La femme avant l’islam

L’Islam a consacré à la femme une place honorable en lui accordant des droits qu’elle n’avait pas durant la période préislamique et en lui assignant le rôle d’éducatrice des générations.

Son rôle dans la société est d’une importance majeure.

Il lui incombe l’immense honneur et devoir d’éduquer les enfants qui seront les éléments constitutifs de la société de demain.

Le Coran a mis à l’honneur la femme en lui consacrant une sourate entière du Coran qui se nomme « Les femmes » .

La valeur de la femme chez les arabes en période préislamique

1/  La femme n’avait pas droit à l’héritage. Les arabes disaient :  « Ne nous hérite que celui qui porte l’épée et protège son clan »

2/ La femme n’avait aucun droit sur son mari, elle était très mal considérée. Si une femme perdait son époux, elle pouvait être récupérée par le fils ou le frère du défunt au même titre qu’un héritage. Il pouvait la garder jusqu’à ce qu’elle se rachète en lui cédant sa dot.

3/ La période de viduité (al ‘idda ) durait une année entière. Le deuil que portait la veuve pour son mari était éprouvant et humiliant. Elle portait ses plus mauvais vêtements, se confinait dans la plus mauvaise chambre, renonçait à tout ce qui pouvait l’embellir. Elle devait éviter de se laver.

Son corps ne touchait pas l’eau, elle ne taillait pas ses ongles et ne coupait pas un poil de son corps. Elle se cachait du regard des gens lorsqu’ils étaient en groupe, et au bout d’une année (de deuil). Elle sortait avec un visage très marqué et une odeur nauséabonde.

4/ Avant l’arrivée de l’Islam, il y avait différentes formes de mariage non-valides (zawaj fassid) chez les arabes :

a) Une forme dans laquelle, un groupe de moins de dix personnes entrait chez une femme et celle-ci avait un rapport sexuel avec chaque homme. En cas de conception d’un enfant, la femme désignait l’homme à qui elle attribuait la paternité.

b) Une forme connu sous le nom de  mariage pour améliorer la lignée». L’homme cédait sa femme à un homme courageux et de haut rang dans le but d’engendrer un enfant possédant les mêmes caractéristiques que lui.

c) Une forme connue sous le nom de «mariage temporaire». Le mariage temporaire consiste à épouser une femme pour un délai déterminé.

d) Une forme connu sous le nom de «mariage par compensation». Il consiste à ce que l’homme donne en mariage une femme : soit sa fille, sa sœur ou toute autre femme qui est sous sa tutelle à un tiers à condition que ce dernier lui donne en mariage une femme sans la dot, car l’échange prend la place de la dot.

Les deux derniers mariages se fondent sur la règle selon laquelle la femme est propriété de l’homme tout comme son argent et son bétail.

L’Islam a honoré le mariage tout en mettant fin aux traditions qui privent les femmes de leurs droits, comme le fait de les contraindre à se marier avec qui on veut, les empêcher de renouer avec leurs époux (après une séparation), reprendre injustement leur dot, etc.

L’Emir des croyants ‘Omar Ibn Al Khattab disait : « Pendant la Jahiliyya, nous ne donnions aucune valeur à la femme, lorsque l’Islam est venu et qu’Allah a parlé d’elles, nous avons compris qu’elles ont des droits sur nous. » 

L’enterrement des filles vivantes

Les arabes de l’époque préislamique haïssaient les filles, ils les enterraient vivantes par crainte du déshonneur. L’Islam a désapprouvé cette pratique.

Allah dit à ce sujet sourate 16, versets 58-59 :

وَإِذَا بُشِّرَ أَحَدُهُم بِٱلْأُنثَىٰ ظَلَّ وَجْهُهُۥ مُسْوَدًّۭا وَهُوَ كَظِيمٌۭ يَتَوَٰرَىٰ مِنَ ٱلْقَوْمِ مِن سُوٓءِ مَا بُشِّرَ بِهِۦٓ ۚ أَيُمْسِكُهُۥ عَلَىٰ هُونٍ أَمْ يَدُسُّهُۥ فِى ٱلتُّرَابِ ۗ أَلَا سَآءَ مَا يَحْكُمُونَ

« Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]. Il se cache des gens à cause du malheur qu’on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l’enfouira-t-il dans la terre? Combien est mauvais leur jugement ! »

Allah les a blâmé sourate 81 verset 8/9 :

وَإِذَا ٱلْمَوْءُۥدَةُ سُئِلَتْ بِأَىِّ ذَنۢبٍۢ قُتِلَتْ

« Et qu’on demandera à la fille enterrée vivante, pour quel péché elle a été tuée. »

Même si avec l’évolution de notre époque, l’islam est considéré comme une religion qui ne donne pas de droits à la femme, nous pouvons constater de quelle manière elle était traité et à quel point elle fut honorée après la révélation.

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