La plaisanterie

 

L'excès de plaisanterie est une chose blâmable, car il fait hériter à la longue des attitudes badines, un esprit léger, de la haine dans certains cas, et il fait disparaître entre les croyants le respect. Mais il n'est pas pour autant interdit, ni même déconseiller de plaisanter, car le Prophète - sur Lui la Grâce et la Paix -  a dit de lui-même :

« Je plaisante, mais je ne dis que la vérité »

 

En effet il nous est parvenu plusieurs histoires où le Prophèteplaisantait avec les croyants :  

Une fois une vieille femme a rendu visite au Prophète qui, au cours de la discussion, lui dit :  «Aucune vieille n'entre au paradis ». Et la vieille se mit à pleurer, mais le Prophète lui ajouta :  « Mais tu ne seras pas vieille ce jour là (quand tu rentreras au paradis), puis il récita ce verset :

{ C'est Nous qui les avons créées à la perfection et nous les avons faites vierges. }  [Sourate 56 - Versets 35 -36 ]

Une autre fois, pendant une tournée une dame est venue vers le Prophète et lui dit  :

« Ô Envoyé d'Allah ! Fais-moi monter sur un chameau » et le Prophète lui dit : « Mais nous allons te faire monter sur le fils d'un chameau » et la dame lui répondit « je n'en ai rien à faire du fils d'un chameau, il ne peut pas me porter » et le Prophète rajouta alors :  « Tout chameau est un fils de chameau ».  

 

On rapporte d'après Aïcha - qu'Allah soit satisfait d'elle - : Au cours d'une sortie avec le Prophète il lui a proposé de faire une course. Ils coururent et le Prophète a gagné la course. Il a dit à Aïcha  :  « Celle-ci pour celle-là ».

Faisant allusion, disait Aïcha au jour où elle était enfant, son père l'avait envoyée avec quelque chose dans la main le Prophètelui dit alors donne-moi ce que tu as ; n'ayant pas voulu le lui donner, il courut derrière elle sans pouvoir la rattraper.

D'après Abu salama  le Prophète sortait sa langue pour son petit-fils al Hassan fils de Ali et celui-ci s'en étonnait.

On rapporte que No'man al ansari était un homme qui aimait plaisanter, à chaque fois qu'il rentrait à Médine, il achetait quelque chose qu'il offrait au Prophète et quand le commerçant vient demander le prix de la marchandise à No'ma, celui-ci le ramenait chez le Prophète et lui disait

« Ô Envoyé d'Allah ! Paye-lui le prix de sa marchandise !»
Le Prophète 
lui disait : « Ne me l'a tu pas offert »,  
Et No'man lui répondait : « Ô Envoyé d'Allah ! Je n'avais pas de quoi payer et j'ai aimé tant que vous le mangiez ... »
Et le Prophète
souriait et ordonnait qu'on paye le marchand.

 

Ainsi ce genre de bonne humeur et de plaisanterie est admise, mais sans excès ni dans la durée ni dans l'intensité.

 

On peut donc plaisanter à condition de dire la vérité, sans offenser les coeurs des interlocuteurs et sans excès. Car il y a des petits péchés qui deviennent des péchés majeurs à force de les répéter, comme il y a également des choses licites qui deviennent des pêchés mineurs à force de s'y adonner fréquemment.

 

Et Allah est le plus Savant

 

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