-Nisa’i, 4/129, Sahih al-Targhib, 1/490.]
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Quelques
règles du jeûne
[ revenir en haut ]
6) Il existe un
type de jeûne qui se fait pendant des jours consécutifs pour expier les péchés encourus
Quelqu'un qui
fait le voeu de jeûner doit le faire.
Il y a également
un autre type de jeûne qui ne se fait pas sous forme de jours consécutifs [comme
par exemple, le fait de rattraper des jours du mois du ramadhan].
7) Les jeûnes
volontaires peuvent compenser les manquements produits lors des jeûnes
obligatoires.
Nous
avons : al ‘achoura, ‘arafah, mais aussi le 13, 14, et
15ème jour dans le mois lunaire, les lundi et les jeudi, les six jours du
chawal et jeûner le plus possible pendant le mois du muharram et de cha’ban. [
Voir calendrier de prière afin de situer les
mois ]
8) Il ne faut pas
commencer à jeûner un vendredi [
Rapporté
par Al-Bukhari, fath al-Bahri, no.1985] ou jeûner
un samedi à moins qu’il ne s’agisse d’un jeûne obligatoire. [
Hadith rapporté
et classé comme hasan par al-Tirmidhi, 3/111.]
Il n’est pas permis de jeûner pendant toute une vie. Il est egalement
interdit de jeûner deux ou
trois jours à la suite sans s’arrêter
[ c'est à dire sans rompre le jeûne au maghreb
- coucher du soleil - ], comme il est
illcite de jeûner les deux jours de l'aïd.
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Comment
détermine-t-on le début de Ramadhan
[ revenir en haut ]
9) Le début du
ramadhan est confirmé par la nouvelle lune ou après la fin des trente jours de
cha’ban. Quiconque voit le croissant de la nouvelle lune ou si une personne de
source sûre est obligée de jeûner.
D’après le hadith du Prophète :
« Jeûne quand tu
la vois (la nouvelle lune) [...]»
Si un adulte sain
et digne de confiance, un bon musulman qui a une bonne vue dit qu’il a vu le
croissant de lune avec ses yeux, alors nous devons le croire sur parole et agir
en conséquence.
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Qui
doit jeûner
[ revenir en haut ]
10) Jeûner est
une obligation pour tous les adultes sains et sédentaires [ qui ne
passent pas leur temps à voyager ]. La musulmane qui
est capable de jeûner et celle qui n'a pas ses menstruations (hayd) ou des
saignements postnatals
On considère
qu’une personne a atteint l’âge adulte si ces trois conditions sont remplies :
Dans les cas des
femmes il y a une quatrième condition qui doit être remplie, il s’agit des
menstruations.
11) On doit
apprendre ( doucement ) aux enfants à jeûner dès l’âge de 7 ans. Les enfants seront récompensés pour avoir
jeûné et les parents seront récompensés pour avoir bien élevés ses enfants et
les avoir guidés vers le bien.
12) Si un
mécréant devient Musulman, ou qu'un enfant atteint la puberté, ou
qu'un handicapé mental recouvre toute sa raison pendant la journée, alors ils
doivent jeûner le reste de la journée, car ils comptent maintenant parmi les
personnes pour qui le jeûne est obligé. Toutefois, ils ne doivent pas rattraper
le reste des jours du mois de Ramadan pendant lesquels ils n'ont pas jeûner,
car ils n'étaient pas encore à cette période dans l'obligation de le faire.
13) Le malade
mental n'est pas responsable de ses actes (leurs actions ne sont pas
comptabilisés), mais si une personne perd la raison en certaines periodes et la
recouvre en d'autres périodes, il se doit de jeûner quand il est en possession
de sa raison, et il est excusé pendant ses périodes de maladie (perte de la
raison). S'il perd la raison pendant la journée, cela n'annule pas son jeûne -
exactement comme pour celui qui perd conscience durant sa maladie ou pour une
autre raison - car il avait l'intention de jeûner alors qu'il possédait encore
sa raison. (Majaalis Shahr Ramadaan par Ibn 'Uthaymeen, p.28). Les règles
concernant les cas similaires comme les épileptiques sont les mêmes.
14) Si une
personne meurt pendant Ramadan, elle n'a aucune "dette" envers le
reste des jours qu'elle n'a pas jeûné.
15) Si une
personne ne sait pas qu'il est obligatoire de jeûner Ramadan, ou qu'il
est interdit de manger ou d'avoir des rapports sexuels pendant la
journée de ce mois, alors la majorité des savants affirment que cette excuse
est acceptable, ainsi que l'est celle du nouveau converti à l'Islam, ou celle
du Musulman vivant dans Dâr-al-Harb (tout pays non musulman) et celle d'un
Musulman qui a été élevé parmi les kuffâr (mécréants). Mais une personne qui a
été élevée avec les Musulmans et qui a su poser les questions et trouver les
réponses n'a aucune excuse.
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Des
voyageurs
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16) Pour qu'un
voyageur puisse suspendre son jeûne, certaines conditions doivent être réunies.
Son voyage doit être long, ou bien considéré comme un véritable voyage (bien
qu'il y ait une différence d'opinion parmi les savants sur ce point), et la
destination doit dépasser la ville et les environs où il habite. (La majorité
des savants affirment qu'il ne peut suspendre son jeûne avant d'avoir franchi
les limites de la ville. Il disent qu'un voyage n'a pas réellement commencé
avant d'avoir franchi les limites de la ville et que la personne habite
effectivement la ville et y vive. Allah
dit dans le sens des versets :

{ Donc quiconque
d'entre vous est présent en ce mois, qu'il jeûne ! Et quiconque est malade ou
en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. } [
Sourate 2 - Verset 185 ]
Il n'est pas
considéré comme un voyageur tant qu'il n'a pas quitté la ville ; s'il est
encore dans la ville, il est compté comme étant "présent en ce mois",
il ne lui est donc également pas permis de raccourcir ses prières. Son voyage ne doit
pas non plus être effectué dans le but de pécher, selon la majorité des
savants, ou dans le but d'éviter l'obligation du jeûne.
17) Le voyageur
est autorisé à suspendre son jeûne, selon le consensus, qu'il soit capable de continuer son jeûne ou pas, et qu'il soit
difficile pour lui de jeûner ou non. Même si son voyage est facile, et qu'il a
un quelqu'un pour le servir, il lui est permis de suspendre son jeûne et de
raccourcir ses prières. [
Majmoo'
al-Fataawaa, 25/210 ]
18) Quiconque est déterminé à voyager pendant le
Ramadan ne doit pas avoir l'intention de suspendre son jeûne jusqu'à ce qu'il
soit véritablement en voyage, car quelque chose peut arriver qui retarde son
départ. [Tafseer al-Qurtubi, 2/278
]
Le voyageur ne
doit pas suspendre son jeûne jusqu'à ce qu'il ait dépassé les dernières
habitations de sa ville, il peut alors casser son jeûne.
De même, s'il est en
avion, une fois qu'il a décollé et dépassé les limites de la ville, le jeûne
peut être rompu. Si l'aéroport est à l'intérieur de la ville, ou y est attaché,
cette personne ne doit pas rompre son jeûne car elle est encore à l'intérieur
de sa propre ville.
19) Si le soleil se couche et que cette personne rompt son
jeûne à terre - et non en plein vol - puis que l'avion décolle et qu'elle voit à
nouveau le soleil, elle ne doit pas s'empêcher de manger car le jour de jeûne a
déjà été complété, et qu'il n'y a pas de moyen de répéter un acte d'adoration
une fois qu'il est terminé.
20) Quiconque
voyage vers un lieu et a l'intention d'y résider plus de quatre jours, doit
jeûner cette période, selon la majorité des savants. Donc, si une personne
voyage pour étudier à l'étranger pendant quelques mois ou quelques années,
alors d'après l'avis de la majorité des savants - y compris les quatre imâms -
cette personne est considérée comme résidente à l'étranger et doit donc jeûner
et prier ses prières normalement. Si un voyageur passe par une ville autre que
la sienne, il ne doit pas jeûner, sauf si son séjour dépasse les quatre jours,
auquel cas il doit jeûner, car son cas s'apparente à celui des habitants de la
ville. [ Voir Fataawa ad-Da'wah par Ibn Baaz, 977
]
21) Quiconque
commence à jeûner pendant qu'il "réside" dans une ville, puis débute
un voyage en pleine journée est autorisé à rompre son jeûne, car Allah a rendu
le long déplacement une excuse légitime pour ne pas jeûner. Allah dit (dans le
sens des versets) :

{ Et quiconque
est malade ou en voyage, alors qu'il jeûne un nombre égal d'autres jours. [...]
} [Sourate 2
- Verset 185]
22) Une personne
qui a l'habitude de voyager est autorisée à ne pas jeûner si elle a un foyer où
séjourner, tel les commis qui travaillent pour servir les intérêts des
Musulmans (et aussi les chauffeurs de taxi, les pilotes et employés des
transports aériens, même si leur trajet est quotidien, bien qu'ils doivent
rattraper ces jours plus tard). La même règle s'applique aux marins qui ont un
foyer sur terre ; mais si un marin embarque avec sa femme et tous ses biens
avec lui sur le bateau, et qu'il est constamment en voyage, alors il n'est pas
autorisé à rompre son jeûne ou à raccourcir ses prières. Si les bédouins
nomades font le trajet entre leur foyer d'hiver et celui d'été (et vice-versa),
ils sont autorisés à raccourcir leurs prières et rompre le jeûne. Mais une fois
dans l'un des deux foyers, ils ne doivent plus rompre leur jeûne ou raccourcir
leurs prières. [
Voir
Majmoo' Fataawa Ibn Taymiyah, 25/21 ].
23) Si un voyageur arrive durant la journée, il
existe une divergence connue entre les savants pour déterminer s'il doit
arrêter de boire et manger. [ Majmoo'
al-Fataawa, 25/212 ]. Par
principe de précaution, il devrait arrêter de boire et manger, respectant alors
le mois [du Ramadan], mais il lui reste tout de même à rattraper ce jour plus
tard, qu'il ait ou non arrêté de boire et manger à son arrivée.
24) S'il commence
Ramadan dans une ville, puis voyage à une autre ville où les habitants ont
commencé avant ou après lui, alors il doit suivre ces habitants là où il est
arrivé. Il doit donc terminer le Ramadan uniquement quand ils le terminent,
même si cela signifie jeûner plus de trente jours, car le Prophète
a dit :
"Jeûnez
quand tout le monde jeûne et rompez votre jeûne quand tout le monde rompt le
jeûne."
Si cela porte le
jeûne à moins de vingt neuf jours, il doit alors le rattraper après le Eid, car
le mois du calendrier lunaire ne peut comporter moins de vingt neuf
jours. [
Tiré des Fataawa al-Shaykh 'Abd al-'Azeez ibn Baaz : Fataawa al-Siyaam,
Daar al-Watan, pp. 15-16 ]
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Des
Malades
[ revenir en haut ]
25) Quand les
gens sont malades si bien qu’ils ne sentent pas du tout bien, la personne est
autorisée à ne pas jeûner. Voici la preuve :
{ [...] Quiconque
est malade doit rattrapé le même nombre de jours en dehors du
mois du ramadhan [...] } [Sourate 2
- Verset 185 ]
Mais si la
personne a un petite maladie comme un mal de tête ou de la toux, il n’y a donc
pas de raison à ce qu’il ne fasse pas le jeûne.
Si il
y a une
prescription médicale ou que nous sommes sûr que nous allons être malade on ne jeûne pas car
en le faisant notre état physique va empirer, il est donc permis de
rompre le jeûne. Il est même fortement déconseillé de le faire dans
ces cas-là. Si quelqu’un qui est malade décide de ne pas faire le ramadhan, il
ne doit pas le faire le lendemain matin sous prétexte qu’il se sente bien car
ce qui compte, c’est le moment de l'intention.
26) S’il sait que
jeûner va le rendre inconscient, il vaut mieux qu’il ne jeûne pas.
[Al-Fatawa,
25/217]
Si quelqu’un perd
conscience durant la journée et retrouve ses esprits plus tard avant le maghreb
ou même après, son jeûne est encore valide tant qu’il avait jeûné le matin. Par
contre s’il avait perdu conscience depuis le fajr jusqu’au maghreb, alors,
d’après un grand nombre de savants, le jeûne n’est plus valide. Par conséquent,
il doit rattraper le jeûne peu importe combien de temps il a été inconscient. [Al-Mughni ma’a charh al-Kabir, 1/412 ; 3/32 ;
al-Mawsou’ah al-Fiquihah al-Kuwaytiyah, 5/268.]
D’après la majorité de savants, quelqu’un qui est
inconscient pendant trois jours ou moins pour avoir pris des somnifères ou qui
a été anesthésié pour une raison quelconque, il doit rattraper le jeûne car on
le considère comme quelqu’un qui a dormit.
27) Si quelqu’un
a vraiment très soif ou très faim et qu’il sent qu’il va en mourir ou qu’il est
fort possible qu’il perde ses facultés, il doit rompre le jeûne et le rattraper
plus tard car préserver sa vie est une obligation en Islam. Mais il est évident
qu’on ne peut rompre le jeûne si on endure une épreuve qu’on peut tant bien que
mal supporter ou qu’on a seulement peur d’être malade ou encore qu’on imagine
d’être atteint d’une supposée maladie.
Les gens dont le travail sollicite
l’endurance physique ne doivent pas rompre le jeûne et ils doivent, avant tout,
avoir l’intention dans la nuit de jeûner le jour suivant. S'ils ne peuvent pas
s’arrêter de travailler et s'ils ont peur qu’un mal les incombe, dans la
journée où ils sont confrontés à des épreuves extrêmes qui les poussent à
rompre leur jeûne, ils devront rattraper.
Les
personnes qui travaillent dans des travaux qui demandent de la force physique
comme dans la fournaise et la fonte de métaux, devraient essayer de faire leurs
heures de travail la nuit ou de faire en sorte de prendre leurs congés pendant
le ramadhan ou encore prendre de congés même s’ils ne sont pas payés. Si toutes
ces situations ne peuvent être réalisées, alors ils doivent changer de travail
dans lequel ils pourront combiner et leurs aspirations religieuse et leur
travail.
« Et quiconque
aime Allah en accomplissant son devoir envers Lui, Il lui fera un chemin qui
lui permettra de s’en sortir [des difficultés] . Et Il lui fournira des aides
qu’il ne pourra même pas s’imaginer. » [
Fatawa al-Lajnah al-Da’inah, 10/233,235.
]
Les examens de étudiants ne constituent pas des
excuses pour rompre le jeûne. Et il n’est pas permis de le faire même pour
obéir à ses parents. En effet on ne peut se soumettre à aucun individu si ce
n’est à son Créateur. [
Fatawa al-Lajnah
al-Da-imah, 10/241.]
28) Les personnes
âgées qui pensent retrouver leur santé doivent attendre jusqu'à que cela soit
le cas. C’est alors qu'elles pourront rattraper les jours de jeûne qu’ils n’ont
pas fait pendant le mois du ramadhan. Elles ne peuvent pas se contenter de
donner seulement à manger aux pauvres. Les personnes qui souffrent de maladies
chroniques et qui ne peuvent aller mieux ainsi que les personnes âgées qui ne peuvent
vraiment pas jeûner doivent nourrir un pauvre avec la moitié d’un sa’ de nourriture
de subsistance pour chaque jour qu’il n’a pas fait. [
Les avis des savants diffèrent sur la quantité à donner : la moitié d'un saa'
- environ 1,5 kg - de la nourriture la plus répandue dans le pays pour certains,
un moud - environ 500 g - pour d'autres]. Il doit donner de la
nourriture et non de l’argent comme il l’est dit dans le verset. [ Fatawa al-Lajnah al-Dawi’ah, 10/198.]
Mais il peut aussi distribuer de l’argent à une
personne digne de confiance ou une organisation charitable pour qu’ils puissent
acheter de la nourriture et la distribuer aux pauvres en son nom. Si quelqu’un
réalise qu’il es atteint d’une maladie chronique et qu’il attend toujours
d’aller mieux un jour pour pouvoir rattraper ses jours de jeûne, il doit en
attendant nourrir un pauvre tous les jours où il ne jeûne pas. [
D’après la fatawa
du cheikh Ibn Uthmayin.]
Si une personne
est malade et espère aller mieux vient à décéder alors il n'aura aucune dette à
payer ni lui, ni ses héritiers. Si une personne est atteint d’une maladie
chronique alors qu'il ne jeûne pas mais qu'il donne à manger aux pauvres à la place.
Cela dit, même s’il y a des progrès dans la recherche scientifique et qu’on
trouve un remède à la maladie de celui qui est invalide, celui-ci n’aura pas
besoin de rattraper les jours de jeûne dans la mesure où seuls les moments
présents comptent. [
Fatawa al-Lajnah al-Da’iwah, 10/195.]
29) Si une personne malade est capable de rattraper
ses jours de jeûne mais ne peut pas mener cette tâche à terme car elle a été
surprise par la mort, alors on doit prélever de l’argent de son compte pour
nourrir un pauvre chaque jour qu’il a manqué. Si un membre de sa famille veut
faire les jours de jeune à sa place alors c’est possible car il a été rapporté
dans sahihayn que le Prophète
a dit :
« Quiconque meurt
avant d’avoir rattrapé ses jours de jeûne alors un membre de sa famille peut le
faire à sa place. » [
D’après la fatawa
al-Lajnah al-Da’ilah, le volume à propos de la da’wah, 806.]
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Des
personnes agées
[ revenir en haut ]
30) Les personnes
âgées qui sont de plus en plus fatiguées et qui sont trop faibles pour faire le
ramadhan ne sont pas tenus de jeûner.
{
[...] En ce qui
concerne ceux qui ne peuvent pas faire le ramadhan ou du moins qui le font avec
beaucoup de difficulté ils peuvent soit donner à manger aux pauvres et ce
chaque jour. [...] } [Sourate 2
- Verset 184]
Ceux qui sont
tenus séniles et confus dans leur tête ne sont pas obligés de jeûner et leur
famille n’est pas non plus tenu de le faire pour eux car cette catégorie de gens
ne sont plus considérés comme responsables. Si tantôt ils sont sains d’esprit
et tantôt ils ne le sont pas, il vaut mieux qu’ils le fassent quand ils sont
dans leur état normal et qu’ils ne fassent pas quand leur esprit et confus.
31) Les personnes
qui se battent contre l’ennemi ou qui sont assiégées par l’agresseur, alors il
a le droit de rompre le jeûne même s’ils ne voyage pas . S’ils ont besoin de
rompre le jeûne avant de se battre, alors ils le font.
D’après un hadith, le
Prophète
dit un jour à ses Compagnons :
« Au petit matin
vous allez devoir combattre l’agresseur, et jeûner va vous affaiblir, lors
rompez le jeûne ». [
Hadith rapporté
par Muslim, 1120 ; ‘Abd al-Baqi ]
Les savants de
Damas firent des fatwas du même genre quand leur ville a été attaquée par les
tatares.
32) Si quelqu’un
est déclaré officiellement malade et donc incapable de faire le ramadhan, alors
il ne doit pas éprouver de la honte ou quoi que ce soit d’autre en mangeant et
boire sans se cacher de personne. Mais si les raisons pour lesquelles il ou
elle ne le fait pas sont d’ordre privées, alors il vaut lieux se nourrir en
douce pour éviter de se faire faussement accusée.
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De
l'intention dans le jeûne [ revenir en haut ]
33) La foi est
une condition du jeûne obligatoire (fard) dans le cas où l'on doit rattraper
des jours, ou à titre expiatoire (kafarah) car le Prophète
nous dit :
"Il n’y a pas de
jeûne pour celui ou celle qui n’avait pas l’intention de jeûner la nuit
d’avant." [
Hadith rapporté
par Abu Dawoud, no.2454.]
On peut en avoir
l’intention à n'importe quel moment de la nuit même s'il se peut que cela se
produise tout juste avant le fajr. L’intention est
le fait du coeur qui est décidé à faire quelque chose. Le dire à haute voix est
une innovation répréhensible.
Quand on sait le
jour suivant est un jour du ramadhan, on se donne l’intention de le faire. [
Majmou’ al-fatawa
cheikh Ibn taymiya, 25/215.]
Si quelqu’un à
l’intention de rompre le jeûne mais ne le fait pas, alors son jour de jeûne
n’en est pas affecté : il est comme une personne qui a l’intention de parler
durant sa prière mais le fait pas. Certains de ces savants pensent qu'on n’a
plus de jeûne quand on n’a plus l’intention de le faire. Alors pour être sûr,
il faut rattraper ce jour de jeûne.
Quelqu’un qui
fait le jeûne pendant le mois du ramadhan n’a pas besoin de répéter son
intention de le faire chaque soir. Il suffit d’en avoir l’intention à chaque
début du ramadhan. Si le jeûne pendant le mois du ramadhan a été interrompu par
une maladie ou par un voyage, alors il faut renouveler l’intention de le faire.
34) Avoir
l’intention de jeûner la nuit d’avant n’est pas un critère pour les jours de
jeûne qu’on fait de manière surrégatoire (le nafl) car le hadith rapporté par
‘Aicha
nous révèle :
« Le Messager
d’Allah entra chez moi et me demanda si j’avais à manger. Je lui répondis que
non alors il décida qu’il allait jeûnait. » [
Hadith rapporté
par Muslim, 2/809, ‘Abd al-Baqui.]
Mais dans le cas
de jeûnes surrégatoires tels que ‘Achoura’ ou ‘Arafah, il vaut mieux se
prémunir et avoir l’intention de jeûner la nuit d’avant.
35) Si quelqu’un
jeûne pour rattraper des jours de jeûne obligatoire, ou pour accomplir un voeu,
ou encore pour s'expier de ses erreurs, alors il ne doit pas rompre le jeûne à
moins qu’il n’aie d’excuse valable.
Quand il s’agit
du jeûne surérogatoire, on a le choix soit de continuer à jeûner, soit de
rompre son jour de jeûne même si on n’a pas d’excuse valable :
« Quelqu’un qui
fait du surérogatoire, a le choix d’achever ou de rompre son jeûne, même s’il n’a aucune
raison de le faire. »
[
Hadith rapporté
par Ahmad, 6/342.]
Le Prophète
se
leva en jeûnant et finit par manger. Rapporté dans
Sahih Muslim, dans l’épisode de 'al-hais (un type de nourriture) où on offrit
à manger au Prophète
quand il était chez ‘Aicha
, no.1154, ‘Abd al-Baqui
Mais est-ce que
la personne sera récompensée même si elle a l’intention de rompre le jeûne ?
Beaucoup de savants
disent qu'elle ne sera pas récompensé. Il vaut mieux donc le terminer à moins
qu’on ait un excuse valable pour le rompre.
36) Quand une
personne n’apprend qu’après l’aube que le ramadhan a commencé, alors il doit se
mettre à jeûner et rattraper ce jour de jeûne plus tard. Le Prophète
a dit :
« Un jour de
jeûne ne sera pris en compte que si on avait l’intention de le faire. »
37) Si un
prisonnier sait que le ramadhan a commencé soit en scrutant soi-même la lune ou
soit par une personne digne de confiance, il doit jeûner. S’il n’a aucune
manière de savoir que le mois du ramadhan a commencé, il doit essayer de le
déterminer de lui-même (ijtihad) et agir en conséquence de ses estimations
mentales. S’il s’avère que ses estimations étaient bonnes, tout va bien selon
la majorité des savants. S’il s’avère qu’il a jeûné après que le ramadhan est
commencé, c’est tout de même bon.
Par contre s’il avait jeûné avant que le
ramadhan commence, il doit rattrapé les jours de jeûne. S’il n’arrive pas à
savoir si ses estimations étaient bonnes alors il ne peut que s ‘en tenir à son
jeûne.
Allah
ne blâme pas quelqu’un qui n’a pas la possibilité d’en faire plus
qu’il ne peut déjà. [
Al-Mansou’a al-Fiquiyah ; 28/84.]
Cheikh
Mouhammed Saleh el Mounajeed
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