Au feu !

Si notre immeuble prend feu, le premier réflexe naturel serait de crier au feu pour alerter nos proches et le voisinage.

Notre souci ultime serait de se sauver du danger et que personne ne soit touché par les flammes et les fumées.

Si quelqu’un nous parle des belles décorations des appartements et de leur agréable agencement, certes, cela serait sans doute plaisant à entendre, mais est-ce le moment de parler de ça ?

Évidemment non.

Ce que je veux dire, c’est qu’il y a (اللَهُمَّ بَارِك) énormément de bien et de belles personnes dans notre communauté.

Nous avons une belle jeunesse qui tente chaque jour de lutter contre les préjugés et les difficultés.

Nous avons également de valeureux anciens qui ont lutté du mieux qu’ils ont pu pour faire émerger salles de prières et mosquées.

Malgré tous ces bienfaits, nous sommes à une époque très difficile où le blâmable a pris le dessus sur notre communauté.

Dans le monde réel ou virtuel les valeurs se sont terriblement inversées. Sur les réseaux les péchés se sont banalisés au point d’être enviés et honorés.

Beaucoup ont même eu l’inconscience de jeter en pâtures enfants et parents à ces calamités.

Notre Oumma prend feu et quand quelqu’un crie au feu, pour préserver un plus grand nombre du danger, il reçoit moqueries, ignorance et s’entend dire : balaie devant ta porte avant de venir nous parler.

Ce n’est pas vainement que notre Seigneur a fait de la prescription du bien et la proscription du mal un devoir et/ou une obligation.

Lorsque le blâmable et le péché consument l’âme et le coeur du serviteur, tel un incendie qui consume toutes nos valeurs, ne serait-ce pas une pure folie que d’ignorer le terrible danger ?

Si on ne cherche pas à éviter ou se protéger des incendies qui ne cessent de prendre partout autour de nous, beaucoup de vies seront perdues y compris la vie de celles et ceux qui criaient au feu, car à les ignorer, les flammes ne pourront plus être maîtrisées et finiront bon gré, mal gré, par tout emporter.

À nous TOUS de prendre conscience du danger et honorer nos responsabilités avant que la situation ne devienne désespérée.

N'hésitez pas à partager à votre entourage :