Il y a aujourd’hui une réalité dont on ose peu parler.
Certaines personnes n’arrivent plus à vivre les opportunités spirituelles avec sérénité, tant la crainte de ne pas faire assez finit par les submerger.
À force d’entendre « c’est une occasion à ne pas rater » ou « c’est maintenant ou jamais », certains finissent par se sentir prisonniers d’injonctions au lieu d’y voir de simples motivations.
De nombreux musulmans s’imposent une pratique d’une exigence démesurée et se retrouvent découragés avant même d’avoir commencé.
Ils voient défiler les programmes, les pratiques et les objectifs du bon croyant qui semble tout réussir spirituellement, alors c’est tout naturellement qu’ils culpabilisent, s’angoissent et se paralysent.
C’est un phénomène profondément humain, mais l’âme ne peut s’élever de manière apaisée dans l’angoisse et la pression imposées.
Beaucoup pensent que la foi est une affaire de rendement, oubliant que la constance et la sincérité demeurent le plus important.
Une prière accomplie avec sérénité, une lecture de Coran méditée, un moment de dhikr apaisé, une main tendue avec sincérité, un sourire empreint de bonté, une invocation murmurée avec humilité, une aumône offerte avec générosité.
Les âmes ne s’élèvent pas toujours dans les grandes démonstrations, mais dans la répétition sincère et discrète de petites actions.
Certains cœurs ont besoin d’être secoués, d’autres ont besoin d’être apaisés et rassurés.
Alors à ces âmes tourmentées, faites simplement du mieux que vous pouvez et profitez de ces jours sacrés pour vous élever dans la paix et la sérénité.

